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Maturations. Contacts, frontières, interprétations et constructions (2004-2009)
Nicolaï Robert
L'HARMATTAN
29,50 €
Épuisé
EAN :9782343229348
Cet ouvrage franchit les barrières disciplinaires et questionne nos dynamiques d'interprétation et de mise en signification au croisement de l'anthropologique, du linguistique et du cognitif. Les stratifications linguistico-sociales et linguistico-langagières, saisies dans un espace qui retient l'impact continu de la contingence et de la transformation historique, lui servent d'appui. La notion de "frontière" est abordée en s'intéressant à l'application métaphorique au domaine linguistique de modèles issus de la biologie génétique et à la problématique générale du transfert de modèles. Adossée à la réactualisation "académico-médiatisée" du questionnement sur l'origine des langues, une critique de la notion psycho-sociétale du "politiquement correct" et de ses impliqués est émise. La plupart des textes ici regroupés ont été présentés en ouverture des tables rondes annuelles tenues entre 2004 et 2009, dans le cadre de la Chaire Dynamique du langage et contact des langues de l'Institut universitaire de France.
Cet ouvrage synthétise des recherches et des réflexions conduites entre 1985 et 2010. Il questionne l'élaboration sémiotique à laquelle nous participons nécessairement dès lors que nous communiquons, verbalement ou non. Focalisé sur les procès de construction de sens, de transformation de formes et d'élaboration de signes qui y sont liés, il introduit à une réflexion théorique sur la place des acteurs humains dans le développement de ces dynamiques. Il retient ainsi une stratification de pertinences, suggère des évolutions conceptuelles et présente des saisies qui donnent son épaisseur à une approche organisée autour de plusieurs thèmes, sans qu'il y ait une linéarité décelable qui conduirait inéluctablement de l'un à l'autre. Des lors, nous avons affaire à un va-et-vient qui part d'un 'sujet absent' et d'une 'langue' encore saussurienne pour déboucher vers sa déconstruction et la saisie d'une théâtralité dont elle est un enjeu. L'auteur souligne la nécessaire articulation qui, à travers les pratiques langagières et les procès d'interprétation, conjoint l'hétérogénéité des formes aux représentations unitaires et homogénéisées qui font sens dans le procès de sémiotisation continu que développent les acteurs de la communication. Lesquels ne sont plus les sujets absents donnés au départ.
Ce volume questionne les dynamiques de mise en signification que nous actualisons et la façon dont nous construisons nos représentations et élaborons nos théories. L'approche est structurée en trois "parcours". Partant d'une saisie empirique de terrain, le premier parcours prend pour objet l'étude morphosémantique du lexique. Soit une thématique défrichée en son temps par Guiraud et que la recherche cognitive a récemment retrouvée sous le terme de submorphémie. Le deuxième met en contrepoint deux cadres théoriques qui, partis de bases non commensurables, concernent nos procès de mise en signification et d'élaboration du sens : soit la dynamique sémiotique conceptualisée et élaborée par l'auteur, et la sémanalyse introduite par Kristeva dans les années 1970. Parvenu à ce stade, l'ouvrage dégage une perspective nouvelle d'analyse en s'intéressant au flou constitutif qui caractérise les lexiques des langues et à la nécessaire retenue de l'historicité comme facteur déterminant dans les dynamiques de mise en signification et de création de sens que nous activons. Il ouvre ainsi la réflexion à la fois vers la considération d'une circularité propre à nos saisies épistémiques et vers la reconnaissance de la dynamique de leur développement au sein d'une spirale herméneutique dans laquelle sont inclus les acteurs de la communication que nous sommes.
Voici des récits brefs dont le décor s'étire de Lyon à Arles, et l'époque de référence va du Moyen-âge à aujourd'hui. Mais tous prétendent à l'universel ! Entre Le Cardonnel, doux poète valentinois et Conti, baba-cool assassin, les traits d
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.