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Négociation
Rosset François
MICHALON
17,78 €
Épuisé
EAN :9782841860678
Beaucoup de spectateurs réussissent à s'introduire sans passer par les guichets, les plus audacieux soudoient un assistant ou un vigile et parviennent jusqu'aux coulisses. Une fois par mois, dans le plus grand secret, on organise une battue pour les expulser. Ces clandestins ne se livrent pas nécessairement à des déprédations. Certains se contentent de rester à l'abri dans ce labyrinthe qu'est un théâtre de taille moyenne. Cachés, ils épient nos pensionnaires. Nous les délogeons sans grande difficulté, mais ils sont nombreux, et tirent de l'espionnage auquel ils se livrent, ainsi que de leur faculté d'imitation, le pouvoir de passer pour n'importe quel membre du personnel qui ne soit ni un commanditaire ni un figurant."
Potocki Jean ; Rosset François ; Triaire Dominique
En 2002, Dominique Triaire et François Rosset, deux chercheurs lancés sur les traces de l'excentrique comte polonais Jean Potocki, découvrent six manuscrits mal classés dans les archives de Poznan (Pologne). L'étude minutieuse de ces documents leur permet d'établir un fait incroyable: il n'existe pas une, mais deux versions au moins du Manuscrit trouvé à Saragosse. Cette ?uvre culte, écrite en français, fut longtemps considérée comme un joyau de la littérature fantastique, et fascina des générations d'écrivains, des romantiques aux surréalistes. Or nul ne l'a jamais lue que sous une ferme tronquée ou amalgamant, en un patchwork infidèle, les textes d'origine! Commencé avant 1794, réécrit pendant près de vingt ans jusqu'au suicide de son auteur, le Manuscrit trouvé à Saragosse, d'abord baroque, foisonnant et libertin (version de 1804), fut par la suite entièrement remanié et achevé sous une forme plus sérieuse et encyclopédique (version de 1810). Le double chef-d'?uvre de Potocki, près de deux siècles plus tard, peut enfin être lu.
Après un avant-propos où l'auteur évoque sa passion pour l'écrivain, cet ouvrage aborde en quinze chapitres d'inégales longueurs divers aspects de l'oeuvre et de son auteur. Une place importante est réservée à l'élégance et au snobisme. La duchesse de Guermantes et le baron de Charlus sont bien sûr au centre de l'exposé. Le baron de Charlus, qui masque ses préférences sexuelles, est un homme du monde respecté et craint au début du roman. Mais, incapable de ne pas exhiber son homosexualité à la fin du roman, il est honni et chassé du faubourg Saint-Germain. L'analyse de sa déchéance occupe une place significative de ce livre. Il en est de même des relations intimes du Narrateur et d'Albertine, depuis le baiser refusé du Grand hôtel de Balbec jusqu'à sa fuite de Paris. Une étude approfondie des lieux normands de la Recherche précisera la situation géographique de Balbec. On découvrira par ailleurs l'influence bien cachée de Maupassant sur le roman proustien, ainsi que quelques clés des personnages, et le véritable lecteur de Du côté de chez Swann à l'origine du refus de l'éditeur Ollendorf. Cet ouvrage s'appuie sur de nombreuses lectures proustiennes, aussi bien anciennes que contemporaines.
Potocki Jean ; Rosset François ; Triaire Dominique
En 2002, Dominique Triaire et François Rosset, deux chercheurs lancés sur les traces de l'excentrique comte polonais Jean Potocki, découvrent six manuscrits mal classés dans les archives de Poznan (Pologne). L'étude minutieuse de ces documents leur permet d'établir un fait incroyable: il n'existe pas une, mais deux versions au moins du Manuscrit trouvé à Saragosse. Cette ?uvre culte, écrite en français, fut longtemps considérée comme un joyau de la littérature fantastique, et fascina des générations d'écrivains, des romantiques aux surréalistes. Or nul ne l'a jamais lue que sous une forme tronquée ou amalgamant, en un patchwork infidèle, les textes d'origine! Commencé avant 1794, réécrit pendant près de vingt ans jusqu'au suicide de son auteur, le Manuscrit trouvé à Saragosse, d'abord baroque, foisonnant et libertin (version de 1804), fut par la suite entièrement remanié et achevé sous une forme plus sérieuse et encyclopédique (version de 1810). Le double chef-d'?uvre de Potocki, près de deux siècles plus tard, peut enfin être lu.
Voyages imaginaires, utopies, histoires fantastiques, réécritures de romans médiévaux, récits de rêves, romans ésotériques : ces différentes formes de fiction, qui prolifèrent au siècle des Lumières, ne sont pas la négation de la raison promue par les philosophes. Elles explorent les limites de la connaissance humaine du monde, elles examinent tout à la fois les composantes avérées du réel, l'univers régenté des croyances et des usages, la force déviante des préjugés et des présupposés, et les ressources de l'imagination face à l'inconnu ou à l'incompris. Ce sont des espaces de liberté et de jeu qui exhibent la position de la fiction : à la lisière, en relation constante, complexe et paradoxale avec le réel (ou ce qui est tenu pour tel), son examen, sa compréhension et ses représentations, en relation constante avec elle-même.
En France, 9 millions de personnes - soit un Français sur sept - vivent sous le seul de pauvreté. Derrière ces chiffres, il y a des visages. Lorsqu'elle se lance dans le tournage du documentaire éponyme, Claire Lajeunie ne se doute pas qu'elle va prendre de plein fouet une réalité sociale insidieuse. En allant à la rencontre de Matéo, 12 ans, de Sébastien, surdiplômé et sans emploi, d'Erwan, kiosquier à Paris, d'Isabelle, au RSA, et de Marianne, retraitée de 65 ans, elle prend conscience que c'est dans les détails du quotidien que se niche la pauvreté. Derrière le portrait qu'elle dresse de ces femmes et hommes qui nous ressemblent, une question demeure : comment s'en sortir quand, enfant, on est nourri aux colis alimentaires et privé de vacances ? Comment faire avec cette misère qui colle à la peau à chaque étape de la vie ? La pauvreté se transmet-elle inexorablement ? Claire Lajeunie a souhaité raconter les coulisses de son immersion dans cette France à la déroute - celle qui se bat tous les jours pour garder sa dignité. Un récit authentique et intime, en toute sincérité, qui lève le voile sur une réalité que vivent 9 millions de Français.
Résumé : Depuis les années 1960, l'hôpital est devenu le lieu de l'accouchement. Disparues les terreurs d'antan et les souffrances d'un autre âge : la péridurale y est aujourd'hui reine pour supprimer les douleurs. Pourtant, dès que l'on questionne les femmes sur leur expérience, nombreuses sont celles qui font part de vexations, d'intimidations, de coercitions, voire de brutalités et de violences. Ce qui devait être un heureux événement se transforme en cauchemar sous la pression des médecins qui suivent les protocoles hospitaliers. "On m'a volé mon accouchement." Le refus d'entendre les femmes et la domination que les soignants exercent sur elles sont à l'origine de traumatismes physiques et psychiques considérables. Un grand nombre des dépressions post-partum ou des syndromes de stress post-traumatique trouvent probablement là leur cause. Restée longtemps cachée, cette violence commence à apparaître au grand jour, alors que la parole des femmes se libère enfin. L'obstétrique est profondément misogyne. Elle considère les femmes comme faibles, malades, dangereuses, dont le corps serait inadapté pour mettre les enfants au monde. L'accouchement est ainsi resté l'un des derniers bastions de la domination masculine. Rendre les femmes maîtresses de leur accouchement exige, ni plus ni moins, une révolution. En analysant les pratiques autour de l'accouchement à travers la littérature scientifique, les recommandations des instances de santé et les travaux d'historiens et d'anthropologues, Marie-Hélène Lahaye signe un document majeur, livre-clé dans la réorientation des politiques à mener autour des droits des femmes.
Condorcet, entre Lumières et Révolution, est l'auteur des cinq Mémoires sur l'instruction publique (1791) et d'un Projet de Constitution (1793). Par ces oeuvres, il entend contribuer à l'institution du citoyen qui suppose à la fois l'instruction publique et la fondation de la République. L'exercice de la citoyenneté est bien l'affaire de tous, mais tous ne s'en avisent pas encore. Condorcet donne ainsi un testament politique à l'héritage philosophique des Lumières. Instituer le citoyen, c'est affirmer et défendre la République qui existe mais c'est aussi penser à celle qui vient, en se souvenant de la longue histoire de la liberté humaine. Ainsi pourrait-on reconnaître Condorcet, lui-même dans ces lignes consacrées, en 1790, à son ami du Nouveau Monde, Benjamin Franklin : "Sa politique était celle d'un homme qui croit au pouvoir de la raison et à la réalité de la vertu, et qui avait voulu se rendre l'instituteur de ses concitoyens avant d'être appelé à en devenir le législateur".
Nous avons tous entendu : " Mon fils, il sera avocat ou médecin ! " Profession respectée et respectable, le métier d'avocat fait rêver. Mais derrière la robe se cache une réalité que l'on ne soupçonne pas. Avocate au sein du Barreau de Paris, Anaïs de la Pallière retrace ses années d'études et d'exercice en cabinet, ainsi que les sacrifices consentis à son idéal. Une fois le précieux sésame décroché, un autre combat commence. L'avocat ne doit pas seulement se battre chaque jour pour son client et devant les tribunaux : il doit aussi se confronter à ses pairs et survivre. Concurrence exacerbée, rétrocessions inférieures au SMIC, précarité des travailleurs, pressions du chiffre, journées de travail sans fin, humiliations, harcèlement moral, harcèlement sexuel ? certains cabinets peuvent faire vivre un enfer aux nouvelles recrues. La profession a notamment permis le développement d'un système, le contrat de collaboration, qui semble avoir été largement détourné de son bénéfice originel laissant le jeune collaborateur pieds et poings liés au cabinet qui l'emploie. Et que dire de la pression exercée sur les jeunes avocates qui envisageraient une maternité... ! Heureusement, la parole se libère peu à peu. Les premières mesures commencent à se mettre en place pour lutter et faire sanctionner ces dérives. En donnant également voix à ses confrères, Anaïs de la Pallière signe un document engagé, nécessaire et plein d'espoir pour une profession qu'elle n'a jamais cessé d'aimer.