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La colère de Poséidon
Nilsen Anders ; Gouveia Roberto Christophe
ATRABILE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782889230655
Et donc, imagine, tu es Poséidon, dieu des mers." On avait déjà pu entrevoir l'intérêt qu'Anders Nilsen portait aux grands mythes dans certaines de ses oeuvres passées ; dans La colère de Poséidon, il s'intéresse tout particulièrement à l'ancien testament et à la mythologie grecque. Nilsen offre ici des versions réinterprétées, actualisées et passablement chamboulées des histoires d'Ulysse, Prométhée, Noa, Isaac et Lucifer (parmi d'autres), mais en témoin attentif de son époque, c'est bien du monde d'aujourd'hui qu'il nous parle et de ses nombreux maux. La sobriété des images, qui évoquent le théâtre d'ombre, vient renforcer le côté "pince sans rire" du texte, et donne le ton d'un livre bien plus drôle et malicieux qu'il n'y pourrait paraître - et ces histoires, pleine d'humour, de mordant et de dérision, font se marier comme si de rien questionnement métaphysique et situations absurdes. Après Des chiens, de l'eau (Actes Sud), Big Questions (L'Association), et Fin (Atrabile), La colère de Poséidon vient confirmer, s'il le fallait, toute l'ampleur du talent versatile et surprenant d'un des auteurs américains les plus passionnants à suivre aujourd'hui.
101 recettes en tête à tête, du déjeuner entre amis au dîner romantique! Laissez-vous tenter par ces petits plats, sains, gourmands et simples à préparer, à partager à deux, en amoureux, mais pas que...
Il est dit qu'un jour les dieux enchaînèrent l'un des leurs sur le mont Caucase, pour le punir d'avoir amené le feu aux humains... Des millénaires plus tard, le supplicié subit toujours la même punition - et, inexorablement, l'aigle, avec lequel il entretient désormais une étrange relation, vient se repaître de son foie. Mais dorénavant, c'est la vengeance qui l'habite. En Afrique de l'Est, la jeune Astrid est enlevée par d'étranges entités qui lui confient la mission de retrouver et tuer le mystérieux Omega. Au même moment, quelque part en Asie centrale, un Américain en fuite accompagné de sa peluche semble errer sans but dans le désert et se retrouve confronté à des mercenaires imprévisibles. Mélangeant science-fiction, mythologie et géopolitique, Tongues peut être considéré comme le magnum opus d'Anders Nilsen, un récit d'une ampleur rare et d'une ambition folle. Sur le plan graphique, l'auteur américain s'est surpassé et sa narration, au sein de laquelle s'entremêlent personnages, lieux et époques, est portée par un dessin à la fois maîtrisé et explosif, produisant des pages d'une beauté folle et subjuguante.
Maxime est un garçon extraordinaire, mais il ne le sait pas. Un jour, il hérite d'un manoir et d'un chat, et le voilà parti dans une aventure incroyable avec des animaux aux pouvoirs magiques. Oeuvrant pour le bien de l'humanité, il devra avec une équipe inattendue, sauver les chats sur toute la planète. Qui sont vraiment les chats de la Terre ?
Maxime Abotte est maintenant propriétaire du manoir de Miolevent ! Avec ses parents, ils ont décidé de s'installer pour Noel dans le vaste domaine. Quoi de plus fantastique que de fêter le réveillon dans une manoir extraordinaire ? Fini le village de Sept Sorts, fini les longues journées à s'ennuyer, Maxime a maintenant un véritable ami, Charles. Ils font partie d'une équipe qui comme de vrais justiciers, aura de mystérieuses missions à accomplir. Et encore mieux qu'un ami, il a un chat ! Mais pas n'importe quel chat, le sien est magique et vient d'un autre monde !
Baladi découvre tout d'abord "les Robinsons suisses" sous forme de série télé durant les années 70, puis tombe par hasard bien des années plus tard sur le roman à la base de la série, roman écrit en allemand par un écrivain bernois, et datant du début du 19e siècle. C'est en jouant avec l'idée d'adapter ce livre (qu'il n'a toujours pas lu ! ) qu'il déniche alors la traduction qu'en a fait la Baronne de Montolieu. Mais la Baronne de Montolieu ne s'est pas contentée de traduire le livre, elle en a changé certains passages jugés trop moralisateurs, et a même écrit des chapitres supplémentaires au roman. Baladi va donc décider de s'atteler à une adaptation, mais en commençant par le chapitre 37 (le premier de la suite écrite par la Baronne, vous suivez ? ) et en se sentant très libre (comme la Baronne ! ) dans son adaptation. De la matière première, il va garder la situation de base (une famille suisse doit survivre sur une île lointaine suite à un naufrage) et le charme un peu suranné des histoires d'aventure à l'ancienne ; mais Baladi va surtout malaxer, transformer, trahir et transcender cette matière pour en faire une bande dessinée à la portée évidemment politique. Il faut le préciser, la paisible famille suisse craint une confrontation avec de terribles sauvages qui semblent rôder, des sauvages que certaines caricatures montrent menaçant et dangereusement enturbannés... Au niveau graphique, Baladi s'est surpassé et propose un travail en couleur rare, mélange de découpages et de couleurs directes, et réalise ainsi certaines de ses plus pages. Le livre sortira peu avant le festival BDFIL, dont Baladi est cette année l'invité d'honneur (succédant entre autres à Zep, Blutch, Frederik Peeters, Anna Sommer, etc.)
Edimbourg, début du XXe siècle. Charles Hamilton a tout pour être heureux : un confort financier qui le met à l'abri du besoin, des nuits bien remplies et des journées oisives juste ce qu'il faut. Et pourtant, après la fête, c'est la descente. Victime de troubles de l'humeur, de hauts et de bas, Charles Hamilton se sent en alternance. Déçu par l'amour, Charles est néanmoins père d'une petite Sophia, mais ne voit pas là de quoi combler ce vide existentiel qui l'habite. Ce qu'il lui faudrait c'est un exemple - un maître, un sage, là, au fond de son jardin. En s'inspirant de l'histoire (réelle) de Charles Hamilton et de son "ermite ornemental" , Gabrielle Piquet traque des maux bien modernes - recherche d'un bien-être perpétuel, positivisme à tout crin - et nous interroge sur cette dictature du bonheur qui voudrait éradiquer de nos vies toute forme d'aspérité, comme si la vie ne pouvait, ne devait être que réjouissance et béatitude. On retrouve dans La Mécanique du Sage toutes les qualités qui faisaient déjà le charme de La Nuit du Misothrope : un dessin aux influences retro tout en élégance, une écriture mélodieuse d'une grande finesse, avec un prime une touche d'ironie et un humour pince-sans-rire du plus bel effet.
Frederik Peeters est un animal insaisissable, et comme le prouve son parcours, jamais où on pourrait l'attendre ; Saccage, son nouveau livre, le démontre une fois encore. Saccage, voilà un ouvrage qui défie toute forme de définition, de classification : entre livre d'images et bande dessinée, Saccage dépeint une épopée pleine de tourments, celle d'un homme (prophète ? héraut de l'apocalypse ? ) qui traverse un monde dément, chaotique, baroque, où toute la folie ? et l'histoire ? de l'homme semble se télescoper, se mélanger, pour former un magma empli de visions fantasmagoriques, juxtaposant alors écho d'un enfer bien trop terrestre, jeu de références, et fresque prémonitoire. Fable d'anticipation, allégorie hallucinée, Saccage se lit comme un poème graphique en forme de constat pour le moins amer, et présente un monde en pleine déliquescence, sidérant comme un massacre, effrayant comme un cauchemar ? mais Saccage est bien plus qu'un délire visuel, c'est une véritable oeuvre coup-de-poing, incroyablement habitée par un artiste au sommet de son art, et les dessins sans texte (mais pas "muets"! ) de Frederik Peeters donne alors bien plus à lire que nombre de romans ou d'essais. Dans une bibliographie où le changement et le renouvellement font quasiment office de règle, Saccage pousse le bouchon encore un peu plus loin, et ce livre unique (carrément ! ), joyau torturé et incandescent, marquera, à coup sûr, les esprits de tous les lecteurs qui oseront s'y aventurer.