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La nuit sera noire et blanche. Barthes, la chambre claire, le cinéma
Narboni Jean
CAPRICCI
17,00 €
Épuisé
EAN :9791023904116
Pourquoi La Chambre claire, dernier livre de Roland Barthes, parut-il sous triple pavillon, Gallimard, Cahiers du cine ? ma et Seuil ? Pourquoi est-il organise ? en deux fois 24 sections, d' "un jour" a` "un soir" ? Quelle logique guida le choix des illustrations, et pourquoi fallait-il que la premie`re d'entre elles soit, seule, en couleurs ? Quel ro^le de ? clencheur y tient le Casanova de Fellini, alors me^me que Barthes de ? cre`te d'emble ? e aimer la photographie contre le cine ? ma ? Qu'est-ce que l'incident de l'Atrium ? Quel drame se joue dans ces pages, et quelle confrontation secre`te avec la pense ? e d'Andre ? Bazin ? Jean Narboni a e ? te ? l'e ? diteur de La Chambre claire. S'appuyant sur des documents ine ? dits, il retrace une aventure e ? ditoriale et intellectuelle encore mal connue. L'ouvrage propose e ? galement deux lectures du texte, l'une dramatique et l'autre the ? orique, qui viennent l'e ? clairer d'un jour neuf. Plus largement, La nuit sera noire et blanche e ? tudie et repense la relation changeante, contrarie ? e, complexe que, tout au long de son oeuvre, Roland Barthes a entretenue avec le cine ? ma.
Avec En présence d'un clown d'Ingmar Bergman, Jean Narboni choisit une ?uvre qui pourrait être comme la dernière d'un des derniers très grands cinéastes contemporains - un choix loin d'être anodin. Contre le désespoir, tout contre: tel est l'axe de son approche. Où Bergman, tout en restant le cinéaste de la cruauté nue qu'il a toujours été, convoque mais cependant révoque à chaque instant le pire - sombrer dans la folie ou la mort. L'auteur accompagne pas à pas le film, ses périodes. Schubert et sa musique constituent le fil conducteur de cette ?uvre et de cet ouvrage (titré Voyage d'hiver). Dès le début du film et de l'essai, apparaît ainsi une "diagonale" allant de Schubert et Bergman à Beckett et Monteiro... Tout au long, sans jamais appuyer son propos, l'auteur le fait émerger avec un tact léger d'une grande finesse ou subtilité. Biographie: Jean Narboni a été critique puis rédacteur en chef des Cahiers du cinéma dans les années 60 et 70. II y fonde et dirige les hors-série et les éditions d'ouvrages jusqu'aux années 80 (notamment les coéditions avec Gallimard). Il a enseigné le cinéma à l'université Paris VIII et dirigé le département d'analyse de films à la FEMIS. Il a publié aux éditions Cahiers du cinéma, en 2006, un livre sur Mikio Naruse: les Temps incertains.
Naruse qui reste à ce jour le moins connu du public occidental. Pourtant, Ma femme, sois comme une rose ! fut élu meilleur film de l'année au Japon en 1935, et le premier film parlant japonais distribué aux USA ; pourtant encore, La Mère, sorti en France en 1954 a toujours été répertorié dans les catalogues des ciné-club comme l'un des fleurons du cinéma japonais. Mais il faudra attendre les années 1980 pour voir reconnu Naruse comme un grand auteur, et la présentation à la Cinémathèque française en 2001, de 37 des 79 films pour voir le cinéaste définitivement consacré. Vingt-trois autres de ses films ont été récemment redécouverts à l'occasion du centenaire de sa naissance en 1995. Il réalise ses premiers films - muets - en 1927 pour la major company japonaise la Toho et sa carrière prolifique se termine en 1967 avec Nuages épars ; il travaille alors pour l'autre grande major company, la Sochiku. Nuages flottants, son film aujourd'hui le plus connu, est l'un de ses six films adaptés des livres de la célèbre romancière Fumiko Hayashi avec l'oeuvre de laquelle il entretient une véritable complicité.L'auteur nous permet non seulement de resituer Mikio Naruse dans le cinéma japonais, et particulièrement par rapport à Ozu auquel il fut souvent comparé, mais plus globalement dans l'histoire du cinéma mondial, en construisant des ponts audacieux avec des cinéastes comme Dreyer, Bergman, Antonioni, Truffaut.Pour mieux analyser son style et sa mise en scène, Jean Narboni nous entraîne sur les pas de Tchekov pour l'éthique de ses personnages, et de Schubert pour son tempo.«Le naturel comme qualité de la forme, la sensation du temps qui ne cesse de passer comme effets d'un art du récit si peu voyant qu'on l'a longtemps tenu pour facile : c'est à ces deux constantes que son cinéma doit sa continuité et a tenue. A entendre musicalement et moralement.»Par cet ouvrage, et à l'encontre des idées reçues, Jean Narboni restitue à Mikio Naruse, la place qui lui est due, auprès des plus grands cinéastes du XXe siècle.8874393202
En 1980, La Chambre claire. Note sur la photographie de Roland Barthes est le premier livre à paraître au sein d'une collection née d'une coédition entre Gallimard et les Cahiers du cinéma. C'est aussi le dernier livre de Barthes, qui meurt des suites d'un accident le 25 mars de la même année. Depuis, La Chambre claire est devenu un classique, et ses hypothèses sur la photographie ont depuis été reprises et discutées partout, à commencer par la distinction entre punctum et studium. Mais l'histoire de ce livre n'a quant à elle jamais été dûment racontée. Les circonstances de son écriture, le caractère particulier du lieu double et même triple - aux Cahiers et à Gallimard il faut en effet ajouter le Seuil - restent peu ou mal commentés. Tantôt on sousévalue, tantôt au contraire on surestime le rapport de Barthes au cinéma et à la photographie. On parle d'une collection "Cahiers du cinéma" au sein de Gallimard ; on attache peu d'importance au choix des photos, et notamment au fait que la première, un polaroïd de Daniel Boudinet, est et devait être en couleurs... En cette année du centenaire Barthes, Jean Narboni a voulu revenir sur cette histoire. Critique et historien du cinéma, celui-ci la connaît bien, puisqu'après avoir été rédacteur en chef de la revue il fut à la fois fondateur des éditions au sein des Cahiers du cinéma et éditeur de La Chambre claire au sein de cette collection où paraîtront d'autres classiques (La Rampe de S. Daney, L'Homme ordinaire du cinéma de J.-L. Schefer...). Narboni fut donc un témoin privilégié. Il a suivi pas à pas l'élaboration du livre, échangeant des lettres avec Barthes, recherchant les droits des photos que celui-ci avait retenues, accompagnant le choix définitif de certaines et le rejet d'autres... S'aidant aujourd'hui de ces documents demeurés inédits - photos, lettres...-, Narboni propose de retracer la "genèse d'un livre" dans un texte extrêmement personnel qui tient à la fois du récit et de l'essai. Il raconte la fabrication du livre, il s'attarde sur le compagnonnage ancien - remontant au début des années 1960 - entre Barthes et les Cahiers. Il livre une lecture approfondie de ce grand texte qu'est La Chambre claire, sous un angle tantôt génétique et tantôt biographique, et sous plusieurs signes à la fois : l'autobiographie et la théorie ; la photographie et le cinéma ; Jean-Paul Sartre auquel le livre est dédié et le grand absent de celui-ci, dont l'ombre plane pourtant au-dessus de chaque page, André Bazin, critique, théoricien et co-fondateur des Cahiers du cinéma.
Résumé : Est-il possible que quelqu'un ait menacé Jean Renoir de le faire fusiller par les Allemands pour avoir réalisé La Grande Illusion, deux ans avant le début de la Deuxième Guerre mondiale et l 'occupation nazie ? Oui, c'est possible. Est-il possible qu'un autre, ami du premier, ait préconisé d 'opérer la "circoncision nasale" sur les femmes appartenant à l 'ethnie qu'il qualifie de "putain" ? Oui, c 'est possible, et un film de Joseph Losey le campe durement. Est-il possible qu'un troisième, ami des deux autres, ait plongé dans des archives et hanté les cimetières pour s 'efforcer de prouver que Bernanos, Robespierre et de Gaulle étaient de sang impur ? Oui, c'est possible. Il ne s'agissait pas de délirants obscurs, de marginaux, d'illuminés ou de cracheurs de haine anonymes comme il s'en répand tous les jours sur Internet, ni de personnages d'une uchronie morbide. Mais d'un écrivain célèbre, d'un ethnologue occupant des fonctions officielles à la tête d'institutions d ' importance et d'un expert en onomastique renommé à l'époque. "Le temps du désastre se déroule en sens inverse du temps chronologique. Au lieu de nous en éloigner, il nous en rapproche" , écrit Rachel Ertel. Roman noir, fable, conte cruel plutôt qu'essai ou pamphlet, ce livre traverse comme un cauchemar des temps sans pitié.
Résumé : On l'a appelé "Mel-une-prise" pour sa capacité à livrer le meilleur de lui-même dès la caméra enclenchée. Mais Mel Gibson porte aussi le surnom moins flatteur de "Mad Mel". Echo bien sûr au rôle de motard vengeur qui a lancé sa carrière et qu'il aurait décroché, selon la légende, après une bagarre de bar, mais aussi à cause de ses dérapages à répétition et de ses projets pharaoniques : le tournage épique de Braveheart, la reconstitution grandeur nature de Jérusalem pour La Passion du Christ, les centaines de figurants mobilisés en pleine jungle pour Apocalypto... Mel Gibson est à l'image des héros qu'il a interprétés, ceux de Mad Max, L'Arme fatale ou plus récemment du Complexe du castor : toujours sur la brèche, à cheval entre le coup d'éclat et le coup de folie.
« Je ferme les paupières, je me bouche les oreilles, je pressurise mes tempes. Mais j'entends, je perçois encore, de plus en plus distinctement, le bruit des bottes qui reviennent. Serais-je donc le seul à l'entendre ? »Ne croyez surtout pas que je hurle est un essai cinématographique de Frank Beauvais. Sur le mode du found footage, le cinéaste a réuni des plans issus de plus de 400 ?lms sur lesquels il a monté, en voix o?, le récit autobiographique qui évoque les jours sombres qu'il a traversés en 2016. Il y exprime le désarroi dans lequel il était plongé, seul, isolé dans un village alsacien après une rupture amoureuse, terri?é par le cli-mat sécuritaire qui régnait alors dans une France en état d'urgence. C'est ce cri de rage désespéré, ce bouleversant désir de retour à la vie d'un ciné-phile reclus, qui est ici publié.PRÉFACE DU CINÉASTE BERTRAND MANDICO4e de couverture : « Je ferme les paupières, je me bouche les oreilles, je pressurise mes tempes. Mais j'entends, je perçois encore, de plus en plus distinctement, le bruit des bottes qui reviennent. Serais-je donc le seul à l'entendre ? »Ne croyez surtout pas que je hurle est un essai cinématographique de Frank Beauvais. Sur le mode du found footage, le cinéaste a réuni des plans issus de plus de 400 ?lms sur lesquels il a monté, en voix o?, le récit autobiographique qui évoque les jours sombres qu'il a traversés en 2016. Il y exprime le désarroi dans lequel il était plongé, seul, isolé dans un village alsacien après une rupture amoureuse, terri?é par le cli-mat sécuritaire qui régnait alors dans une France en état d'urgence. C'est ce cri de rage désespéré, ce bouleversant désir de retour à la vie d'un ciné-phile reclus, qui est ici publié.PRÉFACE DU CINÉASTE BERTRAND MANDICO
Résumé : Sorti quelques mois après la mort de Kubrick, Eyes Wide Shut est depuis nimbé d'une aura de mystère et de démesure : un tournage homérique de presque deux ans, le couple Tom Cruise-Nicole Kidman dans la tourmente, des acteurs qui quittent le projet, un réalisateur mythique connu pour ses méthodes hors du commun... Le cocktail est explosif, encore agrémenté d'un parfum de scandale lorsque surgit la rumeur d'un film toujours en cours de montage à la mort de Kubrick, et donc terminé in extremis par sa garde rapprochée. Vingt ans plus tard, cet ouvrage nourri d'une soixantaine d'entretiens revient sur la conception d'une oeuvre à part, peut-être la plus personnelle et hypnotisante du cinéaste. Avec en ligne de mire cette question clé : que nous apprend Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick ?