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Evêques entre Bourgogne et Provence. La province ecclésiastique de Vienne au haut Moyen Age (Ve-XIe
Nimmegeers Nathanaël ; Dubreucq Alain
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753528840
Au cours du haut Moyen Age, le rayonnement de Vienne s'exerce bien au-delà de la moyenne vallée du Rhône. Capitale de la province administrative de Viennoise puis d'une province ecclésiastique qui porte son nom, la ville occupe une position stratégique au contact de la Bourgogne et de la Provence. Forts de celle situation exceptionnelle, ses métropolitains puis ses archevêques déploient leur influence des portes de Lyon au sud de Valence et du Vivarais aux crêtes alpines. Parmi eux se détachent de grandes figures : Mamert l'inventeur des Rogations, Avit le conseiller des rois burgondes ou encore Adon, auteur de la seule chronique épiscopale carolingienne connue au sud de la Loire. De génération en génération, ces prélats travaillent à la promotion de leur siège et luttent pied à pied contre les ambitions de leurs homologues de Lyon et d'Arles. Ils administrent les affaires ecclésiastiques avec l'appui des souverains et refusent toute concurrence monastique ou aristocratique, ce qui leur permet de contrôler la vie régulière, la gestion des reliques et les institutions religieuses. Leur implication dans l'histoire de l'Occident accentue sans cesse une macrocéphalie provinciale qui laisse peu de place à leurs suffragants, même si les recompositions territoriales des Xe et XIe siècles confèrent une certaine autonomie aux évêques de Genève.
Deswarte Thomas ; Herbers Klaus ; Nimmegeers Natha
Ce quatrième volume clôt la série Epistola qui réunit les contributions d'éminents spécialistes européens du genre épistolaire, art qui interagit le plus avec son environnement culturel, social et documentaire. La lettre, en situation d'interface à toutes les étapes de sa vie, reflète les mutations de l'Antiquité tardive et du haut Moyen Age provoquées notamment par l'éclatement politique, la christianisation et la diversification du latin. Influencée par son contexte d'élaboration, elle s'adapte par anticipation à son destinataire ; transmise, elle possède une dimension pragmatique puisqu'elle a pour but d'informer, de convaincre et d'ordonner ; reçue, elle peut susciter une réponse et participer au tissage d'un réseau épistolaire ; conservée, son texte est parfois recopié, manipulé et inséré dans un contexte non épistolaire.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?