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Le transfert. Etude psychanalytique
Neyraut Michel
PUF
30,43 €
Épuisé
EAN :9782130455677
Une théorie générale du transfert est ici mise en place. Le contre-transfert y figure en contrepoint et le plan de l'ouvrage reflète cette opposition dialectique. Par cette mise en place, le concept de transfert se dégage des " mécanismes " ou des " états " avec lesquels on s'efforce de le confondre : introjection, projection, régression ; notions qui, par retour, se trouvent éclairées d'être ainsi distinguées du transfert. Leur origine commune s'y révèle dans le concept de Psychème dont une première théorie est ici esquissée. L'étude historique s'efforce de retrouver le sens freudien original du transfert et ouvre, par le canal de Maine de Biran, Ferenczi, Mélanie Klein, le débat sur la réalité du transfert et de la réalité dans le transfert. Plusieurs fragments d'analyses sont ici rapportés, qui éclairent le sens de ce quiproquo dans la dialectique de la cure. Les grandis thèmes de la répétition, du langage et de la pensée s'y trouvent confrontés aux catégories classiques du transfert positif, négatif ou latéral - et débouchent sur une distinction nécessaire entre transfert direct et indirect.
Résumé : Elena, Grecque élevée en France, veuve d'un écrivain mort en 1949 à la fin de la guerre civile, vient de passer quinze ans en prison. Une seule terre d'asile s'offre à elle : Berlin-Est, où l'attend Gunther Braun, un Allemand anti-nazi qu'elle a connu dans le maquis grec. Ayant subi l'occupation allemande et perdu son premier amour dans la lutte clandestine, elle voue au peuple allemand tout entier une haine farouche. Elena est un personnage tragique qui reste la proie du passé et de ses souvenirs. Un soir, elle entend dans une chambre voisine de la sienne des chants, des rires, de la musique. De jeunes touristes polonais l'accueillent avec gentillesse. Gagnée par le charme de leur insouciance juvénile, elle sent que le cauchemar du passé s'éloigne. Mais, dès le lendemain, elle est de nouveau accablée par ses souvenirs. Au moment où elle va partir pour la France, une circonstance imprévue lui révèle la tragédie qui a endeuillé la jeunesse de Gunther. Or cette tragédie qui lui a dicté la conduite de toute sa vie, Gunther n'en a jamais soufflé mot à Elena, par délicatesse et pour ne rien devoir à une compassion trop facile. Il mérite donc l'estime d'Elena, son affection, et, qui sait ? mieux encore... Quelque chose alors se dénoue en Elena : elle n'ira pas en France. Cette histoire qui n'est pas la sienne, Elisabeth de Neyrat l'a faite sienne avec une passion contenue, une fougue mesurée, un tact exemplaire.
Le dimanche 4 juin 1944, dons une petite ville de Normandie, Régine Leker, qui vit seule depuis l'arrestatien de son père par la Gestapo, reçoit la visite d'un soldat allemand. Contrairement à toute vraisemblance, il ne s'agit pas d'un ennemi, mais d'un ami d'enfance, Alsacien enrôlé de force dons la Wehrmacht : Bernard Watré. Régine, qui se garde soigneusement de la moindre étincelle de patriotisme, aidera pourtant Bernard à déserter, à la faveur d'un bombardement. Ensemble, ils tenteront l'impossible pour essayer d'échapper au sort que la Feldgendarmerie réserve aux déserteurs et à leurs complices. Mais le débarquement allié survient, et c'est l'horreur des arrières immédiats du front sans cesse pilonnés par l'aviation alliée. Au milieu de toute cette folie Régine deviendra la maîtresse de Bernard, pensant ainsi le lier plus étroitement à elle et l'inciter à renoncer aux projets qu'il nourrit : rejoindre les troupes alliées et "se battre pour qui bon lui semble" . Régine ne parviendra pas à retenir Bernard, et Bernard, de son côté, ne trouvera pas le combat de son choix. En quelques jours ils réussiront seulement à aller jusqu'ou bout du désespoir et è épuiser leurs chances de survie.
Résumé : Après vingt ans d'absence et à l'occasion de la Corrida des Vendanges, André Feradel, qui est l'homme de confiance d'un torero espagnol, revient à Nîmes, sa ville natale. En quarante-huit heures, il retrouve divers membres de sa famille, riche et honorablement connue, noue de cordiales relations avec d'anciens maquisards des Cévennes, et tombe même vaguement amoureux de la femme de l'un d'eux. Tout en s'inquiétant pour son jeune maître chaque jour en danger de mort, il distrait sa vieille tante en jouant du Chopin, bouleverse sa soeur cadette, irrite son frère aîné, défraie la chronique locale : il rentre au petit jour, vide tous les verres qui passent à sa portée, mène tambour battant une aventure galante, envoie promener son affligeant beau-frère, jette à la face des gens, qui ne lui demandent rien, son passé de honte et de misère, s'adresse en pensée à sa petite soeur d'élection, tombe en syncope et raconte sa vie à un médecin apatride. Et pour finir il découvre que tous ces personnages qu'il a été, cadet de bonne famille, engagé dans les troupes allemandes, réfugié politique et clochard à Madrid, détenu de droit commun, chauffeur de maître, se sont fondus en une seule et même personne. Depuis douze ans celle-ci s'est vouée au culte d'un camarade espagnol connu en prison et fusillé, l'archange impossible à oublier, l'ami unique et merveilleux auquel, un matin, André Feradel a juré fidélité.
Freud nous a proposé une conception complexe d'un " appareil psychique ", héritage que ses successeurs s'emploient à développer, atteignant parfois dans leurs efforts ce que nous pourrions appeler des Annapurna conceptuels. Toutefois, bien peu de théoriciens de la psychanalyse mettent en question un double concept, celui d'animalité et celui d'humanité, systèmes de représentations, d'idées sur l'animal et l'humain, l'un invalidant l'autre. Pourtant Freud, particulièrement dans ses travaux de psychanalyse appliquée, avait donné là quelques coups de boutoir. Car, dès l'aube de l'humanité, celle-ci s'emploie à refouler son animalité. Objet d'interminables débats philosophiques et théologiques, l'animalité s'est vue avant tout refuser toute âme, toute affectivité, toute sensibilité. Elle ne fonctionnerait qu'à l'instinct. Est-ce un instinct chez l'homme que de refuser son animalité ? En tous cas, ce refoulé-là peut nous revenir avec une violence incontrôlable s'il ne nous empêche pas par ailleurs d'atteindre une compréhension de certains fonctionnements humains. M.-Th. Neyraut-Sutterman. Ce recueil propose une approche pluridisciplinaire de la question : médicale (M. Robert), phylogénétique (S. Vallée-Vignot, R. Shäppi), philosophique (F Burgat), psycholittéraire (E. Castellano-Maury, M. D. Gertler, J. Violette), poétique (A. Mezei) et psychanalytique (M.-Th. Neyraut-Sutterman).
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».