Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Job, la force de l'esclave
Negri Antonio
BAYARD CULTURE
20,20 €
Épuisé
EAN :9782227470491
Ce livre ressemble à l?histoire qu?il raconte. Écrit après une longue et dure incarcération politique, au tout début de l?expérience de l?exil en France, il s?attache avant tout à décrire le parcours de perte, de doute et de peur dans lequel Job est pris. Un récit de solitude, donc, qui court à travers les lignes du Livre de Job; mais aussi un récit qui renvoie pour Negri, dans cet exil parisien qui est le sien comme il est celui de toute une tranche d?âge, à l?échec du mouvement de contestation et de transformation politique et sociale qui a secoué l?Italie dans les années 70. Mais Job, c?est aussi autre chose. À la faveur d?un commentaire serré du texte biblique, Negri cherche à repérer ce qui, dans cette expérience extrême de doute et de souffrance, se donne pourtant, envers et contre tout, comme une positivité. Job nous raconte l?histoire d?un défi qui est aussi celle d?un rapport privilégié avec Dieu, c?est-à-dire un moment de joie. Ce défi affirme la puissance des hommes, y compris dans le dénuement le plus total. Ou peut-être est-ce précisément le dénuement - ce que Negri appelle aussi l?expérience ontologique de la « pauvreté » - qui, seul, peut nous montrer ce qu?il y a de joie à vouloir non seulement résister mais changer le monde. Le Livre de Job est pour Negri l?histoire de ce double parcours: perte radicale et puissance constituante, solitude et joie, doute et amour.
Selon Antonio Negri et Giuseppe Cocco, comme le montre exemplairement la situation latino-américaine, nous vivons aujourd'hui un interrègne historique caractérisé par la crise du pouvoir souverain, crise comparable à celle qui marqua le passage de l'époque médiévale aux temps modernes. Cette situation exige de nous que nous nous libérions de tous les dogmatismes, y compris de ceux qui se présentent comme "révolutionnaires". A l'opposé des commentateurs qui voient dans les mouvements politiques latino-américains qui ont porté Lula, Kirschner, Chavez et Evo Morales au pouvoir le symbole d'un renouveau triomphal de la perspective "nationaledéveloppementiste" de l'anti-impérialisme classique ou qui leur reprochent au contraire leur supposée pusillanimité, Negri et Cocco avancent l'hypothèse selon laquelle le problème qui s'impose aujourd'hui aux pays latino-américains n'est pas de relancer les politiques de développement économique "nationalistes". Il s'agit plutôt, d'une part, de gouverner l'interdépendance qui constitue la réalité nouvelle de l'Amérique latine à l'heure de la mondialisation et, d'autre part, de maximiser l'autonomie et la puissance d'agir des mouvements populaires et indigènes inédits qui s'y sont épanouis. Prolongeant, illustrant et précisant les analyses développées précédemment par Michael Hardt et Antonio Negri dans Empire et Multitude, les auteurs de GlobAL nous permettent de saisir avec force ce qui aujourd'hui se joue d'essentiel en Amérique latine notre monde.
La véritable politique des philosophes classiques, c'est leur ontologie, tel est le principe qui guide ce livre, écrit en prison pendant les années 1979-1980. Le néoplatonisme de la Renaissance avait forgé l'utopie d'un développement spontané du capitalisme de marché. Mais les grandes philosophies bourgeoises - Descartes, Hobbes, Rousseau, Hegel - devront insérer la crise au coeur de ce développement, et donc de l'ontologie. Pour elles, l'appropriation suppose toujours la médiation dialectique d'un pouvoir qui lui est extérieur. À l'opposé, Spinoza reprend l'exigence révolutionnaire de la Renaissance, mais en transformant complètement son cadre ontologique. Coupant court à toute dialectique, qui n'est jamais que la ruse ultime de la médiation bourgeoise, il pense l'être comme surface, plénitude, multiplicité. Il forme ainsi une théorie de la pratique collective et de la force productive humaine, toujours tendue vers plus d'autonomie. Radicalement matérialiste, cette philosophie qui affirme la puissance contre le pouvoir devient alors une anomalie sauvage, inscrite dans cette autre anomalie historique: la Hollande du XVIIe siècle.
Ce livre est le fruit d'une longue maturation, en compagnie d'un jeune écrivain et journaliste, François-Xavier Maigre. Jean Vanier voulait s'adresser à tous, et particulièrement aux jeunes générations, pour partager l'élan qui l'a conduit à prendre soin des plus faibles. Libérons-nous ! est un appel bouleversant à l'engagement de chacun à faire de sa vie un don, une rencontre avec celles et ceux que nous n'attendions pas.
L'infini est une notion qui peut être religieuse (Dieu est infini), mathématique (il existe un calcul de l'infini), physique (l'univers est-il infini?), et qui est aussi, bien sûr, une idée philosophique. Depuis très longtemps, la discussion est la suivante: l'homme est fini, puisqu'il meurt; comment un être fini peut-il comprendre ce qui est infini?
Présentation de l'éditeur Chaplin invente le témoin précaire de son temps, celui qui, au bord de la désintégration, parvient néanmoins à survivre. Charlot appartient à une humanité vulnérable qui déroule sous nos yeux une vie minuscule. Et pour- tant, que l'on regarde Les Temps modernes, The Kid ou Le Dictateur, c'est bien lui qui remet en question tous les partages sociaux entre le grand et le petit, le centre et la périphérie, le dedans et le dehors, le normal et le pathologique : faut-il vraiment vivre en travaillant ? Qu'est-ce qu'être amoureux, être père ? Sommes-nous tenus d'être des citoyens patriotes ? L'hypothèse Charlot, c'est cela : contester les normes du monde commun pour le rendre plus partageable, redonner vie à la démocratie. Et n'est-ce pas finalement la force ultime de Chaplin et de son personnage de nous éloigner du nihilisme qui semble à nouveau guetter notre époque ?