Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Trois heures
Neyestani Mana ; Lahidji Massoumeh
CA ET LA
16,00 €
Épuisé
EAN :9782369902836
Mana Neyestani est réfugié en France depuis 2011 après avoir dû s'enfuir d'Iran à cause d'un dessin, des événements qu'il a décrits dans son premier livre, Une Métamorphose Iranienne (çà et là/arte éditions, 2012). Dans Trois Heures, il raconte comment sa condition de réfugié lui pèse, condamné à ne pas pouvoir revenir dans son pays où il risque la prison à vie, tout en ne sentant pas encore chez lui en France. Cette condition lui a été cruellement rappelée en 2017, au moment où il s'apprêtait à s'envoler pour le Canada pour rendre visite à son frère. Bloqué à l'aéroport par la compagnie aérienne qui ne savait pas comment traiter son titre de voyage de réfugié, Mana Neyestani s'est heurté à un mur d'incompréhension. Trois Heures détaille cette longue attente durant laquelle il ne peut que constater son impuissance et le peu d'attention accordée aux personnes dans sa position. C'est aussi l'occasion pour cet homme timide qui n'ose jamais élever la voix ou défendre ses intérêts de se livrer à un exercice d'introspection. Un récit poignant, parfois drôle et tout le temps honnête, sur un homme forcé à l'exil mais dont le pays d'accueil le traite encore trop souvent comme un intrus.
Né à Téhéran en 1973, Mana Neyestani est dessinateur de presse depuis l'âge de 16 ans. D'abord en Iran, jusqu'à ce qu'un dessin provoque son emprisonnement et sa fuite à l'étranger, puis en France, où il vit désormais en tant que réfugié politique. Son travail d'illustrateur pour des sites dissidents iraniens a connu un énorme retentissement pendant les manifestations contre les élections présidentielles de 2009. Il est depuis devenu l'un des porte-parole de la contestation du régime iranien. Membre de l'association Cartooning for Peace, il a reçu le Prix international du dessin de presse en 2012. Le présent recueil rassemble près de 220 illustrations.
Une métamorphose iranienne. Le cauchemar de ManaNegestani commence en 2006, le jour où il dessine uneconversation entre un enfant et un cafard dans le supplémentpour enfants d'un hebdomadaire iranien. Le cafard dessiné parMana utilise un mot azéri, et les azéris, peuple d'origine turquedu nord de l'Iran, sont depuis longtemps opprimés par lerégime central. Pour certains d'entre eux, le dessin de Mana estla goutte d'eau qui fait déborder le vase et un excellentprétexte pour déclencher une émeute. Le régime de Téhéran abesoin d'un bouc émissaire, ce sera Mana. Lui et l'éditeur dumagazine sont arrêtés et emmenés dans la prison 209, unesection non officielle de la prison d'Evin, sous l'administrationde la VEVAK, le ministère des Renseignements et de laSécurité nationale... Au bout de deux mois de détention, Manaobtient un droit de sortie temporaire. Il décide alors de s'enfuiravec sa femme. Bouleversant, Une métamorphose iranienneest une plongée en apnée dans le système totalitaire kafkaïenmis en place par le régime iranien.
Après Une Métamorphose iranienne et le Petit Manuel du parfait réfugié politique, Mana Neyestani réalise un fascinant docu-fiction à propos d'un tueur en série qui a sévi dans l'est de l'Iran au début des années 2000. Basé sur des entretiens filmés par deux journalistes proches de Mana Neyestani, L'Araignée de Mashhad retranscrit le parcours de Said Hanaï, qui, au prétexte de se conformer à des prescriptions religieuses, assassina seize femmes prostituées ou droguées en quelques mois dans la ville sainte de Mashhad, située au nord-est du pays. Le tueur amenait toutes ses victimes chez lui avant de les étrangler, d'où l'appellation par les médias de " meurtres de l'araignée ". Alternant véritables interviews du tueur et passages fictionnels, Mana Neyestani dévoile aussi bien le point de vue du tueur que celui de ses proches, de ses victimes ou du juge en charge du dossier. Il met en lumière le poids d'une vision rigoriste de la religion dans cette ville, l'une des plus conservatrices du pays, où une partie de la population a manifesté en soutien au tueur après son arrestation. Combinant différents registres narratifs et graphiques en passant d'un protagoniste à l'autre, Mana Neyestani montre à travers ce fait divers une société malade où ceux qui vivent en marge sont considérés comme des sous-humains, allant parfois jusqu'à justifier les pires extrémités.
Blanca sait que les fantômes n'existent pas. Ni les extraterrestres. Rien de tout ça n'existe. En revanche, ses amis sont bien réels. Eric, Sam, qu'elle n'a pas vue depuis trois ans, et Cookiefire, une youtubeuse fan de mangas à l'eau de rose. Blanca distingue très bien ce qui est réel et ce qui ne l'est pas, mais il y a cet être étrange qui apparaît et que personne ne peut voir, sauf elle. Serait-ce une sorte d'avertissement ? Pour le moment, ce qui semblait devoir être un jour comme les autres s'est terminé par une nouvelle apparition mystérieuse suivie d'une découverte macabre : le cadavre d'une fille sur la plage. Cet événement replonge Blanca dans ses souvenirs du terrible accident qui s'est déroulé des années auparavant... Après Proches Rencontres qui abordait le thème des victimes d'enlèvements par des extraterrestres, Anabel Colazo continue d'explorer les mythes de la pop culture, dans un récit inspiré des "creepypastas" , ces légendes urbaines qui circulent sur internet. Comme dans son précédent livre, Anabel Colazo pratique les faux semblants : le dessin crayonné, les personnages aux traits enfantins et les couleurs explosives dissimulent en réalité de sombres secrets.
Présentation de l'éditeur Hermann Karnau est un jeune acousticien allemand, responsable de la sonorisation de meetings politiques nazis au début de la Seconde Guerre mondiale. Fasciné par les mystères de la voix humaine, il enregistre des centaines de voix au cours de la guerre puis procède à des expérimentations scientifiques pour le compte du IIIe Reich. Sa position l'amène à fréquenter Goebbels, le ministre de la propagande nazie, et plus particulièrement l'aînée de ses six enfants, Helga. L'adolescente, initialement très attachée à son père, découvre le véritable visage de celui-ci au fur et à mesure de l'avancée du conflit. Les mondes de Karnau et d'Helga se rejoindront finalement dans la noirceur la plus profonde, marquant la folie d'un système abject.
Bob Frank, la trentaine, habite à Minneapolis où il est chauffeur de taxi. Il reçoit un jour une carte postale d'une ancienne petite amie qui lui annonce de but en blanc qu'il est père depuis des années et que sa fille, Casey, va débarquer chez lui dans les jours qui viennent. Une fois la jeune adolescente arrivée, Bob se rend compte qu'elle est là contre son gré et que sa mère l'a obligée à s'installer quelques temps chez son père. Il va devoir déployer des trésors d'imagination pour amadouer sa fille. Au départ farouche, Casey va rapidement se faire à ce père nouvellement découvert, mais pour combien de temps ? Quelques heures marque le retour de l'un des premiers américains publiés par çà et là, Joel Off, auteur d'Au Fil de l'eau, publié en 2006 et de Nuits Blanches en 2007. Dans ce nouveau récit, on retrouve la narration empreinte de mélancolie caractéristique de cet artiste au registre graphique singulier et très éloigné des autres auteurs américains.
Romberger James ; Van Cook Marguerite ; Le Hin Bar
L'Enfant inattendue est le portrait croisé d'une mère et de sa fille dans l'Angleterre de la seconde moitié du vingtième siècle, en cinq tableaux retraçant des moments forts de leurs vies, des bombardements de Portsmouth pendant la Seconde Guerre mondiale aux manifestations parisiennes de 1968. A la fois biographie et autobiographie, le récit entremêle les souvenirs de la femme et de l'enfant en une impressionnante mosaïque d'émotions. Le texte et les couleurs de Marguerite Van Cook alliés aux dessins de James Romberger capturent avec lyrisme et sensibilité aussi bien les effrois de la guerre que la sidération d'une enfant confrontée à un monde à la fois sublime et dangereux.