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Vous qui passez dans l'ombre
Niel Jean-Baptiste
GALLIMARD
14,70 €
Épuisé
EAN :9782070714131
Epiphanie, prostituée insaisissable et unique, tout en étant femme, elle a été père... Est au centre de ce roman. Autour d'elle, comme une ronde chaleureuse de solitudes et de consciences, il y a Jeff, Edmée, Nathan, Piotr, Damien, Marina, Angèle, qui s'observent en l'observant, se cherchent en la cherchant, bref, se regardent vivre en la regardant exister. "Car les vies, d'une façon ou d'une autre, correspondent entre elles", murmure l'un d'eux. Et la réalité se compose au gré des dates et des images, des pulsions et des souvenirs, des aveux qu'on se fait à soi-même et des confidences qu'on ne fera sans doute jamais aux autres. Le lecteur assiste à un viol, mais quel viol ? Il se retrouve au bord d'un précipice le jour des soixante-quatre ans d'une vieille routarde du trottoir, traverse le Rhin, surprend les secrets d'un prêtre, plonge dans le carnaval de Nice, compte avec une mère les bleus sur le corps de son fils, découvre une jeune pianiste pendue dans une serre et un taulard qui lit Nietzsche malgré lui... Autant de situations, de pensées, de personnages qui nous emportent, et alors il devient évident, au fil des pages, que mille détours sont nécessaires pour pouvoir se regarder en face.
Tristan Beuve, étudiant en histoire, revenu du service militaire, est inexplicablement attiré par Dieu. Il a été le témoin de scènes bouleversantes. Esprit, mémoire, corps, tout chez lui n'est habité que par une seule et même image : Léa Stélandre. Qui est-elle ? "Alcoolique et rêveuse. Croyante et meurtrière". Sur fond de scènes presque hallucinatoires, entre apparitions et hasards, le lecteur découvre peu à peu la passion qui conduit cette femme. De nombreux personnages - Youri le tatoueur, Théo van Oost, Olympia, devenue folle et entichée de son pluviomètre, un peintre qui enlumine les trottoirs, De Michelis, le taciturne priape d'une nuit de camp - concourent à cette découverte. Voilà un livre où tout est initiatique malgré soi, où tout, dirait-on, oeuvre à la mise en lumière d'une chimère.
Une femme a disparu. Sa voiture est retrouvée au départ d'un sentier de randonnée qui fait l'ascension vers le plateau où survivent quelques fermes habitées par des hommes seuls. Alors que les gendarmes n'ont aucune piste et que l'hiver impose sa loi, plusieurs personnes se savent liées à cette disparition. Tour à tour, elles prennent la parole. Chacune a son secret, presque aussi précieux que sa propre vie. Sur le causse, cette immense île plate où tiennent quelques naufragés, il y a bien des endroits où dissimuler une femme, vivante ou morte, et plus d'une misère dans le coeur des hommes. Avec ce roman choral, Colin Niel orchestre un récit saisissant autour de la solitude qui confine à la folie.
Martin est garde au parc national des Pyrénées. Il travaille notamment au suivi des derniers ours. Mais depuis un an et demi, on n'a plus trouvé la moindre trace de Cannellito, le seul plantigrade avec un peu de sang pyrénéen qui fréquentait encore ces forêts, pas d'empreinte de tout l'hiver, aucun poil sur les centaines d'arbres observés. Martin en est chaque jour plus convaincu : les chasseurs auront eu la peau de l'animal. L'histoire des hommes, n'est-ce pas celle du massacre de la faune sauvage ? Alors, lorsqu'il tombe sur un cliché montrant une jeune femme devant la dépouille d'un lion, arc de chasse en main, il est déterminé à la retrouver et la livrer en pâture à l'opinion publique. Même si d'elle, il ne connaît qu'un pseudonyme sur les réseaux sociaux : Leg Holas. Et rien de ce qui s'est joué, quelques semaines plus tôt, en Afrique. Entre chasse au fauve et chasse à l'homme, vallée d'Aspe dans les Pyrénées enneigées et désert du Kaokoland en Namibie, Colin Niel tisse une intrigue cruelle où aucun chasseur n'est jamais sûr de sa proie.
Résumé : "Excepté lorsque j'avais à l'indiquer sur les fiches de la rentrée des classes - nombre de frères : 4, prénoms : Dominique, Bruno, Laurent, Vincent ; nombre de soeurs : 3, prénoms : Marie, Sylvie, Geneviève -, très vite m'apparaît-il, il en fut comme si jamais nous n'avions représenté un pareil effectif. Les aînés déjà quittaient le nid quand nous-mêmes entamions à peine la percée de notre coquille. Toutefois, quelques bribes me restent, où la maison Niel est cette entité plurielle qui faisait l'admiration de beaucoup. L'enfance est là, en creux lorsqu'elle n'est plus là, que l'existence nous en fait paraître exempts. Quelquefois, en effet, il se trouverait que nous n'avons jamais été enfants. Quelquefois, au contraire, c'est parce que nous l'avons été que ce que nous sommes nous échappe. Selon quelle alchimie les souvenirs se trament-ils - à notre insu ou y avons-nous notre part active, dans l'instant ? Se peut-il que le cerveau d'un enfant déclare : "Je n'oublierai pas" et qu'il n'oublie jamais ?" Jean-Baptiste Niel.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.