Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La mondialisation comme concept opératoire
Naves Marie-Cécile ; Patou Charles
L'HARMATTAN
13,50 €
Épuisé
EAN :9782747517942
La notion de mondialisation apparaît sur la scène et dans les discours publics français au début des années 1990. Les grèves de l'automne-hiver 1995 et les mobilisations anti AMI ouvrent, quant à elles, dans les médias, de vastes interrogations sur ses formes, sa nature, voire sa réalité. Personne ne sait vraiment ce que désigne la mondialisation et ce flou relatif a souvent fait d'elle un bouc émissaire commode aux maux de l'époque, car ce sont surtout ses effets (économiques, sociaux, politiques et culturels) qui donnent à la voir. La tentative d'unification, au sein de ce qui serait un processus " naturel ", des évolutions qu'elle représente mérite alors d'être questionnée. La mondialisation est-elle une " coquille vide " ou, au contraire, peut-elle être utilisée comme un concept capable de fournir des repères aux acteurs et aux observateurs, en désignant les nouvelles asymétries des rapports sociaux ? Dans quelle mesure est-elle l'occasion de réfléchir aux incertitudes sociales, politiques, mais aussi identitaires du monde contemporain de l'après-guerre froide ? Les articles et les entretiens de cet ouvrage visent ainsi à aborder les constructions et les définitions de la mondialisation dans différents registres de savoirs. Celui des savoirs scientifiques, évidemment, qui sont chargés de définir l'identité et les objets de la mondialisation, mais également celui des savoirs pratiques pour illustrer son caractère opératoire lorsque la mondialisation est utilisée plutôt que questionnée.
En tant que concept, champ de recherche et outil d'analyse du réel, le genre demeure peu mobilisé en géopolitique. Or, les droits des femmes, ceux des LGBTI, les violences sexuelles et sexistes, les questions relatives au corps, à la sexualité, aux rapports sociaux du sexe, quelle que soit l'aire géographique considérée, deviennent des préoccupations incontournables. En outre, analyser la géopolitique par le genre invite à (re)questionner tous les domaines "classiques" de l'agenda international : la pauvreté, le climat, l'agriculture, la religion, le développement, la santé, les migrations et les mobilités, le travail, le modèle capitaliste et productiviste, le sport, la culture, le militaire, le terrorisme, etc. Réciproquement, il est intéressant d'enrichir, par la géopolitique, les réflexions sur le genre. Outil de pensée critique, l'approche par le genre a également une fonction programmatique invitant à s'appuyer sur la recherche pour transformer le réel en promouvant la liberté, l'émancipation, la lutte contre les inégalités, le respect de l'autre et de l'environnement, contre les politiques de prédation et les manières virilistes de gouverner. Dans un contexte de crises planétaires, qu'elles soient socio-économiques, financières, environnementales, sanitaires et / ou politiques, prendre en compte la dimension genrée des sujets de l'agenda revêt un intérêt politique et prospectif pour comprendre, mais aussi pour agir. Non seulement pour mieux cibler les populations vulnérables et lever certains tabous sur les violences de genre, pour garantir un développement durable bénéficiant à toutes et tous, mais aussi pour s'appuyer sur la capacité de changement portée par les filles et les femmes dans de nombreuses régions du monde. Sans prétendre aborder l'ensemble des problématiques relatives aux liens entre genre et géopolitique, ce dossier de La Revue internationale et stratégique vise, sur quelques aires géographiques, à rendre compte de recherches pluridisciplinaires denses et à ouvrir le débat.
Le féminisme est devenu incontournable : management, publicité, orientation scolaire, langage et écriture, visibilité des réalisatrices et des autrices, parité en politique, temps médiatique consacré aux sportives, violences sexistes et sexuelles? Les femmes n?acceptent plus d?êtremaltraitées et le clament haut et fort.Si le féminisme occasionne des résistances, si la gifle anti-#MeToo est si dure, c?est parce qu?il apparaît pour ce qu?il est : un projet global de transformation des sociétés, de renversement des conservatismes, de dénonciation d?un continuum de violences et d?injustices.« Calmez-vous, madame, ça va bien se passer », telle est l?injonction de ceux qui ont intérêt au maintien de l?ordre établi. Les antiféministes refusent de partager l?espace et le pouvoir avec les femmes. Invités sur les plateaux télé pour vendre leurs pamphlets, ils nous expliquent qu?il ne faut pas nous plaindre : « il y a toujours pire ailleurs »?La revanche patriarcale peut aussi prendre son temps, comme la Cour suprême des États-Unis l?a montré au monde entier en mettant un terme au droit constitutionnel à l?avortement. En attaquant les libertés et les droits des femmes, c?est la démocratie tout entière que l?on fragilise. À travers de nombreux exemples puisés dans l?actualité, cet ouvrage dresse un panorama salutaire des réceptions,positives et négatives, du féminisme aujourd?hui.Notes Biographiques : Marie-Cécile Naves est docteure en science politique, directrice de recherche à l?Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). Elle a publié La Démocratieféministe chez Calmann-Lévy en 2020.
Comment penser le monde après Donald Trump et Jair Bolsonaro ? Comment expliquer l'aura d'Alexandria Ocasio-Cortez, de Jacinda Ardern ou de Greta Thunberg ? Le pouvoir prédateur sur les autres et la planète, incarné par les populismes néofascistes et le néolibéralisme, n'est pas une fatalité. Avec les crises démocratiques, environnementales, sanitaires et sociales que nous traversons, ce sont à la fois les récits, les agendas et les styles politiques qui doivent être questionnés. Le féminisme figure parmi les réponses. Fort d'une histoire plurielle, sur tous les continents, il est de plus en plus inclusif et transversal. Sur les plans théorique, pratique et programmatique, en multipliant les terrains d'expression et de revendication, il propose de renouveler les cadres de pensée pour construire un nouvel universel. Par l'onde de choc qui est la sienne, dont #MeToo n'est qu'un exemple, le féminisme, avec d'autres approches du réel, jette les bases d'un projet durable et solidaire. Il promeut aussi un nouveau leadership, fondé sur la coopération et la responsabilité collective. Dans des contextes de crise, le féminisme est indispensable au renouveau démocratique, à l'émergence d'une nouvelle forme de pouvoir, de l'action publique à l'entreprise, en passant par l'art ou encore le sport. L'ouvrage, clair et documenté, offre une grille de lecture de nos sociétés dans leur complexité. Il invite à repolitiser le monde, à recréer du commun, du débat, en s'appuyant sur l'imagination, le savoir et l'engagement de toutes et de tous.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.