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Le ver est dans le fruit
Nindorera Anselme
MEO
18,00 €
Épuisé
EAN :9782871680833
Le ver est dans le fruit se déroule avant et durant le second conflit mondial. Le Burundi est soumis aux réquisitions de bétail opérées par la tutelle coloniale belge, qui ravive des césures antérieures au sein de la collectivité. Le roman relate la vie quotidienne de personnes ordinaires dans les collines pastorales, à l'écart des centres urbains issus de la colonisation. Ceux-ci, présents mais situés à distance du coeur de l'action, forment les espaces majeurs et symboliques de la christianisation, cet effet important de la défaite du Mwami Mwezi Gisabo et du silence supposé d'Imana. Dans le récit, elle est rendue palpable à travers tel ou tel couple, tel ou tel comportement lié au précepte d'amour du prochain qui heurte des réflexes ancestraux et ataviques, entraînant par exemple des problèmes de conscience face aux nécessit és de la vengeance traditionnelle. Coédition avec les Archives & Musées de la Littérature
Premier tome du diptyque romanesque d'Anselme Nindorera, publié à Bujumbura en 1993 peu de temps avant la disparition de l'écrivain, Les Tourments d'un roi s'attache à la figure du dernier Mwami du Burundi ayant régné avant la colonisation allemande. Le souverain, qui avait repoussé avec succès les tentatives arabes de conquête, dut céder devant le puisant armement du iie Reich, piégé de plus par la trahison des princes félons Maconco et Kirima. Malgré la déstabilisation de l'unité nationale et la disproportion des forces, Mwezi Gisabo opposa au futur colonisateur une résistance telle qu'elle suscita le respect de l'envahisseur. Celui-ci laissa au monarque vaincu quelques marges, dont le choix, via les Pères blancs d'Afrique, du français comme langue d'enseignement de la culture nouvelle. Précis, rythmé, souvent haut en couleur, le récit de Nindorera expose les mille et une difficultés du règne de ce valeureux roi borgne qui ne put trouver, dans les ingrédients majeurs de sa culture, les moyens de s'opposer au triomphe de la technique. Coédition avec les Archives & Musées de la Littérature
En août 1914, les étudiants, le personnel universitaire et les anciens étudiants furent mobilisés. L'université catholique fut détruite lors du sac de Louvain. Les autres universités (Liège, Gand et Bruxelles) décidèrent de fermer leurs portes et refusèrent de rouvrir jusqu'à la fin du conflit. Les médecins et étudiants en médecine, par leur compétence professionnelle, eurent un rôle particulier à jouer au service des soins, tout autant des militaires blessés par les obus et la mitraille, intoxiqués par les gaz de combat ou rongés par la boue des tranchées et les épidémies, que des populations civiles victimes des bombardements, des exactions de l'occupant, du rationnement et de la malnutrition. A l'occasion du 100e anniversaire de ce qui fut le grand massacre à l'échelon mondial de l'histoire de l'humanité, sous les auspices du Musée de la Médecine de l'U. L. B. , quelques volontaires, emmenés par Raymond Mayer, ont voulu évoquer divers aspects de ce que fut la contribution de la Faculté de Médecine de l'U. L. B. à la médecine de la Grande Guerre. On y verra, à côté des actes de bravoure, que quelques fortes personnalités ont su préserver l'esprit universitaire en associant à leur pratique clinique l'enseignement et la recherche et en réfléchissant à ce que devrait être l'enseignement de la médecine à l'issue de la guerre.
Aux obsèques de Mia, Jean disjoncte et révèle à l'assistance médusée sa liaison avec la "parfaite épouse, mère de famille et enseignante" que l'on enterre, déclenchant une échauffourée dans une église qui n'en demandait pas tant. Relâché après une brève garde à vue, il revit leur amour nomade dans des chambres d'hôtels, chacune représentant un nouveau commencement et une ode à la vie, après avoir longtemps végété comme ami de la famille entre la femme qu'il aimait en silence, le mari obnubilé par son musée des deux guerres, deux ados révoltés contre la discipline à l'ancienne imposée par leur père, sans oublier sa propre mère mêle-tout et quelques figurants peu banals. La vie, toutefois, ne s'arrête pas avec la disparition d'une femme follement aimée… Un roman qui louvoie en permanence entre tension dramatique, non-conformisme social et humour aux confins du non-sense.
En 1966, un Boeing de la Sabena en provenance de Bujumbura débarque à l'aéroport de Bruxelles une fillette de six ans, tenant à la main une petite valise brune, que réceptionne un "Monseigneur". Celui-ci emmène l'enfant, "candidate" à l'adoption. Soulever le rideau, ouvrir le cadenas de la petite valise brune, c'est parcourir un trajet singulier imbriquée dans une histoire collective longtemps remisée au placard, un secret d'Etat et d'Eglise : l'arrachement forcé des métis, ces enfants de la honte nés sous la colonisation belge à l'heure des indépendances. Tout au long du récit, la part cachée de la narratrice interpelle sa part "licite" dans l'espoir qu'un jour les deux se rejoignent. Le lecteur suit la lente métamorphose de l'enfant et l'amputation de sa mémoire jusqu'à ce que son combat farouche contre l'oubli, ses efforts pour "recoller" ses moitiés éclatées débouchent sur la découverte de son étonnante identité. Une autofiction émouvante et lucide, qui nous montre à quel point une institution religieuse peut se placer au-dessus des lois et faire souffrir au nom d'une pseudo-morale dévoyée.