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Sarkis. "Au commencement, le toucher"
Neveux Pascal ; Didi-Huberman Georges ; Menu Miche
ARCHIBOOKS
24,50 €
Épuisé
EAN :9782915639421
A l'invitation du Frac Alsace, sarkis a investi la salle d'exposition du Frac, la Chapelle saint Quirin à Sélestat ainsi que le Musée Unterlinden de Colmar. Cet ambitieux projet vise à mettre en place, pour la première fois, un véritable parcours autour du point névralgique que constitue le retable d'Issenheim (Mathias Grünewald, 1512-1516), dans son oeuvre. Depuis plus de 35 ans, Sarkis élabore une oeuvre importante dont la dimension poétique et la pertinence lui permettent de jouir d'une reconnaissance internationale. Ses productions, d'un profond humanisme, sont des mises en scène composées d'objets, sculptures, aquarelles, photographies, films créés par l'artiste qui se nourrissent de références à l'histoire, la philosophie, les religions, les arts ou la géopolitique. Elles tentent en permanence de bâtir un pont entre les oeuvres du passé et le monde contemporain. Son travail est un cheminement où le monde est ressenti comme un tout, riche et chaotique, où chaque intervention est pensée pour l'architecture et pour la mémoire du lieu qui l'accueille et confère aux lieux investis un nouveau souffle de vie. Le livre se décline en 4 cahiers, un cahier de textes imprimés en noir et blanc sur papier gris et 3 cahiers couleurs pour les trois interventions.
C'est en 1977 que Yannis Ritsos (1909-1990) écrit ce long poème où il conjugue les trois facettes du temps (passé, présent, futur) avec une mémoire toujours vivante et signe ainsi une fabuleuse (et de fait monstrueuse) autobiographie en même temps que l'un de ses textes les plus expérimentaux. Ces "mémoires d'un homme tranquille qui ne savait rien" sont une composition d'une exquise indiscipline.
En 1952, en plein maccarthysme, les Services d'Immigration et de Naturalisation américains arrêtent et emprisonnent C. L. R. James à Ellis Island. C'est là que James débute la rédaction de Marins, renégats & autre parias /L'histoire d'Herman Melville et le monde dans lequel nous vivons. Son interprétation de Melville prolonge une lecture de Moby Dick qui opposait à la volonté totalitaire du capitaine Achab -produit d'un individualisme poussé jusqu'à ses plus extrêmes limites- le pluralisme démocratique, et spécifiquement américain, représenté par le narrateur, Ismaël. James fait de Achab la figure-type du totalitarisme, celui qui se retourne avec rage contre la civilisation du progrès matériel qui l'a vu naître, dans laquelle il a évolué et dont l'industrie de la chasse à la baleine est le parangon. Achab est pour James le symbole de la folie qui s'est emparé de la civilisation ; c'est un représentant du pouvoir d'autodestruction que recèle la maîtrise scientifique et technique du monde : Achab est un prototype de Hitler et Staline. Selon James, avoir su dépeindre le type totalitaire tel qu'il allait s'incarner un siècle après fait de Melville -avec Shakespeare, Milton et Cervantes- l'un des rares écrivains qui ont vu le futur et ont su créer un personnage original. Mais si James reprend l'équation Achab=totalitarisme, il remet en cause sa contrepartie : Ismaël=démocratie... A l'instar des trois seconds du navire le Pequod, Ismaël reste impuissant face à Achab ; il est incapable de résister à sa folie totalitaire... et il finit par s'y soumettre. Pourquoi est-ce le cas ? Parce qu'Ismaël est un "intellectuel moderne" qui a lui aussi rompu avec la société ; il se définit par son "isolement spirituel", sa répulsion envers le monde, une profonde misère psychologique. Ismaël n'est nullement la négation d'Achab ; c'est bien plutôt son double. En d'autres termes, la prétendue "démocratie américaine" ne peut qu'échouer à combattre le totalitarisme, car cette démocratie menace à tout instant de se renverser en son contraire... comme le prouve le maccarthysme. Cela signifie-t-il que l'autodestruction de la civilisation est pour James irrémédiable ? Non, car il y a bien dans Moby Dick une force qui s'oppose à Achab : cette force c'est l'équipage du Pequod lui-même ; ce sont ces "marins, renégats et parias"...
Né en 1954 à Krefeld, étudiant de Sigmar Polke à Hambourg, Albert Oehlen a été associé à la "Bad painting" tout au long des années 1980 aux côtés d'artistes tels que Werner Buttner, Martin Kippenberger, Georg Herold. Albert Oehlen souligne le parcours qui mène de ses abstractions des années 1990 aux réalisations récentes. Aux questions qui lui sont fréquemment posées à ce sujet, il répond qu'il ne peut guère être plus explicite et reconnaît toutefois ceci comme le moteur de sa création, définissant une sorte d'Art pour l'Art où tout ce qui se passe est ce qui se passe sur le tableau. Le catalogue de l'exposition qui lui est consacrée au Carré d'Art de Nîmes, du 24 juin au 9 octobre 2011, rassemble 35 peintures et fait le point sur la création récente de l'artiste et sa relation revendiquée à l'abstraction américaine des années 1950-1960, en particulier l'oeuvre de Willem De Kooning, une de ses grandes admirations. Oehlen établit de nouvelles règles à chaque série, parfois le choix d'une couleur, du collage ou certains formats. Le choix s'organise autour de 4 ensembles : oeuvres abstraites du milieu des années 1990, peintures grises (1998-2008), Computer Paintings, un groupe de Finger Malerei (peinture aux doigts) qui sera présenté pour la première fois.
De "accessoires" à "vintage", en passant par "blogs" et "petite robe noire", Nelly Rodi nous introduit en 101 mots au système de la mode et à ses multiples facettes. Avec fraîcheur et engagement, elle décrit les acteurs et le fonctionnement de la chaîne de création. Elle évoque bien sûr les pièces mythiques, comme la marinière de Gabrielle Chanel, mais analyse également les tendances actuelles du monde de la mode, en définissant les anglicismes "fashion victime" et "pop-up store".Tout au long de cet ouvrage, Nelly Rodi crée un pont entre les mots "artisanat" et "art", formulant ainsi une ode à la création contemporaine et surtout française.
Deux volumes collinaires viennent envelopper le bâtiment industriel du central téléphonique de Lacassagne formant, en lisière du quartier de la Part-Dieu, la Campus Orange Lyon, dit "Campus Lumière". L'ensemble est relié par une allée centrale et deux passerelles en étage, un hall monumental donne vue sur le nouveau parvis végétalisé. Les lignes brisées des deux constructions neuves embrassent le bâtiment industriel révélant sa dimension patrimoniale. Les façades en verre et aluminium laqué jouent avec les briques teintées et l'exosquelette du volume existant marquant visuellement l'ambition de la métropole d'un quartier neuf respectueux de l'existant.
Cet ouvrage offre un aperçu unique du processus de conception de 21 passerelles piétonnes et cyclistes. Contexte physique et historique, contraintes techniques, écologiques et économique ; culture, processus, sont quelques-uns des mots clés qui rendent chaque projet unique. L'auteur de projet, l'architecte et l'ingénieur Laurent Ney, révèle la complexité qui caractérise chaque conception d'ouvrage d'art et explique comment, grâce à une vision intégrée de l'architecture et de l'ingénierie, on peut aboutir à des objets qui s'insèrent de manière significative dans nos traditions. This book offers a unique insight into the design process behind 21 footbridges. Physical and historical context, technical constraints, ecology and economy, culture and process are some of the key notions that underlie each unique project. The designer, architect and engineer Laurent Ney reveals the complexity that characterizes each structure and how, through an integrated vision of architecture and engineering, we can achieve objects that fit significantly into our tradition.