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Le rien en architecture, l'architecture du rien
Nasr Joseph ; Jeudy Henri-Pierre
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782296128378
L'homme habite la Terre: il a la volonté et le savoir de bâtir, de détruire, de reconstruire; il est un destructeur créateur. Entre ce qui existe et ce qui n'existe pas, entre quelque chose qui manque et qui ne manque pas. il a la volonté de vouloir: "vouloir le Rien" et "désirer le Rien". Ce Rien est simultanément le "quelque chose" et l'"aucune chose". Comment le vouloir, le penser, le réifier? Il est un Rien substantiel et phénoménal. Il rend l'existence possible dans un état d'inexistence: ivresse, hasard, souffrance, destruction, étonnement, absence, enfantement, mort. La substantialité et la phénoménalité du Rien lui confèrent le potentiel de l'existence d'un concept constructif. Son but est de faire exister la non-existence: "immatérialisation" du réel, du visible et "matérialisation" de la transparence, de l'invisible. Ce rapport aborde plusieurs approches cruciales: philosophiques, esthétiques et architecturales. Une ontologie de l'architecture s'ouvre ainsi à l'accueil d'un tremblement de ce Rien. Une osmose entre le Rien, le corps organique et l'architecture se manifeste: l'architecture devient un corps humain à nourrir et le corps humain une architecture à bâtir. Dans ce Rien, l'homme atteint le paroxysme de l'"esthétisation de la destruction" et de l'"esthétisation de la souffrance". La destruction fait disparaître pour faire "apparaître la disparition". La présence de la ruine révèle l'absence. La destruction de la ruine permet la présence, son invisibilité rend visible. C'est une volonté de faire apparaître le paraître du disparaître. Cette disparition de la disparition révèle l'"absence de trace" devenue la seule "trace de l'absence".
Conception, pratique et transmission de la science et du savoir en Islam classique sont décrites par l'auteur. D'abord par l'évocation des grandes figures ; ensuite à travers la classification des sciences - celle d'al-Fârâbî, celle d'Ibn Khaldûn, les deux pôles ; puis par l'exposé du système d'enseignement. Synthèse alerte, jalonnée de longues pages citées.
Lorsqu'il est question de troubles du comportement alimentaire, la personne se sent vite stigmatisée et responsable d'un dysfonctionnement qu'elle aurait, de surcroît, provoqué elle-même. Etre obèse ou anorexique est une étiquette qui est vite apposée par l'entourage, et l'on finit par s'identifier à ce jugement. Au-delà d'un conflit insurmontable, cette personne souffrira donc de l'image qu'elle donne à voir. En consultation, le psychothérapeute assiste souvent à une alternance de deux manifestations : la prise de poids et l'amaigrissement. De fait, cette alternance est bien plus présente qu'on ne le croit dans l'épreuve psychique, et ce livre est là pour le démontrer. Car l'amaigrissement ne trouve son sens que dans la comparaison avec un état antérieur, celui de la prise de poids, et inversement. L'ouvrage décrit cette complexité du vécu de patients suivis pendant des années. On verra à quel point l'envie de manger jusqu'à engloutir, ou au contraire la répulsion ou le dégoût pour la nourriture, obéit à des secrets bien gardés. Si bien gardés, et pour ainsi dire incorporés, qu'ils ne sont souvent pas accessibles au patient lui-même. Dans cet ouvrage, trois cas construisent le fil de la réflexion et sous-tendent une théorie de la clinique, révélatrice de l'importance du rapport à l'autre, celui que l'on porte en soi. Cette présence de l'autre est ici si forte, omniprésente, qu'elle "commande" de manger ou de maigrir. "Pour qui est-ce que je mange?" s'interroge la première patiente. Cette dépendance des patients s'élabore à travers le processus de la psychothérapie et le transfert au psychothérapeute. C'est ainsi que se révèle l'interaction entre "être à deux" et la confusion entre la présence de l'autre et l'autre en soi. Depuis cette particularité relationnelle, la personne s'est vouée à "vivre pour l'autre" comme si l'acte de manger ou de ne pas manger était l'enjeu principal pour maintenir l'autre en vie et pour le faire exister pour soi. JEANNETTE ABOU NASR DACCACHE est docteur en Psychanalyse et Psychopathologie fondamentale (Université Denis Diderot - Paris 7). Chargée de cours à l'université (Université Saint-Joseph, Université Libanaise, et Université de Saint- Esprit de Kaslik), elle est également psychothérapeute et auteur d'articles scientifiques. Depuis 2008, elle est membre élu du Conseil au Département des Sciences infirmières de l'Université Saint-Joseph.
Résumé : Ce manuel a pour objectif de faciliter la compréhension et la mémorisation des notions essentielles du marketing. Chaque notion est ainsi envisagée selon deux approches juxtaposées : - le cours traditionnel en page de gauche, - des schémas en page de droite.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.