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Ramata
Ndione Abasse
FOLIO
10,00 €
Épuisé
EAN :9782070358700
Il ne faut pas grand-chose pour toucher à l'extraordinaire. Parce que ses pas l'ont mené au petit matin non loin de Dakar dans un village de pêcheurs, un homme croise le destin de Ramata, femme d'entre les femmes, déesse vivante, merveille de la vie. Cela commence par des gyrophares dans les dunes. L'air est doux, la patronne d'un bar pleure doucement. On vient de trouver dans sa cour qui donne sur la plage le corps étonnamment digne d'une vieille clocharde. Tout en elle est mystère, jusqu'à la lourde chaîne en or qu'elle porte autour du cou. L'ambulance partie, l'homme s'installe, paie une bouteille de vin, demande le nom de la morte. Phrase après phrase, il découvre, fasciné, la tragédie d'une vie mêlée à l'histoire plus ancienne du Sénégal...
Le sénégalais Abasse Ndione nous offre dans son deuxième livre le portrait magistral et torturé d'une femme : Ramata Kaba. En arrière-plan, un pays : le Sénégal.On entre dans le livre d'Abasse Ndione comme dans un conte moderne : par un soir pluvieux et froid, un fait divers ?la mort d'une vieille femme ? va permettre à un pilier de bar de raconter l'histoire étrange et passionnante de Ramata Kaba. Morte seule et vieille dans l'arrière cour d'un bar de Dakar, cette femme a pourtant eu un destin peu commun.Ramata Kaba est une femme d'une beauté fulgurante et dévastatrice. Dans tous les sens du terme. Gâtée et vaniteuse, elle entraîne la mort du gardien de l'hôpital Le Dantec à Dakar. Ce dernier s'appellait Ngor Ndong. Pour préserver sa carrière naissante, le mari de Ramata, Matar Samb, étouffe l'affaire à grand renfort de billets de banque : "Les gens ont faim dans ce pays, ils s'achètent comme des beignets !".Vingt ans plus tard et à l'aube du nouveau millénaire, on retrouve les protagonistes. Ramata est toujours aussi belle et son mari est à présent ministre d'Etat. La vie de Ramata aurait pu continuer ainsi, entre luxe, frasques et infidélités.Son destin bascule un soir. Violée par un chauffeur de taxi qui l'abandonne sur une plage, elle décide de retrouver "l'homme qui, d'une manière fulgurante et éblouissante, avait apporté la lumière dans son univers obscur". Contre toute attente, la belle Ramata tombe folle de désir et d'amour pour celui qui l'a prise de force, et qui porte le même patronyme que son défunt père? Ngor Ndong. Bien entendu, Ramata n'a même pas retenu le nom de celui qu'elle a fait assassiner vingt ans plus tôt. Mais pour son nouvel amant qui la fuit, elle sombre dans une déchéance sans fond, dont les répercussions iront jusqu'au suicide de son cher mari.Ngor Ndong peut se retourner dans sa tombe, son assassinat a bel et bien été vengé. Roman riche et passionnant, dans lequel Abasse Ndione distille phrases bien senties et précisions historiques, "Ramata" est ancré dans un Sénégal contemporain qui se cherche encore. Quant à l'écrivain sénégalais du moment, ne cherchez plus : c'est Abasse Ndione. -- Olivia Marsaud> --
Ce présent livre est une actualisation de la problématique des relations entre le religieux et le politique dans l'espace sénégambien. Il prend appui non pas sur le cas bien étudié des relations entre marabouts soufis et hommes politiques modernes, mais sur celui peu exploré entre prédicateurs sereer (saltigi) et ces mêmes acteurs politiques. Le cadre dans lequel l'auteur analyse ces relations est celui des xoy, littéralement «l'appel» en sereer-siin. Il s'agit là de réunions de prédictions convoquées dans les localités sereer-siin à l'approche de la saison des pluies. Les prédictions faites par les saltigi et autres voyants sont censées porter sur des questions tournant autour de l'hivernage : pluie, récoltes, tempêtes, invasions de criquets, maladies, sorcellerie, etc. Cette vocation officielle des xoy a cependant toujours coexisté avec une «prérogative» plus officieuse cette fois ci et qui se rapporte à la prise en charge de l'élément politique dans les prédictions des saltigi. Aujourd'hui, la réunion associative et médiatique de PRO.ME.TRA/Malango semble particulièrement incarner ce rôle dans l'espace public sénégalais.
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire; je n?en ai jamais eu de plus importante ». Il n?a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d?une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l?art de la séduction. Mais qu?était-il vraiment? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures? Pour aborder Casanova, il faut se garder d?appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d?une liberté nouvelle, praticien volontaire d?unephilosophie joyeuse et hédoniste.
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»