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Temps, récit et transmission chez W. Benjamin et P.P. Pasolini. Walter Benjamin et l'histoire des va
Naze Alain
L'HARMATTAN
35,00 €
Épuisé
EAN :9782296137295
Cherchant à mettre en place de véritables passages entre Walter Benjamin et Pier Paolo Pasolini, cet ouvrage fait entrer les deux oeuvres dans un profond rapport de résonance, tout en respectant la singularité de chacune. Si le dispositif emporte par conséquent les deux pôles vers un devenir-autre, il évite cependant tout processus d'amalgame, en recourant à la mise en place de problématiques communes, qui permettent le déploiement d'un plan au sein duquel jouent les écarts comme les affinités entre Benjamin et Pasolini - plan dessinant ainsi les linéaments d'une "grande identité" à venir. C'est essentiellement à partir de la question du langage que s'est révélé le nouage le plus profond entre les deux oeuvres, les résonances les plus marquantes qui se feront ensuite jour, en dérivant d'une façon ou d'une autre - qu'il s'agisse de la question du cinéma, de celle de l'origine, ou encore de l'histoire elle-même. Consacré à Walter Benjamin, ce volume propose un parcours au sein de son oeuvre, qui soit susceptible de mettre en place les problématiques au moyen desquelles les deux pôles du dispositif pourront en effet consoner. Le caractère non nostalgique de la philosophie de l'histoire, chez Benjamin, s'énonce dès les réflexions relatives au langage, puisque la "langue pure" des origines serait à appréhender à travers ses échos au sein des traductions, c'est-à-dire dans les langues post-babéliennes - le motif messianique ainsi introduit annonce donc déjà que l'origine est toujours à venir, aucunement à restaurer (seul le temps serait ici à restaurer). La possibilité d'écrire une histoire des vaincus ne sera dès lors susceptible d'être pensée qu'à la lumière d'une reviviscence du passé, et non de sa simple évocation, la remémoration visant en effet à faire revenir ce que jamais on n'a vécu. Par conséquent, ce n'est pas une simple question de contenu qui est ici en jeu, puisqu'une telle histoire ne peut qu'être tributaire d'une certaine forme de transmission: il y a des manières de transmettre qui, en elles-mêmes, sont catastrophe, monumentalisant le passé, quand il s'agirait de s'ouvrir au passé en sa faiblesse.
Alors qu'elle obtenait des droits formels et une reconnaissance étatique, la "communauté gay" aurait peu à peu glissé vers la droite, jusqu'à céder aux sirènes du nationalisme et du racisme. C'est ce paradoxe qu'interroge Alain Naze, non pour le réfuter mais pour en préciser les causes et les conditions. Il revient sur les débats autour du pacs et du "mariage pour tous", le combat contre le sida, l'essoufflement des mouvements LGBT, et met à jour la puissante lame de fond de la normalisation gay. En acceptant le modèle hétérocentré, pour des bénéfices limités et très inégalement répartis en son sein, la soi-disant communauté gay a abandonné ce qui précisément la constituait en communauté politique : ses luttes émancipatrices - et s'est rendue perméable aux idées réactionnaires. Pour Alain Naze, il est urgent de renouer avec l'élan révolutionnaire des premiers mouvements de libération homosexuelle et de "rendre à l'homosexualité son devenir-plébéien, c'est-à-dire de faire en sorte que nous réapprenions à entendre et à désirer les appels au dévoiement, les incitations au détournement, à la dérive".
Le métier d'enseignant est en train de mourir dans l'indifférence générale. Dans la volonté de transformer l'école, de la rendre plus flexible, comme une entreprise, pour l'adapter aux changements d'une société de plus en plus happée par les exigences du marché, par le monde de la télé-réalité, du spectacle, l'Etat n'a cessé d'être inventif pour disqualifier, mépriser l'enseignant, une anomalie, un anachronisme pour lui. Les auteurs des articles rassemblés dans cet ouvrage, des enseignants du secondaire, se sont exprimés librement, en tant que citoyens, et indépendamment de leur lieu d'exercice, sur ce qui constitue le propre de leur métier, avant que celui-ci ne disparaisse, témoignant ainsi de la pente fatale sur laquelle est entraînée notre "drôle d'époque" .
Poursuivant la démarche initiée dans le premier volume (Temps, récit et transmission chez W Benjamin et P P Pasolini. Walter Benjamin et l'histoire des vaincus, février 2011), le présent ouvrage s'attache à dégager les voies par lesquelles les deux pôles du dispositif Benjamin/Pasolini peuvent en venir à véritablement consoner. Consacrée à Pier Paolo Pasolini, la réflexion vise ici à établir que s'il n'est sans doute pas possible de parler d'une " philosophie de l'histoire " pasolinienne, en revanche, par bien des dimensions, l'oeuvre du poète/cinéaste/théoricien italien se donne comme une histoire en acte. Des peuples de vaincus lèvent en effet dans les créations pasoliniennes, silhouettes tellement semblables à celles de leurs pères qu'elles dessinent l'image d'une continuité, mais entendue alors comme catastrophe- c'est le silence et l'invisibilité auxquels ils sont condamnés qui sont ininterrompus. L'usage récurrent de l'anachronisme chez Pasolini, cinématographique et littéraire, désigne une arme contre la destruction sans fin du passé : l'intrusion d'une survivance dans notre époque ouvre un espace pour le scandale, interrompant la continuité temporelle, à l'instar de " l'image dialectique " benjaminienne. Ce sont les laissés-pour-compte de l'histoire officielle qui retiennent Pasolini, son amour allant vers ce passé, sous toutes ses formes, corporelles, linguistiques, architecturales, pour autant qu'elles ont été oubliées, broyées par la marche de l'histoire entendue comme progrès. En cela, Pasolini se révèle bien chiffonnier de l'histoire, tout occupé à recueillir le rebut, mais c'est aussi par le biais de cette critique du progrès qu'il se verra accoler l'étiquette de " réactionnaire " - c'est qu'il y a aussi une histoire des luttes d'émancipation et/ou de libération qui est toujours susceptible de sécréter un reste, autrement dit de rejouer, sur le mode mineur, une histoire des vainqueurs. Attentif aux formes des luttes et à leurs effets d'exclusion, Pasolini s'avère en cela aussi fort utile pour notre temps, indiquant la tendance propre aux mouvements d'émancipation consistant à identifier des formes et des pratiques sociales révolues (au moins sous certaines latitudes) à des attitudes en soi rétrogrades, voire obscurantistes.
L'image ne constitue pas seulement un objet de pensée chez Benjamin, mais vaut comme élément dans lequel se déploie sa pensée, à l'instar de la fulguration visuelle dans laquelle se donne l'image dialectique. Les textes ici réunis articulent les dimensions esthétique et politique de l'image, dans les champs du cinéma, de la photographie, ou encore de l'architecture, comme une manière d'interroger les ressources spécifiques des images techniques.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.