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Jamais rien ne meurt. Viêtnam, mémoire de la guerre
Nguyen Viet Thanh ; Bourgeois Valérie
10 X 18
9,50 €
Épuisé
EAN :9782264076465
Si l'âme de l'Amérique finissait par être un jour totalement empoisonnée, le rapport d'autopsie devrait mentionner quelque part le mot Vietnam". Martin Luther King Toutes les guerres se jouent deux fois, d'abord sur le champ de bataille, puis dans la mémoire collective. Dans cet essai, Viet Thanh Nguyen poursuit un objectif pour le moins ambitieux : dresser le bilan le plus exhaustif possible de cette guerre que les Américains nomment " la guerre du Vietnam " et que les Vietnamiens nomment " la Guerre américaine ". De quelle manière est-elle remémorée, commémorée, oubliée, d'un côté comme de l'autre ? Analysant un large panel de formes culturelles - romans, cimetières, monuments, films, photographies, expositions, jeux vidéos - une enquête saisissante et érudite au coeur de la fabrique des souvenirs. En ligne de mire, la volonté de restituer une mémoire juste des guerres, une mémoire qui se souviendrait aussi des faibles, des vaincus, des ennemis. L'enjeux est de taille. Chercher à restituer la vérité, c'est permettre la réconciliation, le pardon et surtout éviter que l'Histoire ne se répète. PRESSE : " Un essai remarquable et érudit. " Centre Presse " Nguyen parvient à délivrer une critique éloquente de la guerre et à révéler l'impact du souvenir des survivants sur l'identité des générations suivantes. " Publishers Weekly " Une réflexion puissante sur la manière dont on choisit de se rappeler et d'oublier. " Kirkus Reviews
Un évènement ! Tous nos parents auraient dû faire un film de leur vie. Du moins, mes parents auraient dû. Viet Than Nguyen a quatre ans quand sa famille fuit le Vietnam après l'offensive communiste pour immigrer aux Etats-Unis. Séparé de son frère et de ses parents, placé en famille d'accueil, il ne retrouve les siens que plusieurs années après, à San José, en Californie, où ses parents ont ouvert une supérette vietnamienne, recréant autour d'eux un peu de leurs racines. Mais cet American Dream, si rutilant soit-il, masque une violence sourde. Les Nguyen, cibles de fréquentes agressions, se tuent à la tâche et peinent à s'intégrer à un pays qui les renvoie éternellement à leur statut d'étrangers. Leur réussite, ce sera leurs fils. L'aîné a fait d'excellentes études de médecine à Harvard. Le plus jeune, Viet Thanh, est devenu professeur de littérature, puis écrivain, avant d'obtenir le prix Pulitzer pour Le Sympathisant. Récit haletant d'une vie de lutte et de tourments, réquisitoire magistral contre une Amérique impitoyable envers ses minorités, L'Homme aux deux visages est aussi une lettre d'amour d'un fils à ses parents et, au-delà, à tous celles et tous ceux que la vie a forcés à quitter leur pays, leur histoire, leur identité.
Voici les récits de vingt écrivains originaires du monde entier. Leur point commun ? Tous ont été, à un moment de leur vie, des réfugiés. Vietnamien, Afghan, Chilien, Iranien, Ukrainien ou Ethiopien d'origine, ils relatent le traumatisme de l'exil, l'inévitable fracture familiale, l'improbable voyage vers l'inconnu pour fuir la guerre, les persécutions, la misère, mais aussi les travaux forcés, l'embrigadement des enfants soldats, l'épuration ethnique. Etre déplacé, c'est faire l'expérience douloureuse de l'altérité, du rejet, de la perte d'identité. C'est aussi affronter la difficulté d'être invisible — ou trop visible — dans un pays qui ne veut pas de vous. Ces écrivains, aujourd'hui en sécurité, s'interrogent : comment leurs parents ont-ils survécu et qu'auraient-ils fait à leur place ? " L'écrivain-déplacé a n'a-t-il pas un devoir de mémoire à honorer ? Comment décrire l'indicible ? Pour tenter d'y répondre, les plus belles plumes contemporaines ont accepté de nous livrer, sans fard, une partie de leur histoire personnelle.
Avril 1975, Saïgon est en plein chaos. A l'abri d'une villa, entre deux whiskies, un général de l'armée du Sud Vietnam et son capitaine dressent la liste de ceux qui pourront quitter le pays par les derniers avions. Mais ce que le général ignore, c'est que son capitaine est un agent double au service des communistes. Arrivé en Californie, tandis que le général et ses compatriotes exilés tentent de recréer un petit bout de Vietnam sous le soleil de L.A., notre homme observe et rend des comptes dans des lettres codées à son meilleur ami resté au pays. Dans ce microcosme où chacun soupçonne l'autre, notre homme lutte pour ne pas dévoiler sa véritable identité, parfois au prix de décisions aux conséquences dramatiques. Et face à cette femme dont il pourrait bien être amoureux, sa loyauté vacille...
Résumé : La suite tr?s attendue du Sympathisant, Prix Pulitzer 2016 ! Apr?s avoir r?chapp? d'un camp de r??ducation, Vo Danh (l'homme sans nom, l'espion, l'agent double ? la solde des communistes, h?ros et narrateur du Sympathisant) atterrit ? Paris en m?me temps qu'une cohorte de r?fugi?s vietnamiens. Il est accompagn? de Bon, son fr?re de sang, toujours aussi r?solument anti-communiste (et ignorant de la double identit? de Vo Danh). Tous deux log?s dans le 11?me arrondissement de Paris, ils se lancent ? l'assaut de la capitale bien d?cid?s ? faire leur trou et surtout ? se remettre de leurs ?motions. H?las, Le Boss, leur seul contact ? Paris, n'est autre qu'un trafiquant notoire qui leur offre en guise de job, de devenir ses hommes de main, charg?s de r?gler leur compte aux mauvais payeurs et autres resquilleurs. Bien trop sensible pour supporter toute cette violence, Vo Danh propose au Boss de se lancer dans un trafic de cannabis aupr?s des intellectuels de gauche et autres philosophes marxistes. Un business plus tranquille et plus lucratif. Du moins le croit-il, car tr?s vite, il se retrouve au coeur d'une brutale lutte de territoire entre dealers alg?riens. Et comme si tout cela ne suffisait pas, Bon et lui apprennent une incroyable nouvelle : l'homme masqu?, leur tortionnaire au camp de r??ducation, serait lui aussi ? Paris et occuperait un poste important ? l'ambassade du Vietnam. Pour Vo Danh qui pensait couler des jours heureux ? Paris, boire des cr?mes en terrasse tout en se goinfrant de croissant, les ennuis ne font que commencer... " Un roman d'espionnage f?roce, dr?le et profond?ment ambivalent. " ELLE " Certainement l'un des romans les plus impressionnants de cette rentr?e (...) Cette confession d'un agent secret est plus qu'un roman politique anti-imp?rialiste. C'est une r?flexion subtile sur les ambigu?t?s de l'histoire. " Le Monde " Viet Thanh Nguyen [... ] s'est impos? comme un virtuose des narrations labyrinthiques. [... ] Cet ennemi du manich?isme ne d?fend aucune v?rit?, sinon la plus trompeuse qui soit, l'inatteignable v?rit? en chacun. C'est l? qu'il est grand " Le Figaro
Résumé : On ne semble plus vouloir aborder Mai 68 que sous deux angles : la commémoration des témoins et des anciens, rituellement organisée tous les dix ans ; la liquidation exigée par ses adversaires, qui, régulièrement, revient sur le devant de la scène médiatique. Ce livre veut sortir de ce double discours, pieux et nostalgique ou vindicatif et injuste, en proposant les documents qui, sur le moment même, ont constitué l'événement de Mai 68. A travers ces traces écrites, ces voix plurielles - déclarations, pétitions, slogans, tracts, procès-verbaux de manifestations, fiches de renseignements généraux, projets étudiants ou ouvriers, extraits de presse, fragments de discours -, l'on peut revivre au plus juste et comprendre ce qui fut une véritable révolution, dans la rue, certes, mais aussi dans les mots. Le regard de l'historienne, au ras de l'archive, permet ainsi de lire à nouveaux frais ce qui s'est passé au printemps 68, moment d'invention et de jubilation de la parole.
Résumé : Il y a 30 ans, le mur de Berlin tombait, surprenant les Berlinois, les Allemands, le monde entier. Un an plus tard, l'Allemagne était réunifiée. Si une erreur de communication est à la source de ce bouleversement majeur, depuis longtemps déjà le bloc soviétique vacillait. Que s'est-il donc réellement passé cette nuit du 9 novembre 1989 ? Michel Meyer, alors journaliste à l'ORTF, était à Berlin. Comme tous les autres reporters, il ne s'attendait pas à ce que le mur s'effondre du jour au lendemain, et vécut cet événement fondateur de l'intérieur sans l'avoir anticipé... Ce témoignage exceptionnel sur les circonstances et les conséquences quasi immédiates, politiques et sociales, de la chute du mur, raconte et décrypte également le monde d'après, d'après la guerre froide et le communisme, d'après un continent coupé en deux, celui d'une société traumatisée par les totalitarismes, d'une Europe à reconstruire alors que la construction européenne est déjà bien avancée, de deux civilisations qui se rencontrent sans s'y être préparées. Sous quels auspices eut lieu la réunification ? Comment les dirigeants de l'époque, mais aussi les Berlinois et les Européens vécurent-ils ces moments charnières ? Que se passait-il alors en Russie ? aux Etats-Unis ? en Chine ? De 1989 à aujourd'hui, Mur de Berlin, le monde d'après brosse un portrait unique, inédit et finement documenté de l'Europe, et s'appuie sur des témoignages des grands témoins d'alors, journalistes, historiens, hommes politiques. Avec pour ambition d'envisager sereinement celle de demain.
Résumé : " A quarante-neuf ans, j'entrais dans l'aventure, comme un homme que le destin jetait hors de toutes les séries. " Rebelle pour les uns, traître pour les autres, le général de Gaulle est encore inconnu des Français lorsqu'il décide en juin 1940 de gagner l'Angleterre pour y organiser la résistance alors même que l'armistice est sur le point d'être signé. Au micro de la BBC, depuis les studios de Londres, il fait entendre une voix nouvelle, résolument dissidente, qui appelle tous les Français à poursuivre le combat, malgré la défaite. Dans un récit vivant et nourri d'anecdotes, Aurélie Luneau raconte la genèse et la portée de l'Appel du 18 juin, désormais l'une des grandes dates de l'histoire de France, un symbole qui a traversé le temps et surmonté les querelles partisanes. Chemin faisant, elle retrace au plus près l'aventure étonnante d'un homme seul et volontaire, passionnément épris de son pays.
Résumé : "Quand les hommes, les femmes vous disent : "Nous, les générations adultes, nous nous savons sacrifiées, mais nous travaillons pour les enfants, pour l'avenir", vous direz ce que vous voudrez, c'est beau". Léon Trotsky (1879-1940), de son vrai nom Lev Davidovitch Bronstein, est, avec Lénine, un des principaux acteurs de la révolution d'Octobre. Successivement président du soviet de Saint-Pétersbourg, commissaire du peuple pour l'Armée et les Affaires navales de l'URSS, il finira par s'opposer à la bureaucratisation du régime incarné par Staline en prenant la tête de l'Opposition de gauche. Chassé du gouvernement en 1925 puis d'URSS quatre ans plus tard, il vivra le restant de ses jours en exil : Turquie, France, Norvège, Mexico enfin, où il sera assassiné par Ramón Mercader. Créateur de la IVe Internationale qui fédère encore aujourd'hui de nombreux mouvements adeptes de la pensée trotskyste, celui qui signait ses lettres à sa "femme" d'un familier "ton vieux chien" reste pour beaucoup une énigme dont Michel Renouard tente ici de s'approcher.