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Ecriture, performance et théâtralité dans l'oeuvre de George Sand
Nesci Catherine ; Bara Olivier
UGA EDITIONS
27,00 €
Épuisé
EAN :9782377470716
George Sand inscrit la théâtralité au coeur de son oeuvre. Elle explore les limites du théâtre et du roman comme elle interroge les frontières de l'être et du paraître. La théâtralisation de l'existence est chez elle l'obstacle à la rencontre sincère entre les êtres autant que le moyen d'inventer de nouvelles relations humaines. Si les travestissements vestimentaires de Sand ont pu évoquer une performance féministe avant l'heure, l'écrivaine a su créer des personnages chargés d'explorer tous les possibles du corps et de la voix, le plus souvent dans la pudeur et l'idéalisation, mais aussi dans le souci d'une critique sociale et d'un renouvellement des formes littéraires et artistiques. Le concept de performance permet d'interroger les stratégies esthétiques et les facettes dérangeantes des écritures sandiennes, dans leurs rapports au corps, au temps et à l'espace.
« C'était une époque extraordinaire. Lorsque j'y réfléchis, cette époque dure sans doute encore, elle durera aussi longtemps qu'il y aura des garçons de dix-neuf, vingt ans. Mais pour nous elle est depuis longtemps révolue. Nous étions au-dessus du monde et le monde était au-dessus de nous et pesait sur nous de tout son poids. Loin tout en bas, nous voyions le monde plein d'agitation, et méprisions les gens, surtout les messieurs importants, les messieurs affairés et satisfaits qui pensent être arrivés dans le monde. » Les antihéros de Nescio baignent dans une mélancolie dont les décors sont les cafés d'Amsterdam, les magnifiques paysages de Zélande, la mer, les polders et les canaux sous les couchers de soleil ; une mélancolie nourrie d'un désenchantement devant la vie et ses contraintes et d'un sentiment d'absurdité existentielle. Nescio n'a pas choisi son pseudonyme par hasard : il ne sait pas, il interroge, la vie reste un mystère. En cela, il nous est merveilleusement contemporain, et sa littérature, universelle.
Ce livre à contre-courant est une remarquable remise au point de la réalité managériale : à l'heure où l'on parle beaucoup de QVT (Qualité de Vie au Travail), de bien-être et d'épanouissement des salariés, l'auteur rappelle que le management demande avant tout de ses acteurs qu'ils aient un mental de et adoptent une attitude résolument conquérante. Bien qu'aucune formation académique ne prépare à acquérir ce profil, il n'en reste pas moins que celles et ceux qui réussissent dans l'entreprise doivent leurs succès à des qualités qui sont l'ADN des sports de combat : détermination, anticipation, confiance en soi, résilience, respect de l'adversaire... A la fois adepte des sports de contact et dirigeant d'entreprise, Jérôme Nessi relie ici les deux univers et fait la démonstration brillante que le management exige des ressources psychologiques et physiques qui peuvent être acquises et doivent être entretenues au quotidien.
Ce numéro met à l'honneur la "-redirection écologique-" , enseignée au sein du MSc " Strategy & Design for the Anthropocene ". A la différence du développement durable, de la transition ou de la résilience, la redirection écologique part du diagnostic de l'anthropocène. Il s'agit d'aborder concrètement l'enjeu du poids que font peser sur l'avenir les infrastructures matérielles mais aussi les modèles existants, économiques ou managériaux. Déjà, les organisations, les institutions et les territoires sont confrontés à des bifurcations sans précédent. Il s'agit donc de prendre en compte les attachements vitaux (et contrastés) à des réalités dont le maintien menace l'habitabilité du monde. Les articles qui composent cette publication présentent le MSc et la redirection, concept emprunté au designer australien Tony Fry, lui-même interviewé dans ce numéro. Ils présentent surtout les explorations ouvertes par les premier·ères étudiant·es " redirectionnistes ", dans le but de donner à voir ce qu'un tel cadre rend possible et de le disséminer. Le travail, en effet, ne manque pas et la tâche est immense. Ce numéro est une invitation à s'y atteler dès aujourd'hui à raison de son ampleur.
Peut-on concevoir un équivalent féminin du flâneur, cet observateur mobile et esthète de la rue que Walter Benjamin présentait jadis comme un outil conceptuel pour penser la ville moderne ? Si l'hégémonie du flâneur reste indéniable dans les documents et la réalité des pratiques urbaines, le rôle que les femmes jouent dans la culture romantique de la flânerie reste à interroger. Peut-on cerner les contours de la flâneuse, comme on a fait du flâneur un type aux incarnations diverses dans la culture parisienne du XIXe siècle ? Les flâneuses sont-elles des flâneurs incomplets, voire épisodiques ? Autant de questions auxquelles cet essai apporte des réponses nuancées, à partir d'une étude renouvelée de la figure du flâneur dans le Paris romantique. Parcourant d'abord la scène mouvante de la flânerie populaire, puis son incarnation dans le roman balzacien, l'interrogation se porte ensuite vers les pratiques de marche dans la ville, d'écriture de la ville et de construction de soi chez Delphine de Girardin, George Sand et Flora Tristan. Exprimant un imaginaire tout à la fois citadin et féminin, ces écrivaines traduisent une soif de nouveaux cadres d'expérience et de représentation pour les femmes dans la ville.
Consacré à la formation à l'écrit dans l'enseignement supérieur, cet ouvrage répond à des attentes très actuelles : si l'on sait aujourd'hui que les étudiants ont besoin de développer encore leurs compétences écrites, les enseignants n'ont pas toujours la formation requise pour satisfaire ces besoins. Il vise à mettre en perspective les avancées de la recherche dans le champ foisonnant des littéracies universitaires - champ qui réunit des spécialistes à l'échelle internationale - et la formation à l'écrit dans le cadre des activités pédagogiques au niveau supérieur. Il s'agit donc de lier systématiquement les dimensions "recherche" et "terrain". Les démarches pédagogiques proposées ont en commun de favoriser l'implication des étudiants en mettant en oeuvre une approche inductive de la connaissance. La première partie de l'ouvrage porte sur des aspects complémentaires du travail sur l'écrit et propose une réflexion didactique et des outils pédagogiques pour la classe. Proche du format "manuel", la seconde partie de l'ouvrage présente de manière complète et détaillée un scénario pédagogique centré sur un aspect particulier de l'enseignement de l'écrit : l'orthographe et la grammaire. Ainsi, le praticien trouvera dans cette partie toute la matière nécessaire à une mise en oeuvre pédagogique effective dans sa classe.
Performance d'un conteur qui se produit dans la rue, le cantare est un récit chanté ou psalmodié qui peut aborder de nombreux sujets. De ce genre intrinsèquement oral, les témoins écrits sont très précieux : ceux du présent recueil sont inspirés par les adaptations italiennes de la matière arthurienne tout autant que par les contes merveilleux. Tristan et Lancelot se livrent à un combat sans merci au Perron de Merlin, dans un récit suivant d'assez près un épisode de la réécriture du Tristan de Rusticien de Pise ; la cour arthurienne est menacée par un chevalier inconnu aux armes enchantées dans les cantari de Lasancis et du bouclier traître. Dans un troisième texte au sujet comparable, Hector, ensorcelé par Morgane, abat ses compagnons sans les reconnaître ; c'est Galaad, devenu chevalier ermite, qui intervient pour briser le charme et, dans le cantare qui lui est consacré, est le héros d'un conte hagiographique qui condense nombre de traits folkloriques. Enfin, Carduino, dans le cantare homonyme, et Gauvain, dans celui de la Pucelle Joyeuse, partent à la conquête d'une vouivre en traversant forêts, villes ensorcelées et chäteaux enchantés peuplés de géants, magiciens, créatures métamorphosées. Les auteurs de ces deux beaux textes, forgés par l'intertextualité et par l'interpolation entre la culture populaire et la culture savante, adaptent dans une ambiance arthurienne leurs sujets, puisés à la source orale du conte.
Les débats contemporains sur les classifications psychiatriques illustrent la complexité des troubles mentaux. Ces tensions ne sont pas seulement cliniques mais relèvent de défis théoriques, méthodologiques et épistémologiques. L'un de ces débats concerne la tendance à s'éloigner des catégories diagnostiques conventionnelles. L'attention se porte alors sur les symptômes individuels et leurs interactions. Une telle interaction entre des symptômes s'aligne sur l'intuition du praticien à qui apparaît un ensemble de manifestations cliniques : il perçoit en effet un réseau de problèmes qui s'influencent mutuellement. Les réseaux de symptômes discutent cette intuition clinique au prisme de la philosophie de la psychiatrie et de la modélisation. Cette introduction aux réseaux de symptômes est destinée à un public de cliniciens et de chercheurs en psychologie et en psychiatrie non spécialistes, mais intéressés par les nouvelles classifications, les approches émergentes, la modélisation, les apports de la science des réseaux et la philosophie de la psychiatrie.