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L'OEUVRE DES MERS
NICOLE EUGENE
OLIVIER
26,40 €
Épuisé
EAN :9782879296517
Un somptueux geste littéraire et une grave méditation sur le temps"Les premiers brouillons de L?Oeuvre des mers datent du séjour à Princeton. Je sais aujourd?hui qu?ils sont le commencement d?un adieu à l?archipel qui n?a cessé d?avancer masqué sous cette couche d?écriture qui croyait être un moyen de maintenir le lien avec lui et que, pas plus qu?à Saint-Pierre, L?Oeuvre des Mers ne pouvait être écrite en France. Produit d?un double exil, elle grandira dans les navettes transatlantiques."En 2003, les trois premiers livres de L?Oeuvre des mers qui avaient été respectivement publiés en 1988, 1991 et 1996 étaient rassemblés sous une même couverture avec une quatrième partie inédite. Le présent volume en comporte une cinquième, "Un adieu au long cours", qui pourrait servir de métaphore à l?ensemble du roman aussi bien qu?aux nombreuses années de son écriture. En revenant à son Oeuvre des Mers, une grande fresque romanesque dans laquelle il entremêle l'histoire de Saint-Pierre-et-Miquelon (sa terre natale) et ses propres souvenirs, son apprentissage du monde et, à travers l'exploration de la mémoire, un voyage à rebours vers ce qui n'est plus, Eugène Nicole poursuit et conclut sa longue traversée autobiographique. La partie nouvelle, "Un adieu au long cours", est une évocation du père et une façon aussi de se séparer définitivement de son île. Regagnant New York où il réside maintenant depuis plus de vingt ans, le narrateur aperçoit depuis son hublot le navire qui ramène à Saint-Pierre le cercueil de son père décédé en France quinze jours plus tôt. Resurgi à cet instant, le souvenir de Lindbergh survolant l?archipel le 20 mai 1927 nous ramène ainsi à la première phrase du texte: L?Oeuvre des Mers revient à son point de départ. Ce pourrait être son point final. Ce roman, foisonnant de personnages, où la saga familiale se mêle à l?Histoire proprement dite, est la représentation d'un monde vu de loin et même d'un monde perdu que parcourt mentalement le narrateur. Il en résulte un somptueux geste littéraire et une grave méditation sur le temps.
Eugène quitte Saint-Pierre-et-Miquelon pour la métropole. Nostalgique, il ne peut oublier son archipel bien-aimé ni l'époque où il allait voir des films français au petit théâtre appelé L'?uvre des mers. Il fredonne les mélodies jouées à la corne de brume, se souvient des veillées, des femmes de son enfance, souvent belles et attachantes, de la crête des falaises, du ressac et des embruns.Né à Saint-Pierre-et-Miquelon, Eugène Nicole a quitté l'archipel en 1956 pour suivre des études en France. Spécialiste de Proust, il est professeur de littérature française à l'université de New York." Ce grand chant passionnel pour un petit rocher est tour à tour drôle et poignant, généreux et précieux. "Lire
Résumé : Chaque retour à Saint-Pierre est pour l'auteur l'occasion d'enregistrer les transformations de son archipel, de revisiter son enfance, d'en retrouver les émotions. Mais cette année-là il doit affronter la disparition de sa maison natale. Assis sur l'un des bancs du square, là où celle-ci s'élevait, il tient entre ses mains l'Ulysse de Joyce, lié à ses lointaines vacances d'étudiant à Saint-Pierre. Il fait revivre la maison qui fut le cadre de sa première lecture, ajoutant cette strate de souvenirs au roman du complot qui l'aurait fait disparaître... Retour d'Ulysse à Saint-Pierre est le récit intime d'un impossible retour, une méditation sur le temps et le pouvoir de la littérature.
En 1992, suite à un long conflit entre la France et le Canada concernant la délimitation des eaux territoriales de Saint-Pierre et Miquelon, un tribunal international d'arbitrage siégeant à New York rend un verdict qui restreint les droits de pêche traditionnels et le " plateau continental " de l'archipel français. Ne lui est concédé qu'une étroite bande de mer (surnommée le "tuyau de poêle') qui met sa survie en péril.Cette menace se profile dès l'ouverture du livre en ce mois de juillet 1988 où, revenu à Saint-Pierre pour l'enterrement de son père, l'auteur-narrateur a apporté avec lui le premier volume de L'?uvre des mers qui va paraître en métropole quelques semaines plus tard.Englobant deux autres séjours dans l'archipel (en 1995 pour le tournage d'un film et en 2005 pour l'enterrement de son frère cadet) ainsi qu'un journal posthume rédigé par Monsieur, l'ancien instituteur qui se prenait pour Jacques Cartier, Les Eaux territoriales prolonge L'?uvre des mers à la façon d'un Supplément.Chronologiquement greffé aux volumes précédents, mais formant un tout en soi, Les Eaux territoriales incorpore au récit des épisodes liés à la réception de L'?uvre des mers et à sa genèse devenue une couche fertile de souvenirs. S'y multiplient des allusions littéraires dont le narrateur semble se faire un rempart dans le territoire de son enfance qu'il reconnaît de moins en moins.
Résumé : A l'opposé du diable, qui divise, le démon rassembleur est le dieu du récit. Fédérant des titres aussi improbables qu'hétéroclites (Le Chef d'orchestre callipyge, Le Bureau des Objets trouvés à l'Opéra-Comique, La Croisière du Pyjama, Trente-trois projets de sieste), ce roman, où s'estompe la frontière entre l'auteur, le narrateur et le personnage, fait de la fiction un feu d'artifice.
Résumé : A quarante-trois ans, Barry Cohen, New-Yorkais survolté à la tête d'un fonds spéculatif de 2, 4 milliards de dollars est au bord du précipice. Sous le coup d'une enquête de la Commission boursière, accablé par la découverte de l'autisme de son jeune fils, il prend une décision aussi subite qu'inattendue et embarque dans un car Greyhound. Destination : le Nouveau-Mexique où demeure celle qui fut jadis son premier amour, et avec qui il imagine pouvoir refaire sa vie. Une vie plus simple, plus saine, plus heureuse. Commence alors une folle traversée du continent. D'est en ouest, de highways en freeways, Barry découvre une autre Amérique : celle des pauvres, des marginaux, des déclassés. Pendant que sa femme, Seema, entame une liaison avec un romancier, Barry fonce vers une improbable rédemption. Sans se départir de son humour loufoque, Gary Shteyngart dresse le portrait d'une Amérique déboussolée, à la veille de l'élection de Donald Trump, et nous entraîne dans un road-trip qui tient plus des montagnes russes que du voyage d'agrément.
Résumé : C'est l'histoire d'une famille. Un père, une mère, deux enfants nés d'unions précédentes. Le père et la mère sont écrivains. Ils se sont rencontrés lors d'un projet où ils enregistraient les sons de New York, de toutes les langues parlées dans cette ville. C'est l'histoire d'un voyage : la famille prend la route, direction le sud des Etats-Unis. Le père entreprend un travail sur les Apaches et veut se rendre sur place. La mère, elle, veut voir de ses yeux la réalité de ce qu'on appelle à tort la " crise migratoire " touchant les enfants sud-américains. A l'intérieur de la voiture, le bruit du monde leur parvient via la radio. Dans le coffre, des cartons, des livres. C'est l'histoire d'un pays, d'un continent. De ces " enfants perdus " voyageant sur les toits des trains, des numéros de téléphone brodés sur leurs vêtements. Des paysages traversés et des territoires marqués par la chronologie, les guerres, les conquêtes. C'est l'histoire, enfin, d'une tentative : comment garder la trace des fantômes qui ont traversé le monde ? Comment documenter la vie, que peut-on retenir d'une existence ? Et enfin : comment parler de notre présent ? Avec Archives des enfants perdus, Valeria Luiselli écrit le grand roman du présent américain. Mélangeant les voix de ses personnages, l'image et les jeux romanesques, elle nous livre un texte où le propos politique s'entremêle au lyrisme.
Résumé : Depuis les années 2000, les sexualités féminines sont sorties du silence grâce aux séries télévisées : après Sex and The City, les productions les plus récentes ambitionnent de raconter la singularité de l'expérience des femmes. En quatre chapitres, Sex and The Series explore les métaphores et les schémas inédits que proposent ces séries récentes, et la révolution télévisuelle que nous vivons : comment le "regard masculin" est-il transformé ou contredit ? Quelles nouvelles narrations nous sont proposées ? Erudit, malicieux, cet essai détonant est également un éloge de notre plaisir de téléspectateur.