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La relation de consultance. Une sociologie des activités d'étude et de conseil
Nicolas-Le Strat Pascal
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782747551984
Les administrations, les entreprises et les collectivités publiques recourent fréquemment à des prestations de conseil, d'étude ou de recherche appliquée. Le présent ouvrage s'intéresse à la professionnalisation de ce secteur d'activité. Comment se négocie une relation de consultance ? Quelles compétences mobilise-t-elle ? A quel type de professionnalité correspondelle ? L'ouvrage analyse plusieurs situations de consultance ; il interroge la conduite de l'activité mais également le contenu de cette activité, en l'occurrence les connaissances qui sont pro duites à cette occasion. L'ouvrage s'inscrit donc dans une double perspective, à la fois une sociologie du travail d'étude et de conseil et une épistémologie des savoirs mobilisés ou élaborés dans le cadre d'un diagnostic, d'une évaluation ou d'une étude. Une relation de consultance implique de nombreux acteurs, en particulier les salariés de l'entreprise ou de l'administration concernée. Comment l'intervenant interagit-il avec eux ? Quelle posture adopte-t-il ? Comment négocie-t-il sa venue ? Avec quelle méthodologie ? Sur la base de quels principes ? L'ouvrage retient donc une troisième perspective : une analyse en terme polémologique afin de questionner les interactions qui se font jour lors d'une consultance : les co-productions, les participations, les coopérations.
L'expérience de l'intermittence se généralise dans de nombreux champs professionnels. Ce livre s'intéresse plus spécifiquement à trois d'entre eux: les champs de l'intervention sociale, du travail artistique et de la recherche en science sociale. Le récent mouvement des intermittents du spectacle a contribué à libérer la parole d'autres intermittents dont la condition était jusque-là méconnue. Comment maintenir une continuité de revenu dans un contexte de grande discontinuité de l'activité et de forte précarité? Comment préserver la qualité d'un travail de création ou de recherche quand les contrats se multiplient et que l'activité se disperse? Ces questions se posent avec une égale intensité pour les intermittents de la recherche, du social et du spectacle. L'auteur propose de réfléchir à une nouvelle "constitution" du travail, appropriée aux conditions de l'intermittence et réellement protectrice des travailleurs. Cette dissémination et cette démultiplication des activités créatives-intellectuelles interrogent également le statut de l'auteur - le statut de l'artiste et du chercheur, du professionnel et du spécialiste. Cette interrogation fait l'objet d'un entretien avec Mélanie Perrier en conclusion de l'ouvrage.
Le travail artistique se développe aujourd'hui à une échelle de masse. Il intègre une multiplicité d'activités, parfois très éloignées des mondes historiques de l'art, mais toujours très intégrées à l'économie de l'immatérialité qui caractérise le capitalisme contemporain. C'est ce processus de diffusion et de massification qui fait l'objet de ce livre. Comment se définit la qualité d'artiste à une époque de créativité diffuse ? En quels termes juger de l'art lorsque les pratiques sont devenues si multiples et les créateurs si nombreux que les modes classiques d'appréciation et d'évaluation ne fonctionnent plus ? De quelle façon une activité aussi diffuse trouve-t-elle sa place dans les espaces urbains ? Ce livre s'appuie sur une enquête auprès de ces artistes d'un nouveau genre que sont les nouveaux travailleurs "créatifs-intellectuels", et découvre dans les initiatives coopératives des artistes-RMIstes et dans celles des Friches, une alternative tant à la structuration classique des mondes de l'art, qu'à l'emprise capitaliste sur les activités immatérielles. L'entrée de l'art dans une dimension de masse pose de nouveaux enjeux démocratiques. L'idée de démocratisation culturelle convenait tant que l'art relevait encore d'une culture savante qu'il s'agissait de diffuser dans le peuple. A l'encontre de cette vision empreinte d'élitisme, le livre avance l'idée d'une démocratie culturelle.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.