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La colline de Chaillot
Nels Jacques
GRASSET
35,80 €
Épuisé
EAN :9782246850632
Jacques Nels pensait-il aux Années d'apprentissage de Wilhelm Meister, à l'Education sentimentale, aux Illusions perdues alors qu'il commençait d'écrire la Colline de Chaillot, ce roman de formation de la seconde moitié du XXe siècle ? Sans doute. Car, quoi qu'en pensent les adversaires de la tradition romanesque, la suite implacable des jours impose aux jeunes gens d'aujourd'hui, tout comme hier, les mêmes questions sur la manière d'aborder la vie et de l'assumer. Robert Salaise, qui tient la place principale dans la Colline de Chaillot, est donc un proche parent de Wilhelm Meister, de Frédéric Moreau, de Lucien de Rubempré, de Rastignac. Comme eux avaient à se heurter aux usages et aux lois de la société de leur temps, Robert Salaise fait face aux moeurs et aux structures de son époque. Dans une suite ininterrompue d'événements professionnels ou sentimentaux, divertissants ou dramatiques, il aura, pour faire son expérience des hommes et des choses, à aborder les milieux de la publicité, du journalisme, du cinéma, de la haute couture, du commerce de l'antiquité. En outre, Robert Salaise est l'objet d'une vocation, celle de peindre, qui l'arrachera à ses occupations journalières pour le vouer entièrement, même dans la misère, à son art. Voilà donc un roman vaste, profond, tumultueux, dans lequel bien des personnages divers, hommes et femmes, agissent ou se profilent et passent, qui a l'ambition d'être, à travers l'histoire d'un destin particulier, un tableau social, sentimental, psychologique et moral de notre temps. L'entreprise était, dès l'abord, audacieuse, mais comment reprocher à un auteur, qui mène son récit avec rapidité et hardiesse, dans une langue sobre et ferme, de tenter de suivre les traces de ces écrivains qui, malgré leurs détracteurs occasionnels, sont et resteront, au ciel de la littérature, des étoiles de première grandeur ?
Anderson Nels ; Arborio Anne-Marie ; Fournier Pier
Résumé : Paru en 1923, Le Hobo de Nels Anderson est l'une des plus célèbres enquêtes d'ethnologie urbaine qui firent la réputation de l'Ecole de Chicago dans l'entre-deux-guerres. Ouvriers migrants qui se déplaçaient de Chicago vers l'Ouest pour suivre les chantiers, les hobos représentent au tournant du XXe siècle toute une époque de la classe ouvrière américaine. Anderson, lui-même hobo, livre une description précise, vivante et sans misérabilisme de cette vie de débrouille. La figure culte de ce vagabond libre a nourri l'imaginaire américain à travers les textes de Kerouac et de London, la chanson folk et ce qui s'apparente à la sous-culture libertaire.
Paru en 1923, Le Hobo de Nels Anderson est l?une des plus célèbres enquêtes d?ethnologie urbaine qui firent la réputation de l?École de Chicago dans l?entre-deux-guerres. Ouvriers migrants qui se déplaçaient de Chicago vers l?Ouest pour suivre les chantiers, les hobos représentent au tournant du XXe siècle toute une époque de la classe ouvrière américaine. Anderson, lui-même hobo, livre une description précise, vivante et sans misérabilisme de cette vie de débrouille, où chacun use de combines pour faire face aux difficultés. Il décline l?éventail des types de marginalité que produit la pauvreté dans la grande ville. En mêlant observation directe, discussions informelles, biographies et poèmes, il saisit de l?intérieur les modes de vie, l?organisation sociale et les formes de culture de ces nomades. C?est donc à une plongée en Hobohème que nous invite cette réédition. Et à un voyage plus lointain encore, puisque la figure culte de ce vagabond libre a nourri l?imaginaire américain à travers les textes de Kerouac et de London, la chanson folk et ce qui s?apparente à la sous-culture libertaire.Nels Anderson (1889-1986), Sociologue américain, un des pionniers et plus grand contributeur de l'École de Chicago.Ouvrage publié sous la direction de François de SinglyTraduit par Annie BrigantPréface d'Anne-Marie Arborio et Pierre FournierPrésentation et posface d'Olivier Schwartz
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.