Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Bonjour monsieur le Ministre !
Ngandu Nkashama Pius
L'HARMATTAN
13,50 €
Épuisé
EAN :9782296028784
Une épouse loyale aux belles allures de princesse, un futur et bien probable Ministre des Oiseaux migrateurs au portefeuille variable, un négociant des tropiques transformé en "homme d'affaires" avisé qui demeure un néocolonial nullement ombrageux. Au travers de ces effigies parodiques, l'auteur a réuni les ingrédients les plus sulfureux afin de reproduire par le drame un espace total pour les antagonismes permanents. Au-delà de la raillerie apparente, la légende de Nzuayi permet de mesurer les incohérences des systèmes politiques qui se bousculent dans une Afrique du siècle secouée par des rébellions et des batailles sanglantes. Le féticheur attitré, reconnu maître ès théories mystiques et autres saloperies du même répertoire, n'inspire plus aux prétendants que les subtilités irrationnelles des dictateurs en herbe lorsqu'ils paraissent aux prises avec des folles envies pour des mascarades électorales. Ensuite, des gouvernements grotesques formés et réformés chaque semaine, des fossoyeurs chargés des départements de terres, mines et énergies, ou des idolâtres nommés aux cabinets de jeunesse et sports : des scènes d'une bouffonnerie étonnante et qui ont toujours agrémenté les spectacles quotidiens de nos Despotes Eclairés. Il faudra désormais démanteler ces ganambairs minables. Tukishikishi. Les nations se construisent et elles inventent ce phénomène unique en son genre : l'avènement d'une société auto-centrée dans laquelle chaque citoyen en âge de validité se considère comme un ministre en puissance, grâce à la clairvoyance du Patriarche distingué Yandi Ve. Le théâtre a fourni la parole et le rire à ceux qui ne savent plus pleurer sur leurs propres souffrances. des Arts de Kinshasa (1979-1982), et il reconstruit une oeuvre littéraire qui s'impose de plus en plus dans le monde des lettres.
Cette pièce est conçue à la manière d'une allégorie poétique. Au milieu des paraboles et des légendes mythiques, se bousculent des ombres, des spectres, des visions entrevues durant un songe. Tout se déroule aux pourtours des espaces indiqués par des symbolismes particuliers : les mangroves sur les bords des marécages et des marais d'où émergent des êtres étranges.
Le présent ouvrage refuse les compromissions faciles à propos des guerres qui ravagent l'Afrique actuelle. L'auteur affronte les souffrances, au lieu de pressentir les abjections lorsqu'elles se déchaînent, jusqu'aux poings qui s'abattent. Les yeux ne pleurent plus des larmes de sang, mais ils se remplissent des flammes de la colère. Oui, la colère pour saisir, résister, se battre, parce que le limon est saturé de sang... La guerre : des millions de morts, des dizaines de milliers de "femmes violées", des centaines de milliers d'enfants orphelins, une "montagne de cadavres"... Le tribut des terreurs à payer aux bourreaux, aux usurpateurs, aux imposteurs comme aux marionnettes des pays voisins, la rançon des ressources minières au profit des armes de destruction. La guerre au Congo : une absurdité totale, parce qu'elle ne s'arrête plus, quatorze années, déjà... Comment conjurer le paradigme des dramaturgies de frayeurs et d'horreurs sans forcer les langages à se transformer en actes de libération, en rituels d'exorcisme et de "guérison" ? Partir de la duplicité des turpitudes politiques, avant de montrer que les efforts pour proscrire les douleurs d'un Peuple meurtri réussiront à suspendre la "catastrophe" et la tragédie d'un pays. L'Ecrivain engendré par les violences de la mort doit échapper aux pièges des redondances littéraires figées par la dénonciation. Les discours qu'il institue permettront l'émergence des mythologies de souveraineté afin de célébrer la "race des vainqueurs" ainsi que l'avènement d'une "terre nouvelle". La terre de la Liberté.
Yannick, un jeune métis africain, vit à Bruxelles chez sa tante Elly. Il s'interroge sur ses origines. Hanté nuit après nuit par de sombres cauchemars, un jour il décide de partir en République démocratique du Congo se recueillir sur les cendres de son père, mercenaire mort au combat. Il entame alors un étrange et envoûtant voyage où il rencontrera l'amitié, la misère, la cruauté de la guerre, et où il découvrira un terrible secret.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.