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Les traces de Dieu. Eléments de théologie fondamentale
Neusch Marcel
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204074056
Les traces de Dieu dans notre monde sont aujourd'hui brouillées et, aux yeux de certains, elles sont totalement indéchiffrables. Saint Paul écrivait aux Romains : " Depuis la création du monde, ses perfections invisibles, éternelle puissance et divinité, sont visibles dans ses ?uvres pour l'intelligence " (1, 20). Or aucune des ?uvres de Dieu, pas même le ciel étoilé, ne parle clairement en sa faveur. La création est devenue un vieux parchemin difficilement lisible. Le chrétien est alors tenté de se tourner vers la révélation. Le Christ n'est-il pas l'" image du Dieu invisible " (Col 1, 15) ? En Christ, Dieu s'est fait événement d'histoire en prenant visage d'homme. Mais sous les traits de cet homme, Dieu serait-il plus visible ? Déjà le même saint Paul devait se rendre à l'évidence : " Les Juifs demandent des miracles et les Grecs une sagesse, mais nous, nous prêchons un messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les païens " (1 Co 1, 22-24). Dans le Christ, l'image de Dieu n'a fait que s'obscurcir davantage, jusqu'au scandale. Où donc chercher ? Est-ce seulement possible ? L'intelligence croyante peut-elle trouver ses mots et ses chemins ? Marcel Neusch répond par l'affirmative et propose ici un essai de théologie fondamentale clair et stimulant. Exigeant aussi car en la matière rien ne se fait sans une vraie disponibilité intérieure. En effet, " il nous faut tout simplement savoir si nous voulons entendre Dieu, non pas là où nous avons envie de l'entendre, mais là où il parle vraiment ".
Biographie de l'auteur Assomptionniste, docteur en philosophie (Université de Toulouse) et en théologie (Institut catholique de Paris), Marcel Neusch est un spécialiste reconnu de saint Augustin. Il a été responsable de la formation des jeunes religieux de l'Assomption. Auteur d'une quinzaine d'ouvrages, il collabore au quotidien La Croix.
Résumé : " Augustin est le témoin d'une existence divisée : " Voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors... Tu étais avec moi et je n'étais pas avec toi... " Deux amours se disputent le c?ur de l'homme. La conversion n'a pas mis fin à cette déchirure, bien qu'elle l'ait orientée vers la patrie. Pour remporter la victoire, il faut avoir la force de se perdre. Une force que seul Dieu peut donner : la grâce. Augustin, conscient que tout vient de Dieu, l'exprimait ainsi : Mon Dieu, donne ce que tu commandes et commande ce que tu veux ! " Ce petit livre a pour ambition de conduire à Augustin et de donner le goût de le lire à nos contemporains. Sans prétendre à l'exhaustivité, il cherche à baliser les principaux axes de sa pensée. S'il permet de croiser les thèmes qui affleurent dans son ?uvre, il propose surtout des clefs de lecture, en restant au plus près d'Augustin lui-même. Afin de donner envie de le lire, on s'est le plus possible effacé devant ses textes, en citant ses pages les plus suggestives. Le but serait atteint si cet ouvrage permettait au lecteur de franchir le seuil de l'?uvre. " Marcel Neusch
Depuis 1940, la France a connu trois régimes politiques successifs, elle a traversé de nombreuses épreuves, dont celle de l'occupation et de la décolonisation, elle a dû adapter sa diplomatie à un monde en mutations profondes et subir des changements économiques et sociaux fondamentaux. C'est l'ensemble de ces bouleversements que cet ouvrage analyse. Les auteurs de ce livre nous proposent une approche globale de l'histoire de la France. Les champs du politique, de l'économique et du social sont tour à tour décrits et analysés. De nombreuses lectures documentaires émaillent l'exposé des faits et apportent l'éclairage indispensable à la compréhension de cette période de notre histoire.
Biographie de l'auteur Marcel Neusch, assomptionniste, longtemps professeur à l'Institut catholique de Paris, où il a dirigé l'Institut de science et de théologie des religions (ISTR), continue à enseigner en France et à Madagascar. Il poursuit une collaboration de longue date avec le journal La Croix. Il anime de nombreuses sessions, en particulier sur saint Augustin. Il dirige la revue bi annuelle de spiritualité augustinienne Itinéraires augustiniens
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.