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L'invention du Congo contemporain. Traditions, mémoires, modernités Tome 1
Ndaywel è Nziem Isidore ; Kalulambi Pongo Martin
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782343094984
On peut lire l'ouvrage du professeur Ndaywel de deux manières : comme un essai politique offrant une critique démystificatrice des formes contemporaines de gestion politique depuis l'indépendance, ou bien comme une étude d'histoire des procédures de réinvention du Congo dans sa "modernité" postcoloniale. L'érudition académique du livre ne dépouille pas celui-ci de sa facture didactique dans la mesure où elle parvient à resituer le passé tout en donnant la clé du présent. Les aspects symboliques et culturels jouent un rôle beaucoup plus discret que les aspects de la vie politique qui se prêtent au calcul, aux échanges mesurés ou au discernement de symétries comportementales. Sites d'affrontement entre l'Etat et la société, le passé et la mémoire conservent un pouvoir de construction de la réalité, du pouvoir et de la légitimité. Ils accaparent les débats des conflits et des enjeux internes et actuels, et donc des processus d'engendrement du sens, au coeur de l'époque qui est la nôtre. Or parmi les grandes questions qu'affronte la société congolaise d'aujourd'hui figure celle de savoir comment améliorer l'art de gouverner et reconfigurer le rapport de l'individu à l'Etat. Au regard des lectures historiques que fournit ce livre et face aux enjeux actuels, cette question n'appelle pas moins un renouvellement d'envergure de la gestion du pouvoir, de l'art de gouverner, dans des conditions de l'"être-ensemble" comme la nécessité, pour les Congolais, de se resituer dans leur histoire propre.
L'historien Isidore Ndaywel nous offre une histoire des luttes pour la dignité et le bien-être des Congolaises et des Congolais. Les populations congolaises, quelles que soient leurs faiblesses morales, intellectuelles et psychiques, ont fait preuve, au cours du temps, de courage, d'énergie et d'intelligence pour tenter de vaincre les obstacles à leur progrès collectif et de prendre en main leur destin national (extrait de l'avant-propos du Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya).
Occasion majeure d'inventer l'avenir, le Cinquantenaire des indépendances africaines doit également permettre une meilleure connaissance de ce qui y a conduit comme de ce qui en a découlé. Avec ces deux nouveaux volumes, Congo-Aleuse accueille des matériaux importants pour la compréhension de la constitution de la première université à avoir vu le jour, non seulement au Congo mais aussi en Afrique francophonesubsaharienne - on a trop tendance à l'oublier. Complexe, cette histoire prend cours dès les années 1920 à travers des prémices médicales et agricoles dans le Bas-Congo, avant de se profiler comme aventure universitaire complète au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Elle se déploie sur le mont Amba, à Léopoldville/Kinshasa, où une vie intellectuelle de haut niveau va de pair avec un mouvement étudiant dynamique et contestataire. Histoire d'une invention progressive et constante donc, tout à l'opposé d'une décision régalienne. Histoire profondément humaine, marquée par les contradictions du système colonial comme par des tensions au sein de la famille catholique. Histoire vivace à laquelle mit fin, et de façon musclée, le jeune régime mobutiste. Pour la restituer, une mosaïque de textes suit les méandres de cette belle aventure. Acteurs, témoins ou victimes en racontent diverses phases. Un livre à l'image de la vie et de l'Histoire avant que celle-ci ne devienne stèle ou destin. Un livre-archipel qui comporte, outre les pionniers et fondateurs, la liste des étudiants promus par cette université ainsi que, dans le second tome, l'histoire d'une autre institution d'enseignement supérieur congolaise, l'Institut supérieur pédagogique de Lubumbashi.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.