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La Rose détachée et autres poèmes
Neruda Pablo
GALLIMARD
14,15 €
Épuisé
EAN :9782070286010
Les huit livres réunis dans le présent volume constituent l'oeuvre poétique posthume de Pablo Neruda.Dans La rose détachée, Neruda s'interroge sur le mystère des statues de l'île de Pâques " entourées par le silence bleu ".Jardin d'hiver est une émouvante méditation sur l'homme vieillissant, admirablement complétée par les souvenirs et fables guillerettes égrenés dans Le cour jaune.2000 poursuit l'interrogation commencée dans Fin de monde : à quels événements, à quelle mutation assistera le squelette du poète en cet " an 2000 à l'an 1000 pareil "? Elégie est consacré aux rues et aux curiosités de Moscou et surtout à l'évocation des figures présentes ou disparues des amis russes ou exilés en Union soviétique : Ehrenbourg, Maïakovski et Lily Brik, Evtouchenko, Nazim Hikmet...La mer et les cloches présente de nouveaux aspects de la retraite chère à Neruda : l'Ile Noire. Enfin, Défauts choisis réclame avec humour le droit aux faiblesses et aux erreurs, sans lesquelles l'Homme ne serait plus l'Homme.
En 1952, le peintre Paolo Ricci publiait à Naples, tiré à cinquante exemplaires sur grand papier et orné de gravures dont les motifs étaient empruntés aux vases de Pompéi, un livre anonyme intitulé Les vers du Capitaine. Ces poèmes sans nom d'auteur chantaient un amour nouveau. , tout de feu sensuel et d'éblouissement, d'enthousiasmes et de déchirements, de passion où la jalousie embrasait souvent la confiance fervente. L'homme qui vivait ce tempétueux bonheur éatit en fait un exilé qui affirmait en lui des forces vives pour poursuivre son combat politique. Ce poète, on le sut plus tard, n'était autre que Pablo Neruda ; l'élue : une jeune "Chilienne du Sud", Mathilde Urrutia, rencontrée quelques mois auparavant, et avec laquelle l'auteur du Chant général venait de passer une période de vie clandestine à Capri, dans une maison prêtée par un ami. Mathilde, qui devait partager les joies et les luttes de Pablo Neruda jusqu'à sa mort, nimba d'un éblouissant scintillement son oeuvre érotique. En 1959, renouvelant avec talent l'un des genres les plus anciens de la poésie amoureuse, Neruda consacrait à Mathilde l'un de ses chefs-d'oeuvre : La centaine d'amour". Claude Couffon.
Ce grand poème de Neruda était resté jusqu'à aujourd'hui inédit en français. C'est notamment lors d'une traversée d'Amérique en Europe à bord du paquebot Louis Lumière, au printemps 1960, que Pablo Neruda l'a composé. La Chanson de geste porte bien son titre, car il s'agit là d'une épopée : celle du combat pour la liberté en Amérique latine, et, plus particulièrement, dans les Caraïbes. Ce poème est un salut à la Révolution cubaine qui vient d'avoir lieu (en 1959), mais aussi aux luttes démocratiques au Venezuela, au Nicaragua... et une protestation contre la situation de Puerto Rico qu'il nomme " port misère ". On retrouve dans ce livre, le ton, la forme, le souffle du Chant général dont il semble être le prolongement.i,
À Mathilde Urrutia[...] Avec grande humilité moi j'ai fait ces sonnets de bois, en leur donnant le son de cette substance opaque et pure, et qu'ils atteignent ainsi tes oreilles. Toi et moi cheminant par bois et sablières, lacs perdus, latitudes de cendres, nous avons recueilli des fragments de bois pur, madriers sujets du va-et-vient de l'eau et de l'intempérie. De ces vestiges à l'extrême adoucis j'ai construit par la hache, le couteau, le canif, ces charpentes d'amour et bâti de petites maisons de quatorze planches pour qu'en elles vivent tes yeux que j'adore et que je chante. Voilà donc mes raisons d'amour et cette centaine est à toi : sonnets de bois qui ne sont là que de cette vie qu'ils te doivent.Octobre 1959.
Vingt poèmes d'amour et une chanson désespérée suivi par Les vers du capitaine forme le livre d'une célébration nouvelle : l'amour y est toujours surprise, risque, désir, submersion, insurrection perpétuelle. L'homme y est autre, la femme y est autre, l'un et l'autre non pas meilleurs, mais en alerte, sur le qui-vive et, par là, plus vivants.Les Vingt poèmes d'amour ont connu, dans tout l'univers hispanique, une extraordinaire fortune, plus d'un million d'exemplaires diffusés. Les vers du capitaine, qui semblent l'?uvre d'un forban inspiré, ont d'abord été publiés anonymement - pour préserver le secret de la relation amoureuse, dira Neruda - avant, eux aussi, de chanter dans toutes les mémoires du Chili, d'Amérique et d'Espagne.Généreuse, sensuelle, éblouie, passionnée est la poésie de Pablo Neruda. Militante également, si l'on accorde à ce terme son poids de révolte, de fraternité, d'utopies partagées. La parole de Neruda, c'est d'abord un élan, une houle de mots qui font sens et font chant. Cela touche au c?ur et au corps avant de monter à la tête. L'écriture ici, même quand elle se nourrit des tourments du monde, est une fête, un plaisir, une jouissance.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.