Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les cinq rêves du scribe
Nakhjavani Bahiyyih ; Le Boeuf Christine
ACTES SUD
9,20 €
Épuisé
EAN :9782742769353
Vers le milieu du XIXe siècle, un scribe, que sa vie de copiste itinérant a mené de pays en pays dans un Moyen-Orient tourmenté, échoue dans une ville aux confins des territoires des Ottomans, des Qâdjârs et des tsars. Il a jusqu'alors fait route en monnayant son art de calligraphe et a jadis servi bien des maîtres, mais le voici parvenu à des frontières nouvelles... Car le papier se fabrique désormais en Occident à l'échelle industrielle, l'ère des scribes s'achève et, avec elle, bien des pratiques artistiques, politiques, économiques... et même amoureuses ! Aussi le Scribe se met-il à rêver de devenir poète à son tour et de découvrir le mystérieux au-delà caché derrière la surface du papier... Précieux et ouvragé comme une miniature persane mais mené au rythme d'un véritable récit d'aventures, ce roman est une bouleversante allégorie évoquant l'éternelle nécessité, pour l'homme, d'inscrire des mots sur la page blanche de l'inconnu. . . Née en Iran, Bahiyyih Nahkjavani a grandi en Ouganda avant de faire ses études en Angleterre et aux Etats-Unis. Citoyenne britannique, elle vit désormais en France. Elle est l'auteur, chez Actes Sud, de deux autres romans dans lesquels on retrouve son extraordinaire talent de conteuse : La Sacoche (2000 ; Babel n° 477) et La Femme qui lisait trop (2007).
Résumé : Quand Bibijan, bientôt octogénaire, se résout enfin, sous la pression de ses deux filles, à quitter Téhéran, elle a pour destination Los Angeles, siège d'une vaste communauté iranienne en exil, où son aînée, Goli, a fondé une effrayante famille qui se veut plus américaine que nature. Mais la vieille dame n'est pas davantage attirée par Paris, où vit sa cadette, Lili, artiste conceptuelle bohème, dont sa mère a découvert non sans répulsion l'appartement incommode sous les toits d'une décevante Ville Lumière. Armée de la précieuse "carte verte" dont chacun ne cesse en vain de lui vanter les vertus, Bibijan, qui ne vit plus, de fait, que pour connaître le sort de son fils, Ali, mystérieusement disparu dans les montagnes kurdes, navigue, ballottée entre ses filles qui se disputent son destin, dans les décors d'un Occident dont l'a d'emblée révulsée le matérialisme éhonté qui semble avoir gravement contaminé l'exil de ses compatriotes. A travers le destin d'une famille incarnant une communauté aux mille visages qui transcende les frontières, Bahiyyih Nakhjavani dresse, sous les dehors d'une satire jubilatoire, l'attachant portrait, toutes générations confondues, d'un peuple qui, déchiré par la succession des tyrannies anciennes et nouvelles, et désormais seulement relié par l'usage de la langue ancestrale partagée, ne cesse d'osciller entre nostalgie et déni, offrant ainsi, sur l'histoire d'une nation régulièrement placée sous les feux de l'actualité la plus névralgique, un éclairage aussi inédit que subversif.
Manguel Alberto ; Nakhjavani Bahiyyih ; Lombardo P
Dans Les Mille et Une Nuits, Schéhérazade est une artisane du suspense sériel. Elle sauve sa vie et celle des vierges de la cité en emboîtant et en tissant fable sur fable pour apaiser la jalousie vindicative de son sultan d'époux. Elle le subjugue par la fiction. A l'aube, elle suspend le récit inachevé pour le reprendre au point d'arrêt en le complétant le soir d'après. "Là, Schéhérazade fut obligée d'interrompre son récit, parce qu'elle vit que le jour paraissait ; mais la nuit suivante, elle continua de cette manière le second voyage de Sindbad." Gagné par l'imagination de l'épouse rusée, il l'épargnera pour couler avec elle le doux amour mérité. L'imagination de la conteuse a reconfiguré le réel. La Méthode de Schéhérazade évoque la puissance de l'imagination entre résistance et écriture. Une force créatrice qui mène la littérature à peser sur le réel en configurant les imaginaires sociaux.
Résumé : Téhéran, seconde moitié du XIXe siècle : la cour du shah fourmille d'intrigues de palais, complots et autres tentatives d'assassinat, sous le regard cruel de la mère du souverain... Ce très ancien royaume va se trouver ébranlé par l'irruption d'une poétesse fort lettrée dont les vers et les propos semblent agir sur quiconque en prend connaissance comme de puissants catalyseurs d'énergies subversives ? voire hérétiques. A travers la figure de Tahirih Qurratu'l-Ayn, qui osa, en femme libre et en exceptionnelle rhétoricienne, affronter les tenants du pouvoir de son temps, Bahiyyih Nakhjavani met en scène les enjeux éternels de la liberté d'expression quand elle s'oppose aux puissants comme aux dogmes religieux. Entrecroisant magistralement l'Histoire, la religion, l'art et la question de la condition féminine, ce roman propose une réflexion d'une indéniable actualité, servie par une langue étincelante.
Téhéran, seconde moitié du XIXe siècle : la cour du shah fourmille d'intrigues de palais, complots et autres tentatives d'assassinat plus ou moins abouties, sous l'ironique et cruel regard de la mère du souverain persan... Voici que cette fois, pourtant, ce très ancien royaume va se trouver ébranlé non tant par les menées factieuses des uns ou des autres (menées qu'observe l'ambassadeur de Sa Royale Majesté la reine d'Angleterre) mais par l'irruption inattendue d'une poétesse fort lettrée dont, d'un bout à l'autre du territoire, les vers et les propos semblent agir sur quiconque en prend connaissance comme de puissants catalyseurs d'énergies subversives - voire hérétiques : entre ces deux adjectifs, que certains sont tentés de rendre synonymes, reste à savoir qui, de la poésie ou de la violence, va trancher... A travers la figure historique de la poétesse Tahirih Qurratu'l-Ayn, à laquelle la postérité se montra si peu soucieuse de rendre justice, et qui osa, en femme libre et en exceptionnelle rhétoricienne, affronter au péril de sa vie les tenants du pouvoir tant séculier que théologique de son temps, Bahiyyih Nakhjavani met en scène les enjeux éternels - et plus incandescents que jamais aujourd'hui - de la liberté d'expression dès lors qu'elle s'affronte aux puissants comme aux dogmes religieux. Ecrit dans une langue étincelante, qui croise subtilement les fils de l'Histoire, de la religion, de l'art et la question de la condition féminine, ce roman propose, sur le mode d'une fiction historique, une réflexion d'une indéniable actualité. . . Née en Iran en 1948. Bahiyyih Nakhjavani a grandi en Ouganda et fait ses études en Angleterre et aux Etats-Unis. Citoyenne britannique. elle s'est installée en France après avoir résidé et travaillé dans de nombreux pays. Déjà parus chez Actes Sud : La Sacoche (2000 ; Babel n ° 477) et Les Cinq Rêves du scribe (2003 : Babel n ° 844).
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.