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Françaises & Français 1944-1968. Le goût de vivre
Niepce Janine ; Marseille Jacques
ACTES SUD
35,50 €
Épuisé
EAN :9782743305383
Janine Niépce « sait l'art d'évoquer les minutes heureuses ». Le tableau qu'elle compose des Français de la génération des Trente Glorieuses (J. Fourastié), rassemblant, autour d' icônes célèbres, maintes photos inédites en livre, illustre le goût de vivre, le regain de sève vitale, la gaîté caractéristique du génie français, jusqu'aux heures les plus sombres de son histoire : cette gaîté, Rabelais en faisait l'essence du pantagruélisme, La Fontaine l'appliquait « aux sujets les plus sérieux », Musset à Molière, Stendhal aux soldats de Bonaparte dont la descente en Italie illumine la Chartreuse.Nul angélisme pourtant ni sentimentalisme mièvre. Hivers rudes, logements rares, estomacs creux (jusqu'en 1947), grèves dures et longues, travail à la mine dangereux, contexte politique instable et incertain (J.Niépce ne l'évoque pas mais on le ressent) : le risque inverse résidait dans le mélodrame ou le misérabilisme. La photographe évite ces deux écueils extrêmes grâce à sa finesse de ton et à son goût de la pure beauté, plastique et sensuelle. Tendresse et sens comique se nuancent l'un l'autre en des eaux-fortes où l'acide dessine sans détruire. Ainsi défilent sous nos yeux les types d'une moderne Comédie Humaine où, comme le disait Baudelaire de Balzac, « même la concierge a du génie » : premier communiant (avec mère), derniers communistes (avec père spirituel), instituteur fils de hussard, ouvrier de Ménilmontant et sa boîte à outils, égoutier droit dans ses bottes, cheminots épiques, garçon de café sorti de l'Etre et le Néant, geste auguste du vendangeur, du vanneur, du faucheur ; paysages éternels de la France des villages, autour de l'église et du château ; et de Paris, de ses quais, de ses pavés, de ses autobus, de ses terrasses et de son luxe. Familles en cercle devant la télévision, 4 CV des vacances, 203 de la croissance, DS 19 du Salon et du rêve... en même temps, tout bascule : en 1967, l'agricultrice sur son tracteur a chapeau de ranger, débardeur moulant et lunettes de soleil ; la petite fille avec duègne et cerceau (1959) devient, sept ans plus tard, promeneuse minijupée sur les Champs (sa soeur, si ce n'est elle) ; le pavé posé en 1962 attend son heure. Ces portraits dépassent l'anecdote, accèdent au type d'une France qui se métamorphose sans se renier. Au point qu'on reconnaît souvent des sosies : d'Yves Montant, de Jean Cau, de Jean Marais, de Claude Jade et Claude Rich, de Jacques Chaban-Delmas ! Les canons physiques eux-mêmes sont caractéristiques de cette rapide mutation : danseuses du Lido ou athlètes des années cinquante rappellent plutôt Rigoulot et Suzy Delair que Noah ou Manaudou.La beauté du regard délivre le réel de l'anecdote. Les prises de vue industrielles, par lesquelles J. Niépce débuta, en sont l'illustration remarquable. L'usine textile de Troyes, telle une sculpture de Naum Gabo, les hauts fourneaux de Schneider au Creusot, les carrières de pierre de Saint-Même et jusqu'au dépôt de locomotives de la porte de la Chapelle, loin de céder au réalisme de la « chose vue », symbolisent par leur majesté l'épopée de la Reconstruction qui se jouait alors.Lumineux sont les visages de femmes, la transparence et la profondeur de leur regard : petites filles devant l'arbre de Noël, grands-mères archétypiques d'Alsace ou de Bourgogne, passagère rêveuse du métro, fermière juvénile égrenant la récolte, cliente circonspecte des Arts ménagers, douceur et mystère de Rose Valois et de la Femme au collier de gouttes d'eau. Jacques Marseille donne vie à ce tableau d'une génération, l'éclairant de statistiques parlantes, de témoignages, de citations, de chansons qui en restituent l'esprit, lui confèrent sa pleine mesure et sa perspective historique. Natalité, mortalité infantile, taille et poids des adolescents, droit de vote des femmes, partition de la société en classes étanches ; modernisation de l'agriculture, ardeur à produire, fureur de consommer, avènement de l'Etat-Providence, flambée des patrimoines et du pouvoir d'achat, explosion des loisirs : tout laisse mesurer le formidable bond d'un pays qui reste pourtant paradoxal, qui opère sa révolution en demeurant traditionaliste, « curieux peuple -écrit l'auteur- qui change sans le vouloir, qui avance sans le savoir. ». Janine Niépce, l'une des premières Françaises à exercer le métier de journaliste-photographe, s'est distinguée par ses travaux sur l'Inde, le Brésil, New York, l'exposition d'Osaka, et par sa prédilection pour les questions de société, l'évolution des modes de vie, le monde rural et industriel, le sort des femmes et leur luttes pour l'émancipation et l'égalité de traitement. Elle participe à de nombreuses expositions et a publié, entre autres : Bourgogne, les chemins du coeur (1990), France (Actes Sud, 1992), Les Années-femme (1993), Images d'une vie (1995), Les Vendanges ( 2000). Jacques Marseille, professeur d'histoire économique à la Sorbonne ( Paris I), dirige l'Institut d'histoire économique et sociale. Organisateur de nombreux colloques, collaborateur régulier d'Enjeux-les Echos, du Point, du Figaro, il a publié, depuis sa thèse qui fit date sur Empire colonial et capitalisme français, maints ouvrages d'un grand retentissement : parmi les plus récents, Le Grand gaspillage (2002), La Guerre des deux France (2004), prix Jean Fourastié, et Les Wendel, 1704-2004 ( 2004).
Le domaine des matériaux techniques non-métalliques couvre un vaste champ allant des céramiques à hautes performances jusqu'aux réfractaires industriels, dont on exploite essentiellement la résistance mécanique dans des conditions extrêmes de température, de corrosion, d'abrasion etc. Cet ouvrage met l'accent sur les propriétés thermomécaniques de ces matériaux, en relation avec leurs compositions, leurs microstructures et leurs modes d'élaboration et offre, pour différents types de matériaux, les procédures d'élaboration et leurs applications industrielles.
Doisneau Robert ; Niepce Janine ; Picouly Daniel ;
À votre âge, à Noël, on n'avait qu'une orange." La formule a fait le tour des sapins, effrayant les plus jeunes, faisant rire les adultes. Chez les Picouly, dans le nord de la banlieue parisienne, la menace est nettement plus radicale: "Cette année, il n'y aura pas de Noël", répète-t-on au jeune Daniel et à ses frères et soeurs. Pourtant, à force de l'entendre année après année sans jamais qu'elle se réalise, la prophétie perd de sa crédibilité et finit par prêter à rire. Un petit détail qui s'ajoute au grand rituel, à cette foule de préparatifs qui font commencer la fête bien avant la date officielle. La neige, les trottoirs encombrés devant les grands magasins, le mystère de la multiplication des pères Noël, la solennité de l'apprêtage du sapin - qui doit toucher le plafond, sinon c'est sûr, "il n'y aura pas de Noël" - l'ambiance est électrique, la plume est celle d'un enfant de 10 ans. Daniel Picouly livre un texte à la fois intime et témoin d'une époque, plaçant les mots justes sur les images de Robert Doisneau, Willy Ronis, Sabine Weiss et Janine Niepce. Un joli voyage dans les coulisses d'un rêve peuplé de rennes, de trains électriques, et de lutins. --Jocelyn Blériot et Lénaïc Gravis
Baratte François ; La Niece Susan ; Lang Janet ; M
Hasard des découvertes sans doute, l'Afrique romaine n'a livré aux chercheurs que très peu de vaisselle d'argent et d'orfèvrerie. Le petit trésor découvert fortuitement sur la colline de Byrsa à Carthage au milieu du XIXe s. est la trouvaille la plus spectaculaire. Dispersé aujourd'hui entre le Musée du Louvre à Paris et le British Museum à Londres, il comportait de la vaisselle de table et quelques bijoux. D'une ampleur relativement modeste, cet ensemble, dont on daterait volontiers la cachette du courant du Ve s. apr. J.-C., est cependant une belle illustration de l'orfèvrerie qui pouvait être celle des notables africains à la fin de l'antiquité : une inscription soigneusement gravée sur l'un des plats se réfère sans doute à l'une de ces familles, les Cresconii. Mais au-delà du témoignage sur l'Afrique romaine, le trésor présente quelques pièces tout à fait originales comme la patère ornée d'une grenouille, mais aussi des formes qui comptent parmi les plus intéressantes de l'antiquité tardive, caractérisées les unes par la qualité de leur exécution et du travail du métal (coupes à couvercle et petites louches), les autres par leur décor de reliefs (coupes à scènes pastorales). L'origine des différents objets reste difficile à établir (l'un d'entre eux porte une inscription pondérale en grec), mais le trésor de Carthage constitue un important jalon dans l'histoire de l'orfèvrerie antique, et éclaire un aspect trop mal connu de la civilisation de l'Afrique romaine tardive.
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.
Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d'investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l'industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans: sur l'île abritant l'imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu'elle a été assassinée. Si ce n'est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l'informatique, c'est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s'imposer comme le meilleur atour du journaliste pour élucider l'affaire. L'intolérance, l'hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain - aux niveaux politique, économique, social, familial - sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
Un reportage photographique exceptionnel. Découvrez l'ancien pavillon de chasse de la duchesse de Parme, un spectaculaire château mauresque laissé à l'abandon, les vestiges d'un studio de cinéma avec les décors du film Pinocchio, un asile psychiatrique désaffecté, une discothèque tombée dans l'oubli dans un faux château médiéval, les ruines d'un hôtel spa renommé qui fut ravagé par un incendie... Robin Brinaert voyage à travers l'Italie depuis plus de huit ans à la recherche de ces lieux abandonnés, interdits et oubliés. Il met en lumière le destin dramatique de notre héritage, abordant ainsi la question essentielle de sa sauvegarde.
Hislen Marion ; Madeline Laurence ; Riester Franck
Chaque année, des milliers de photographies (tirages, négatifs, plaques...) et d'objets liés à ce médium entrent dans les collections publiques françaises. Musées nationaux ou territoriaux, grandes institutions culturelles, Fracs, archives ou bibliothèques enrichissent leurs fonds sans toujours pouvoir en assurer la diffusion rapide. Ce livre remédie à cet écueil par une sélection des acquisitions photographiques les plus récentes, tant dans le domaine patrimonial que dans celui de la création contemporaine. Focus sur les institutions et présentations thématiques guident la lecture et font de cette publication un véritable ouvrage de référence sur la photographie aujourd'hui. Au caractère polymorphe du médium répond celui des politiques d'acquisitions sur le territoire français. Du prestigieux fonds Marc Riboud aux photographies d'Emile Zola, des albums de famille aux clichés de la Grande Guerre et jusqu'aux oeuvres des artistes actuels les plus reconnus, + Photographie revisite l'histoire de cet art visuel, depuis ses origines jusqu'à ses utilisations les plus contemporaines.
Le photographe Simon Edelstein parcourt le monde sur les traces des cinémas abandonnés aux USA, en France, en Italie, en Inde, au Maroc, à Cuba... Il s'est rendu dans plus de trente pays, patrouillant les quartiers lointains de nombreuses villes pour retrouver sur les façades usées par le temps et l'oubli les stigmates des splendeurs Si la foule du samedi soir ne converge plus vers ces salles usées par le temps et l'oubli et endormies sous la poussière des ans, elles dévoilent sous l'objectif de Simon Edelstein la belle archéologie de leurs façades, de leurs entrées, de leurs vastes salles de navires à la dérive. Ce livre est un hommage à ce qui demeure de l'âge d'or des salles de cinémas du monde entier. Mais aussi à leur silence et à leur résistance.
Un regard photographique d'une très grande force sur l'Australie aborigène d'aujourd'hui. Partir en walkabout : pour les peuples aborigènes, c'est accomplir un voyage initiatique à travers les immensités sauvages de l'Australie sur les traces de leurs ancêtres mythologiques. Ce livre, à sa façon, vous emmène en walkabout pour mieux comprendre le rapport quasi fusionnel des Aborigènes avec la nature. Cet ouvrage de photographies, tout en finesse et doigté, est le fruit d'un travail d'immersion de plus de deux ans et de rencontres précieuses dans la région d'Uluru, le Kimberley, la terre d'Arnhem, le golfe de Carpentarie ou le cap York. Les vis-à-vis entre des photographies de paysage (en couleur) et des scènes de vie (en noir et blanc) mettent en exergue la relation si particulière que les peuples aborigènes entretiennent avec leur environnement. Une invitation au voyage, qui amène aussi à réfléchir à un autre mode de relation à la nature.