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Le journal malgré lui de Henry K. Larsen
Nielsen Susin ; Le Plouhinec Valérie
HELIUM
15,90 €
Épuisé
EAN :9782330022495
Extrait VENDREDI 18 JANVIER LE SAVIEZ-VOUS ? Le mot «psychologie» vient du grec «psyché». Il signifie étude de l'esprit. Je voudrais bien qu'on arrête d'étudier le mien, d'esprit. C'est trop glauque, de faire ça. Mais papa dit que je n'ai pas le choix. Cecil n'a pas une tête de psychologue, cela dit. Déjà, il s'appelle Cecil. Sur sa porte, au centre médical, il y a une plaque en plastique marquée Dr Levine, mais quand je l'ai appelé ainsi, au début de notre première séance, il m'a tout de suite dit : «Je t'en prie, appelle-moi Cecil.» En rentrant, j'ai cherché l'origine de son prénom, et devinez un peu ce que ça veut dire : «Qui voit mal ou est aveugle». Ça s'annonce bien ! Cecil a les cheveux gris et longs, attachés avec un chouchou. Un chouchou ! Aujourd'hui, pour notre troisième séance, il portait encore un tee-shirt tie-and-die, violet cette fois. Dis donc, Cecil, j'ai eu envie de lui dire, les années soixante ont appelé, elles voudraient récupérer leur look ! Il me pose beaucoup de questions du genre : «Que ressens-tu dans ces moments-là ?», comme si nous étions sur un plateau de télévision et non dans la vraie vie. Il dit beaucoup «sapristi», aussi. Exemple : «Sapristi, c'est la deuxième fois en deux semaines que tu arrives avec un quart d'heure de retard !» Quelque chose me dit que Cecil n'est pas la crème de la crème des psychologues. Déjà, il est gratuit. Enfin, il est payé par la province de Colombie-Britannique, mais ça ne doit pas aller chercher bien loin. Son bureau est minuscule et encombré, avec des meubles bas de gamme, abîmés et tachés. Et puis, on dirait qu'il n'a pas pu se payer de vêtements neufs depuis i960. Nous n'avons pas encore parlé de ÇA. Il essaie de m'y amener l'air de rien. Il me pose parfois des questions orientées. Mais quand il le fait, je prends ma voix de robot pour lui répondre. «Je-ne-sais-pas. De-quoi-vous-parlez. Espèce-d'humanoïde.» Alors, il bat en retraite. C'est à cause de cette voix de robot que je me suis retrouvé ici. Après toute l'histoire avec maman, à Noël, mes «furies» sont revenues et je me suis mis à parler comme un robot vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et même jusqu'au déménagement à Vancouver. L'intérêt de parler robot, c'est que cela permet de tout dire sans exprimer la moindre émotion. Il-suffit-de-prendre. Une-voix. Totalement-monocorde. Ça m'aide. Mais au bout de huit jours de robot-Henry, mon entourage craquait complètement et papa m'a pris rendez-vous pour une première séance. Ensuite, il a voulu que je continue, même si entre-temps j'étais redevenu le bon vieux Henry normal. Cecil essaie toutes ses astuces - et il en a peu - pour me faire parler de ÇA. Par exemple : la semaine dernière, j'ai dit, comme ça, en passant, que j'aimais bien écrire. Donc, aujourd'hui, il m'a donné ce cahier. «J'ai pensé que ça te plairait d'avoir un espace privé où consigner tes pensées et tes sentiments, m'a-t-il dit. Le diarisme peut être une pratique très thérapeutique.» Je lui ai répondu que je ne pensais même pas que «diarisme» soit un mot existant. En rentrant, j'ai flanqué le cahier à la poubelle. Bon, d'accord, je suis retourné le chercher un peu plus tard ; mais c'est uniquement parce que je m'ennuyais. Ce qu'il y a, voyez-vous, c'est que Cecil est au courant de ÇA. Il a eu une longue conversation avec mon père avant ma première séance, et je suis prêt à parier mon poster du Danois qu'il s'est empressé ensuite de googler toute l'histoire. Et une fois qu'il a eu fini de lire tout ce qu'il pouvait trouver, je parie qu'il s'est demandé pourquoi mes parents ne m'avaient pas envoyé en thérapie immédiatement après ÇA, il y a sept mois et demi. Je le vois d'ici : «Sapristi ! Ils ont mis le temps !»
Résumé : Ils ne sont plus que sept. Après avoir échappé à un crash aérien et traversé une jungle tropicale surnaturelle, les rescapés débarquent dans un désert de sable rouge. Chaleur étouffante, robots tueurs et scorpions voltigeurs : les sables de sang sont aussi hostiles qu'ils le paraissent. Les survivants vont devoir les traverser s'ils veulent atteindre le bâtiment qui surplombe le désert... Sont-ils réellement seuls ? Ou sont-ils le jouet d'une expérience qui les dépasse ?
Résumé : On est tous faits de molécules J'ai mangé en silence, en mâchant soigneusement chaque bouchée, car j'ai lu dans un de mes magazines que c'était une bonne astuce pour éviter de trop se graver. Stewart, lui, a dévoré sa part et s'est resservi. Pour un nabot, il a un sacré coup de fourchette. "Alors, Ashley, ton collège te plaît ?" m'a demandé Leonard, essayant lamentablement de m'inclure dans la conversation. J'ai haussé les épaules. "Ca va. C'est un bahut, quoi." Au moins, je pouvais me réjouir que le crâne-d'oeuf ne soit pas dans le même collège que moi. "Je demandais ça parce que Stewart est un peu inquiet, a continué Leonard. - Pourquoi ? Il va dans une école pour intellos à North Shore. - Ce n'est pas une école pour intellos, a dit le monstroïde. C'est un établissement pour les enfants surdoués." C'est ce que je disais. Stewart, treize ans, carrément "nerd" sur les bords, a perdu sa mère deux ans auparavant. Son père ayant entrepris de refaire sa vie, voilà qu'ils emménagent avec une femme et sa fille, véritable star de son collège, qui prend tout de suite son nouveau "frère" en grippe. "Heureusement", ils ne se croisent qu'à la maison. Mais lorsque Ashley, si soucieuse des apparences, découvre que son père (désormais installé dans le cabanon du jardin !) est devenu homosexuel, c'est plus qu'elle ne peut en supporter. Comment elle, qui avait tout pour plaire, pourra-t-elle désormais affronter le regard des autres ? Entre Stewart, le sensible maladroit qui sait tout, et Ashley, la teigne superficielle, la guerre est-elle déclarée pour toujours ? Un roman à deux voix à la fois poignant et plein d'humour, où les apparences se révèlent trompeuses.
Depuis la tragédie qui a anéanti sa famille, Pétula De Wilde, seize ans, a développé de nombreuses phobies. La voilà coincée entre ses parents accablés par le chagrin et une ex-meilleure amie qui ne lui adresse plus la parole. Pessimiste, elle estime qu?une très grande prudence et une hygiène extrême lui permettront de parer à la moindre catastrophe. Mais est-ce bien réaliste ?? Au lycée, contrainte et forcée, elle fait partie d?un cours qu?elle surnomme Travaux manuels pour les fous. Les adolescents « à problèmes » qui y assistent se supportent tout juste. Jusqu?à ce que « l?Homme bionique » fasse son apparition. Le mystérieux Jacob, amputé d?un avant-bras à la suite d?un accident, passionné par le cinéma et aussi rentre-dedans que sarcastique, rejoint le groupe ; malgré ses réticences, l?adolescente a du mal à résister à son charme. Elle revit et en oublie ses phobies. Mais il se pourrait que Jacob, lui aussi, cache un secret trop lourd à porter?Notes Biographiques : Susin Nielsen est née en 1964 au Canada. Elle a débuté comme scénariste à la télévision avant de devenir aussi auteure de romans pour adolescents. Ses livres ont été traduits dans plusieurs langues et ont reçu de nombreux prix. Elle vit aujourd'hui à Vancouver. Traductrice de l'anglais depuis 2007. Ancienne éditrice de beaux livres chez Albin Michel.
Résumé : Depuis la tragédie qui a anéanti sa famille, Pétula, seize ans, a développé de nombreuses phobies ; et prétend qu'une prudence et une hygiène extrêmes lui permettront de parer à la moindre Catastrophe. Mais est-ce bien réaliste ?... Au lycée, contrainte et forcée, elle fait partie d'un atelier d'art-thérapie. Les adolescents "à problèmes" qui y assistent se supportent tout juste : Jusqu'à ce que Jacob, "l'homme bionique", fasse son apparition. Appareillé depuis qu'il a perdu son avant-bras, le jeune homme, grand cinéphile, est aussi moqueur qu'attentif aux autres. A ses côtés, Pétula se sent enfin revivre. Mais il se pourrait qu'il cache lui aussi un secret trop lourd à porter...
Extrait L'HOMME QUE JE N'ÉTAIS PAS Bien, de quoi s'agit-il ? Vous êtes prêts ? D'accord. Respirez. Je vais vous raconter. Ce livre, ce livre que vous tenez entre vos mains, se passe ici, sur Terre. Il parle du sens de la vie et de rien du tout. Il parle de ce qu'il en coûte de tuer quelqu'un, et de le sauver. Il parle d'amour, de poètes morts et de beurre de cacahuètes. Il parle de matière et d'antimatière, de tout et de rien, d'espoir et de haine. Il parle d'une historienne âgée de quarante et un ans prénommée Isobel, de son fils de quinze ans appelé Gulliver et du mathématicien le plus intelligent de la Terre. En bref, il raconte comment on devient un humain. Mais permettez-moi de commencer par une évidence. Je n'en étais pas un, d'humain. Lors de cette première nuit, dans le froid, les ténèbres et le vent, j'étais bien loin d'en être un. Avant d'avoir lu Cosmopolitan a la station-service, jamais je n'avais posé les yeux sur ce langage écrit. J'ai conscience que c'est sans doute une première pour vous aussi. Soucieux de vous représenter la façon dont les gens d'ici consomment les récits, j'ai conçu ce livre comme un humain l'aurait fait. Les mots que j'emploie sont des mots humains, composés en caractères humains, disposés les uns derrière les autres, à la manière humaine. Étant donné votre capacité à traduire presque instantanément les formes linguistiques les plus exotiques et primitives, je suis convaincu que vous ne rencontrerez aucun problème de compréhension. Je le répète, je n'étais pas le professeur Andrew Martin. J'étais comme vous. Le professeur Andrew Martin n'était qu'un rôle pour moi. Un déguisement. Une personne qu'il me fallait incarner afin d'accomplir une mission. Une mission qui avait commencé par son enlèvement, et par sa mort. (Je me rends compte que je plombe l'ambiance, là ; je jure de ne plus mentionner la mort au moins jusqu'à la fin de cette page.) L'important, donc, est que je n'étais pas un mathématicien âgé de quarante-trois ans, époux et père, enseignant à l'université de Cambridge et ayant consacré les huit dernières années de sa vie à la résolution d'un problème mathématique qui avait jusque-là résisté à l'analyse. Avant mon arrivée sur la Terre, je n'avais pas des cheveux châtains formant naturellement une raie sur le côté. Pas plus que je n'avais d'opinion sur la suite orchestrale Les Planètes de Gustav Holst ni sur le deuxième album des Talking Heads, n'étant même pas familiarisé avec le concept de musique. Ou, du moins, je n'aurais pas dû en avoir. Et comment aurais-je pu songer que les vins australiens sont automatiquement inférieurs à ceux qui proviennent d'autres régions de cette planète, moi qui n'avais jamais bu que de l'azote liquide ? Appartenant à une espèce post-conjugale, il va sans dire que je n'avais jamais été un mari négligent ayant un faible pour une de ses étudiantes, pas plus que je n'avais été un homme qui promenait son english springer spaniel - une catégorie de petites divinités domestiques velues également appelées «chiens» - parce que cela lui donnait une excuse pour sortir de chez lui. Et je n'avais bien sûr écrit aucun livre sur les mathématiques, ni exigé que mes éditeurs utilisent une photo d'auteur vieille de bientôt quinze ans. Non, je n'étais pas cet homme. Je n'avais pas le moindre sentiment pour lui. Et pourtant il avait été bien réel, aussi réel que vous et moi, une forme de vie mammifère en chair et en os, un primate diploïde et eucaryote qui, cinq minutes avant minuit, était encore assis à son bureau, en train de contempler son écran d'ordinateur en buvant du café noir (pas d'inquiétude, j'expliquerai un peu plus tard le café et mes mésaventures avec). Une forme de vie qui avait peut-être, ou peut-être pas, bondi de sa chaise lorsque la révélation était advenue, lorsque son esprit avait atteint un lieu que nul esprit humain n'avait jamais approché de si près, l'extrême limite du savoir.
Résumé : Liliana Wilson ne pensait pas qu'en intégrant la célèbre université de Los Angeles pour étudier le journalisme, sa vie allait autant changer. L'absence de sa meilleure amie Rosie, plongée dans un coma dont elle ne se réveillera peut-être jamais, la faisait bien trop souffrir. Accablée par le chagrin et une forte culpabilité, elle avait décidé de prendre des distances avec son passé. Mais c'était sans compter sur le retour du dangereux Jace. Elle voyait son avenir déjà tout tracé : obtenir d'ici quelques années son diplôme, puis parcourir le monde. Mais sa rencontre avec ses nouveaux colocataires, Evan et Cameron, vient bouleverser ses plans. Si le premier est le frère protecteur qu'elle n'a jamais eu, le second, non seulement méfiant et froid, se montre particulièrement infect à son égard. Lorsqu'elle découvre que ces deux-là, pourtant amis, rentrent régulièrement couverts de bleus et de blessures, elle s'interroge : jalousies masculines ? Sombre histoire de bad boys ? Que faire alors que la jeune femme se sent irrémédiablement attirée par l'un des deux, elle qui s'était pourtant jurée de faire passer son coeur bien après ses études ? Entre l'amour interdit qu'elle ressent et son passé qui la rattrape, Liliana en aura-t-elle jamais fini avec les drames de la vie ?
Jax veut oublier Sienna, se débarrasser de son image de brute sans coeur. Il a besoin de trouver qui il est vraiment, sans ses gants de boxe et loin des combats illégaux. Alors, il quitte Boston pour Los Angeles, le temps d'un été. Il pensait pouvoir vivre tranquillement dans la villa de son père, jusqu'à ce qu'il tombe sur Blaire. Sa nouvelle colocataire. Entre eux, la tension est instantanément électrique : ils ne se supportent pas et passent leur temps à se disputer. Mais Jax en apprend toujours plus sur elle, et se sent touché par son histoire. Il comprend sa colère face au décès de ses parents, aux foyers instables qu'elle a dû subir depuis, mais surtout, face à sa séparation avec son petit frère. Elle est prête à tout pour le récupérer, quitte à voler les villas voisines pour espérer se payer un avocat rapidement. Jax croit en elle, et veut l'aider, quoi qu'il arrive...
Résumé : Pour son quinzième anniversaire, Philomène, dite Philol reçoit en cadeau de sa mère un journal intime. Ringard ? Pas tant que ça. Raconter sa vie et celle des autres, c'est un vrai plaisir, surtout quand les événements se bousculent au lycée comme à la maison.
Résumé : Après une mauvaise chute dans un escalier, Naomi Porter se retrouve à l'hôpital, amnésique. Elle tombe folle amoureuse de James Larkin et nage dans un brouillard heureux. Mais cela ne peut durer. Il faut qu'elle sache qui elle était avant, et se lance dans une enquête sur elle-même.