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Pour une gestion spatiale de l'eau : comment sortir du tuyau ?
Narcy Jean-Baptiste
PETER LANG AG
77,65 €
Épuisé
EAN :9789052012131
Depuis quelques années, en France, les gestionnaires de l'eau mettent en avant leur souhait de ne plus se contenter de gérer les flux d'eau et de pollutions qui s'écoulent "dans les tuyaux". Pour diverses raisons – protection des zones humides, pollutions diffuses, inondations, etc. – ils prétendent également orienter les usages des espaces. Cependant, la mise en oeuvre de ce projet de gestion "spatiale" de l'eau les confronte inévitablement à d'autres filières de gestion publique déjà en place (politique agricole, protection des milieux naturels, urbanisme, etc.). Quelles conditions stratégiques leur faut-il alors réunir pour espérer imposer leurs vues ? Ce livre dégage des éléments de réponse à cette question, à partir d'une rétrospective des rapports entre gestion de l'eau et gestion des espaces au cours de l'histoire, puis de l'analyse fouillée de deux cas : la politique d'une agence de l'eau en matière de zones humides et l'action publique face aux inondations en vallée de l'Oise. Il souligne en particulier l'importance des enjeux et processus de justification à l'oeuvre, et dégage les différentes conceptions de la nature que la gestion "spatiale" de l'eau doit concilier.
La réflexion politique de Platon n'en finit pas de susciter les débats, de Popper à Badiou en passant par Foucault ou Rancière. Dans ce volume, on cherche à comprendre les positions et analyses politiques de Platon dans leur contexte mais aussi du point de vue des débats contemporains. Comment Platon s'inspire-t-il de la politique de son temps comme la conception homérique du chef comme "pasteur d'hommes" ou les pratiques de colonisation grecques ? Peut-on défendre le "communisme" platonicien contre les critiques d'Aristote ? Comment la cité platonicienne se construit-elle par l'exclusion d'hommes "incurables" ?
Longtemps ignoré, l'athéisme antique a connu un regain d'intérêt à partir du dernier tiers du XXe siècle. A la différence de l'athéisme moderne, pure et simple négation de l'existence de Dieu, l'athéisme antique est cependant difficile à distinguer de l'impiété et de l'agnosticisme, et cela d'autant plus qu'il ne pouvait s'exprimer à visage découvert. Les études rassemblées dans ce numéro visent à faire progresser la perception de ces questions.
Gourinat Jean-Baptiste - Laks André - Narcy Michel
Premier périodique spécialisé, en France, dans le domaine de la philosophie ancienne, Philosophie antique a pour vocation d'offrir aux travaux français dans ce domaine le lieu de publication et la visibilité dont ils ont besoin, mais aussi de contribuer au dialogue international en publiant régulièrement des contributions étrangères, soit en français, soit dans leur langue originale. A l'instar des grands journaux internationaux, la revue constitue un instrument d'information en offrant un bulletin de lecture d'ouvrages importants parus dans la discipline. Une originalité de Philosophie antique est son ouverture tant à l'histoire de la réception de la philosophie ancienne qu'aux études sur l'historiographie et la méthodologie de la discipline, ainsi qu'à des essais mobilisant tel ou tel aspect de la philosophie ancienne. Tout en constituant un outil de travail disciplinairement solide, elle offre ainsi sur un mode innovant la possibilité de thématiser la présence de la philosophie ancienne à toutes les époques de l'histoire de la pensée. La revue publie des numéros thématiques, mais telle n'est pas son unique destination. Son ambition est en effet d'être l'écho des recherches en cours, aussi bien de celles de chercheurs confirmés que de jeunes chercheurs.
Directeur de cabinet du Premier ministre Georges Pompidou, Commissaire au plan, plusieurs fois ministre, mais aussi directeur général du marché intérieur à Bruxelles à trente-trois ans et premier président français de la Commission européenne, François-Xavier Ortoli (1925-2007) représente une personnalité profondément originale au sein des élites politiques françaises de la deuxième moitié du XXe siècle. Après avoir combattu les Japonais en Indochine - son pays de jeunesse - en 1944 et 1945, il promeut l'ouverture internationale et la modernisation de l'économie française comme jeune fonctionnaire au ministère des Finances, puis à la Commission européenne entre 1958 et 1961. La France, l'Europe, le monde sont dès lors au coeur de ses préoccupations et de son action, tant auprès de Georges Pompidou jusqu'en 1972, qu'à la Commission européenne jusqu'en 1984, ou à travers des canaux institutionnels multiples par la suite. C'est Ortoli lui-même qui parle dans le présent ouvrage où transparaît son goût pour l'analyse prospective. Les textes ici réunis rendent compte de la dimension spécifiquement européenne de sa pensée. Prises de position publiques, notes de réflexion ou de travail mais aussi correspondances révèlent le fonctionnement interne de la Commission ou mettent en avant des initiatives longtemps ignorées d'Ortoli comme Commissaire européen.
Cet ouvrage part du postulat que le degré d'effervescence mémorielle est proportionnel au degré de violence subie dans le passé ou de silence imposé et perçu comme une injustice non réparée. Les mobilisations mémorielles autour d'un devoir de mémoire prennent souvent la forme violente de "guerres de mémoire" . Leur violence symbolique (ou autre) est en corrélation avec la violence des conflits passés : violence résultant de la conquête de territoires, violence politique des régimes dictatoriaux, violence des vainqueurs envers les vaincus, violence des empires à l'égard de leurs sujets, violence de guerres civiles et de luttes de libération nationale... Querelleuses, les mémoires de conflits alimentent des tensions politiques, susceptibles de déclencher de nouveaux conflits. Comment ces revendications à caractère purement mémoriel deviennent-elles un enjeu de lutte sociale et politique ? Quelle est l'attitude de l'Etat face aux visions alternatives, non officielles du passé ? Ces dernières parviennent-elles toujours à modifier le paradigme du grand récit national ? A quelles conditions peut-on arriver à un apaisement mémoriel durable ? Quelles sont les stratégies pour le rapprochement entre deux nations, autrefois belligérantes, ou pour la recherche d'une cohésion au sein d'une société divisée ? Un devoir de mémoire ne devrait-il pas s'accompagner d'un devoir de vérité pour toutes les parties impliquées dans le conflit ? C'est à ces questions, d'ordre d'abord éthique, que tentent de répondre les auteurs de cet ouvrage.