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Savoirs et développement au Gabon. De 1960 a nos jours
Ndombet Wilson-André
L'HARMATTAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782296121621
Ex-colonie française et indépendante, depuis 1960, le Gabon est un Etat d'Afrique centrale qui regorge de multiples richesses du sol et du sous-sol. En dépit de ces atouts exceptionnels, il n'a pas encore amorcé un début de développement qui satisfasse aux besoins essentiels de sa population. Cinquante ans après son indépendance, la mise en débat relative aux meilleures stratégies de refondation de l'Etat, afin de promouvoir son développement, demeure toujours un projet. Ce déficit découle non seulement de la mauvaise gouvernance de ses institutions politiques et administratives, mais aussi de son modèle de développement plutôt imposé par les experts des institutions internationales du FMI et de la Banque mondiale qu'inspiré par les réalités locales. A cela s'ajoute un réel déficit dû aux contenus inadaptés des programmes, mis en oeuvre dans les laboratoires de recherches, et des enseignements, dans les filières scolaires et universitaires supposées promouvoir l'économie du savoir. L'ambition de ce livre est, à partir d'une approche pluridisciplinaire, de dévoiler non seulement les errements de l'Etat gabonais face à l'impérieuse nécessité d'accélérer le moteur du développement, mais aussi de pointer des axes prioritaires qui permettraient, enfin, si la volonté politique est véritablement activée, de l'impulser autrement et efficacement.
Au regard des violences qui caractérisent notre monde actuel, est-il vraiment logique de nos jours de parler de la "théologie de la colère du Dieu d'amour" comme la Bible nous le présente sans risque de tomber dans le terrorisme religieux ? Deux réponses explicitent à ce sujet toute la démarche de notre travail basé sur la théologie de la croix de Hans Urs von Balthasar. A la lumière de cette démarche, nous répondons premièrement par non à la question principale : Non lorsqu'il s'agit de parler de l'être ou de l'immanence de Dieu (dissimilitudo), car l'être de Dieu est amour et non colère. Nous répondons cependant aussi par oui dans le cadre précis de l'économie de Dieu dans l'histoire de sa rencontre permanente avec sa création (similitudo), car en créant le monde et en se faisant homme jusqu'à la croix, Dieu a choisi de vivre et d'agir comme l'homme (similitudo) mais tout en ne se substituant pas en homme (dissimilitudo), afin d'acheminer ce dernier au salut à travers son fils Jésus Christ. Notre réponse à la question de la "théologie de la colère de Dieu" est donc "historico-théologique" , "méta-anthropologique" .
Depuis toujours, le contrôle de l'Etat sur les moyens de communication de masse est l'objet des préoccupations des plus hautes autorités du pays. Au nom du respect de l'ordre public et de la sécurité nationale, cette justification à elle seule a suffi à conforter l'Etat à exercer une influence directe. Héritage de la colonisation, les dirigeants politiques s'inspirèrent d'ailleurs du modèle français pour mettre en place le modèle centralisé de gestion des médias officiels. Les médias d'Etat au Gabon seront pendant longtemps l'objet de querelles politiques et de discussions publiques qui ont convaincu le pouvoir de les inclure dans son domaine réservé, contrôlé stratégiquement par le ministère de l'Information. Depuis l'accession du pays à l'indépendance, le 17 août 1960, la radio et la télévision ont été considérées comme les voix du pays et de ses dirigeants, constamment soumises à la propagande gouvernementale de façon à mobiliser les masses afin de bâtir l'unité nationale, impératif indispensable pour "atteindre le développement". Avec le processus d'ouverture au pluralisme dans les années 90, une véritable crise est apparue au sein du modèle de médias publics qui les a soudainement soumis à une rude concurrence avec la presse privée nationale et l'invasion des médias internationaux satellitaires. Les changements opérés depuis quelques années sur le plan juridique et éditorial laissent croire qu'ils ont favorisé la reconfiguration du paysage médiatique et la redistribution des cartes qui ont finalement contribué à la consolidation du processus démocratique.
De 1990 à 2009, en dépit de ces moult processus électoraux organisés au Gabon, on a l'impression qu'il ne s'est rien passé : il n'y a pas eu par exemple d'alternance politique aux sommets de l'Etat. Cet immobilisme institutionnel n'a pas permis de changer qualitativement et quantitativement de personnels, par exemple dans l'Exécutif, au Parlement, à la Cour Constitutionnelle, etc. Et le pouvoir continue à se targuer d'ovationner des processus électoraux prétendument organisés en toute transparence démocratique. Pourtant, sans conteste et à cause de la violence de leur déroulement due aux irrégularités flagrantes constatées, ceux-ci brident le sens des suffrages, sinon de la volonté populaire : son trust. Dans cette perspectives d'idées, pour taire la contestation, on a l'impression que le régime au pouvoir s'obstine d'avance, c'est-à-dire bien avant le déroulement des élections, avec ses instruments de contrainte et/ou ses sbires, à préméditer à la fois la fraude et la répression, sinon la violence en cas d'échec. Aux prises avec cet imbroglio, l'opposition politique continue à subir le diktat du régime au pouvoir, En un quart de siècle environ d'espoir de "Renouveau démocratique", l'Etat gabonais a consacré des textes constitutionnels successifs en 1990, 1991, 1994, 1997 et 2003. Parce qu'ils semblaient inopérants ou non respectés, cet ouvrage a pour objectif d'analyser leur opérationnalité et leur effectivité, lors des nombreux processus électoraux de 1990 à 2009. Sans omettre de s'interroger sur la pertinence ou non des résultats de ces expériences cumulées ; afin d'éclairer autant que possible sur les modalités d'affronter les échéances à venir. Et ne pas attendre que le chaos, qui naîtrait de leurs conséquences, inexorablement s'installe. Toute chose pour éviter également que viennent, d'ailleurs et toujours trop tard, colmater les brèches ou recenser les nombreux stigmates sur le pays, les experts des instances internationales, régionales ou sous régionales. Considérant, enfin, les ambitions plurielles et contradictoires des parties et l'importance des enjeux liés à la gestion des sommets de l'Etat, à ses retombées patrimoniales pour le maintien des privilèges et l'entretien des rapports de clientèles politiques du parti au pouvoir, le PDG, on peut s'interroger si, au Gabon, l'alternance politique véritable est pour demain.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.