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Molière
Niderst Alain
PERRIN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782262018009
Né en 1622 dans une famille prospère, Jean-Baptiste Poquelin, devenu licencié en droit, décide de renoncer à la sécurité d'une carrière pour se lancer dans le théâtre. Avec sa maîtresse Madeleine Béjart, il fonde en 1642 une compagnie, "L'Illustre Théâtre", troque son nom contre celui de Molière et se produit dans les théâtres parisiens. Mais c'est l'échec, la troupe est mise en liquidation, son fondateur jeté en prison. S'ouvre une longue période obscure au cours de laquelle Molière et sa troupe sillonnent la France en tout sens, jouant là où on veut bien d'eux, gagnant parfois à peine de quoi assurer le gîte et le couvert. Le début du succès vient avec la protection du Prince de Conti et l'écriture de ses propres pièces. A partir de son installation définitive à Paris en 1658, il enchaîne les chefs d'?uvre qui sont tous des triomphes. Autant haï par ceux qui critiquent la force subversive de son théâtre et sa vie privée embrouillée (on ira jusqu'à l'accuser d'avoir épousé sa propre fille) qu'adulé à la Cour - le roi le prend en amitié, le pensionne et même le défend quand Tartufe fait scandale -, Molière meurt en 1673, pratiquement sur scène, alors qu'il jouait Le Malade imaginaire.
Toute vie, et singulièrement celle d'un grand artiste ou d'un grand écrivain, a quelque chose de mystérieux. Il n'est pas facile de comprendre et de faire comprendre comment un fils de fonctionnaire, d'artisan ou d'ouvrier, a pu créer une oeuvre qui intéresse tous ses contemporains, et même les générations à venir.
L'exil a t une punition dans les rpubliques antiques et dans les despotismes modernes. Ovide, du ct de Constantza, Victor Hugo Jersey, Napolon Saint-Hlne, Stefan Zweig Rio, sont d'illustres figures d'exils. D'autres, tels Du Bellay ou Lamartine, se sont dits exils par abus, pour se plaindre et se situer dans cette chane de victimes. L'exil tourne vers soi. L'exil mne aux vrais biens et peut-tre Dieu. D'ailleurs, nous sommes tous des exils tels l'Albatros de Baudelaire, le Cygne de Mallarm, le dieu tomb qui se souvient des cieux . L'exil finit tt ou tard chez les sages par signifier une immersion salutaire dans les eaux de la solitude et du recueillement. Et comme toutes les grandes expriences que commentent les potes et les philosophes, l'exil est une synecdoque de la condition humaine. C'est--dire tout et rien. Un tunnel gris ou blanc, qui mne vers la mort et convie s'y prparer.
Du Moyen Age au xxe siècle, l'histoire riche en rebondissements d'une famille à l'origine de la Prusse, puis de l'Allemagne moderne, jusqu'à sa chute dans la catastrophe de 1918. Rien ne prédisposait à un tel destin les Hohenzollern, modeste famille de propriétaires terriens implantée en Souabe au XIe siècle. Après une lente ascension au cours du Moyen Age, l'acquisition du duché de Prusse en 1603 marque une étape décisive. Les règnes du Grand Electeur et de son petit-fils Frédéric-Guillaume Ier, le Roi-Sergent, font entrer la Prusse dans l'ère moderne. Frédéric II, l'ami de Voltaire, porte leur oeuvre au plus haut, tandis qu'en luttant inlassablement contre l'Autriche, il donne à son pays une stature internationale que plus personne ne contestera. A sa mort en 1786, il ne restera plus à la Prusse qu'à s'affirmer comme une puissance européenne majeure. C'est chose faite avec Guillaume ler qui, aidé de Bismarck, défait l'Autriche puis la France pour fonder le Deuxième Reich. Le nouvel Empire atteint son apogée avec son petit-fils Guillaume II, avant de disparaître au terme de la Première Guerre mondiale. Dans ce livre clair et fouillé, retraçant tant l'histoire d'une famille que d'un pays, les Hohenzollern sont restitués loin des clichés habituels. Chefs de guerre peut-être, surtout souverains tolérants, soucieux du bien-être de leur peuple, à l'avant-garde de transformations économiques, sociales et artistiques, ayant toujours eu pour but d'assurer la grandeur de leur pays.
Longtemps, l'histoire du Japon fut instrumentalisée par le pouvoir impérial, le fruit d'une idéologiesous contrôle absolu. D'autant que le XXe siècle aura été marqué en Asie, comme ailleurs, par lesgrandes idéologies dévastatrices de ce siècle. Cependant, depuis quelques années, sous l'influencedes pays anglo-saxons, l'approche historique a considérablement évolué et la parole s'est peu à peulibérée. Certains tabous (la défaite de l'Empire en 1945 ou Hiroshima) restent forts. Mais l'étude,par exemple, des relations de l'archipel avec la Chine, ou celle des rapprochements anciens voiredes fusions-migrations avec les peuples voisins, encore inimaginables il y a quelques années, sontdésormais au coeur des recherches historiques. Tout en tenant compte des derniers développements de l'historiographie japonaise et des débats dont elle a pu être l'objet, P- F Souyri propose ici une Nouvelle histoire du Japon, affranchie des poncifs anciens et des légendes, mais aussi plus en accord avec les questionnements de cette société aujourd'hui ultra moderne. Un éclairage nouveau et passionnant d'un pays qui n'en finit pas de nous intriguer?
Résumé : "Messager de paix, artisan d'union, maître de civilisation, et, avant tout, héraut de la religion du Christ et fondateur de la vie monastique en Occident, tels sont les titres qui justifient la glorification de saint Benoît, abbé" : ainsi le pape Paul VI débute-t-il son bref par lequel, en octobre 1964, il proclame ce dernier "patron principal de toute l'Europe". De Benoît de Nursie, pourtant, né vers 480 en Italie centrale, souvent représenté vêtu d'une coule noire, tenant dans une main une crosse abbatiale et dans l'autre un livre, celui de la Règle dite "de saint Benoît", nous ne savons que peu de choses. Si depuis le VIe siècle des centaines de milliers d'hommes et de femmes, moines et moniales, ont vécu et vivent encore en suivant les principes émis dans ce texte qu'il a rédigé pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire, s'il a réformé le monachisme occidental et fondé plusieurs monastères bénédictins dont celui du Mont-Cassin, ce personnage clé du christianisme occidental demeure une figure mal connue. Odon Hurel , puisant aux meilleures sources et démêlant mythes et réalités, retrace l'histoire de cet homme couramment qualifié de "patriarche des moines d'Occident" et s'attache avec brio à cerner l'originalité de sa Règle et du modèle bénédictin.
Résumé : Année trouble pour le président Raymond Poincaré qui ne retient que le doute qui saisit les Français, 1917 est aussi l'année décisive du conflit qui marque la véritable naissance du XXe siècle avec ces deux tremblements de terre que sont la révélation de la puissance américaine et la révolution bolchévique. La guerre, qui n'est plus nationale mais devient idéologique, est en train d'échapper aux Européens et un monde nouveau d'apparaître, coincé entre deux messianismes : l'idéalisme wilsonien et le communisme. 1917 est surtout l'année de l'épuisement où chacun cherche une porte de sortie honorable. Le gouvernement Français, autour de Joseph Caillaux, entame des pourparlers avec Berlin ; l'Autriche-Hongrie, en la personne de Charles Ier, approche les Alliés pour chercher une voie transactionnelle ; même le pape Benoît XV y va de son projet de paix. Jean-Yves Le Naour met son talent narratif au service de l'Histoire et raconte cette année de paix impossible. Se fondant sur des archives inédites et mêlant les expériences du peuple à celles des hauts fonctionnaires, il dresse un tableau complet qui n'épargne pas les grandes figures que la mémoire a statufié. De l'échec de Ribot, alors président du Conseil, lors des négociations avec l'Autriche aux basses manoeuvres de Clemenceau pour parvenir au pouvoir, tout est révélé. Quand l'histoire se raconte, elle est plus romanesque que la fiction.