Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Lévi-Strauss musicien. Essai sur la tentation homologique
Nattiez Jean-Jacques
ACTES SUD
23,40 €
Épuisé
EAN :9782742778966
La musique et la mythologie sont des machines à supprimer le temps. Si bien qu'en écoutant la musique et pendant que nous l'écoutons, nous accédons à une sorte d'immortalité. [...] Que la musique soit un langage, à la fois intelligible et intraduisible, fait de la musique elle-même le suprême mystère des sciences de l'homme, celui contre lequel elles butent et qui garde la clé de leur progrès." (Le Cru et le Cuit.) En établissant une relation homologique entre musique et mythe, Lévi-Strauss expose l'une des motivations fondamentales de toute son oeuvre. Parce que nous sommes entrés dans l'âge post-moderne, le temps est venu de réexaminer les conceptions esthétiques et musicales de Lévi-Strauss, ses interventions radicales de jadis contre diverses formes de création contemporaine, sa distance par rapport aux musiques de tradition orale, en les resituant dans le contexte de la pensée philosophique qui les a vues naître. Jean-Jacques Nattiez se propose ici de cerner le rôle fondamental de la musique dans l'ensemble de l'édifice théorique et méthodologique construit par l'anthropologue, et, de ce bilan critique, aussi admiratif que sans concession, il tire une réflexion plus générale sur le devenir des sciences humaines. Biographie de l'auteur Jean-Jacques Nattiez, professeur de musicologie à l'université de Montréal, est considéré comme un pionnier de la sémiologie musicale. Il a analysé de ce point de vue diverses oeuvres de Wagner, Debussy et Boulez, et effectué de nombreuses études ethnomusicologiques en Ouganda, au Mexique, en Sibérie, chez les Aïnou du Japon et chez les Inuit. Il est l'auteur, entre autres, de Musicologie générale et sémiologie, Proust musicien et Wagner androgyne (Christian Bourgois). Il a dirigé l'édition des cinq volumes de Musiques. Une encyclopédie pour le XXe siècle parus chez Actes Sud entre 2003 et 2007.
Nattiez's study an exposition of the aesthetic of androgyny, its place in nineteenth-century thought, and its particular manifestation in Wagner's oeuvre, is breathtaking in the depth of its research and thoroughly persuasive in the connections it traces in the history of ideas.... A dazzling display of argumentation, fascinating."
Quel est le rôle, dans la Cité, des chercheurs, des intellectuels, des professeurs, des universitaires en général? Qui sont-ils et que font-ils exactement? Quel a été leur parcours intellectuel? La collection "Profession" répond à ces questions.
Résumé : Quels liens, tour à tour subtils, manifestes et féconds, la musique entretient-elle avec d'autres disciplines artistiques, plus particulièrement avec la littérature et les arts visuels? Pourquoi certains créateurs ressentent-ils le besoin de pratiquer des arts divers? Telles sont quelques-unes des questions qui ont inspiré ce recueil d'essais aussi érudits que passionnants sur l'art, ses métaphores, ses mécanismes. Traquant la figure du double au travers de la musique, des arts visuels et de la littérature, Jean-Jacques Nattiez réinterroge avec brio la notion de correspondance des arts. Il examine comment Pierre Boulez a entendu Paul Klee, comment Yves Gaucher a regardé Webern, comment Hubert Aquin s'est inspiré de la fugue. Se tournant vers Wagner et Richard Strauss, il convie l'opéra à sa réflexion et fait dialoguer entre elles les oeuvres de Nietzsche et Yves Bonnefoy. Il fallait sans doute un homme de carrefour comme le musicologue Jean-Jacques Nattiez pour proposer une réflexion qui invite à entendre ce qui résonne entre les notes, ce qui se glisse entre les mots, ce qui se donne à voir entre les images.
Résumé : "L'objectif du Wagner antisémite n'est pas de déclencher un scandale, mais d'écrire un chapitre nécessaire de l'histoire de la musique d'un point de vue fondamentalement critique. Wagner est un compositeur immense et je considère, avec d'autres, qu'il appartient à la petite cohorte des grands créateurs de la culture occidentale. Je tiens Tristan et Isolde pour un des sommets de la musique. Mais cela ne justifie pas qu'on occulte des pans entiers de sa biographie, de sa pensée et de son oeuvre. Certains auteurs ont voulu réduire la dimension antisémite de sa pensée au seul essai "La judéité dans la musique" car, hélas, son contenu raciste ne fait aucun doute, comme je le démontre aisément. Cela n'a pas empêché certains d'aller jusqu'à en effacer la présence dans le corpus de ses écrits. Une traduction nouvelle de ses textes antisémites, y compris d'un article oublié et d'un inédit en français, vient étayer la documentation à ce sujet. Les positions antisémites de Wagner sont également évidentes dans sa correspondance, dans ses propos rapportés par le Journal de son épouse Cosima et dans certaines des attitudes de sa vie. Mais leur interprétation ne va pas de soi : faut-il recourir à la psychanalyse ? les faits sur lesquels plusieurs se sont fondés sont-ils confirmés ? Je prends position sur ces questions. On trouvera également dans ce livre la collection la plus complète, jamais publiée, de caricatures de Wagner présenté en juif par ses contemporains. Une des tactiques utilisées pour protéger la stature du musicien aura consisté à contester l'existence d'une dimension antisémite dans les oeuvres elles-mêmes, et notamment le caractère juif d'Alberich, Mime et Hagen dans la Tétralogie, de Beckmesser dans Les Maîtres Chanteurs, de Kundry dans Parsifal. La question a été violemment débattue. Je crois prouver que ces personnages sont des allégories du Juif. Et l'on trouvera dans ma démonstration quelques considérations sur le racisme anti-arabe de Wagner, généralement passé sous silence. Et qu'en est-il de la musique elle-même ? Rares sont les travaux qui se penchent sur cette dimension, pourtant essentielle. Mes recherches m'ont permis de faire la démonstration que certains passages de Siegfried et des Maîtres chanteurs étaient des caricatures antisémites de musique juive traditionnelle. Enfin, en raison de l'admiration d'Hitler pour Wagner, attestée par sa présence fréquente au Festival de Bayreuth et ses liens étroits avec la famille Wagner, peut-on rendre Wagner responsable, en tout ou en partie, de la Shoah ? Le bannissement de sa musique en Israël en est sans doute la manifestation contemporaine la plus connue. Je prends fermement position par rapport aux questions qui fâchent : si antisémitisme il y a dans les opéras de Wagner, faut-il en interdire l'exécution ou la représentation ? faut-il fermer Bayreuth ? Toutes ces questions ont souvent été abordées selon des disciplines distinctes. Résultat : on a séparé les uns des autres les examens de sa vie, de ses écrits théoriques, de sa correspondance, des livrets de ses opéras et de leur musique. Face à cette situation d'éclatement, ma position est simple : sa personnalité était une ; je ne le crois pas schizophrène. L'homme qui a écrit "La judéité dans la musique" est aussi celui qui conçoit la Tétralogie au même moment de sa vie ; il réédite ce pamphlet juste après la création des Maîtres Chanteurs ; il rédige les essais racistes de la fin de sa vie alors qu'il compose Parsifal. Mon objectif est donc de faire appel simultanément, à chaque étape de son existence, à l'ensemble des données qui permettent de décrire, de comprendre et d'expliquer la dimension antisémite de ses actes, de ses propos, de ses écrits et de ses oeuvres." Jean-Jacques Nattiez
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !