Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les Hoplites ou la vie d'une famille athénienne au siècle de Périclès
Najean Yves
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782747528900
Le Ve siècle, le siècle de Périclès, est considéré comme celui de l'épanouissement de l'art et de la culture, sous l'influence d'Athènes, en même temps que de la découverte de la démocratie. Mais cet aspect flatteur cache bien des abus et des misères. La liberté est réservée aux citoyens d'Athènes, et les villes alliées deviennent en réalité sujettes. L'orgueil des cités grecques les conduit à d'incessantes luttes armées. Des différences énormes séparent les riches des pauvres. La femme est confinée au gynécée et n'a aucun accès à la culture. Et que dire de cette plaie de l'Antiquité, l'esclavage, partout présent ? C'est dans ce monde à la fois brillant et dur que vit et meurt une famille grecque. L'ancêtre sera hoplite à Marathon, le fils combattra à Salamine, le petit-fils mourra lors de la grande peste qui décime la cité au début de la guerre du Péloponnèse. À travers les péripéties que traverse cette famille, on retrouve la vie du peuple grec à cette époque : celle des hommes politiques, mais aussi celle des commerçants, des propriétaires terriens, des artisans et des pêcheurs. Ils étalent leur ambition et leur orgueil, leur avarice ou leur générosité, leur révérence pour les dieux ou leurs doutes philosophiques, leur patriotisme chauvin et leur goût pour les jeunes garçons et les jolies filles.
Christophe, un jeune médecin, débarque à Alger en janvier 54. Il y découvre, outre la beauté des paysages, une population ayant une culture, une religion, des moeurs différentes, mais aussi l'hostilité fondamentale qui déjà oppose Européens et Arabes. Le 1er novembre, la guerre éclate. Notre héros en vivra tous les débordements, comme militaire dans le bled, chef de famille à Alger, spectateur dans sa belle-famille, faite de pieds-noirs typiques. Tous les débordements. Il connaîtra en 56 les inquiétudes que font naître les attentats à l'aveugle, déplorera en 57 les excès de la répression lors de la bataille d'Alger, s'enthousiasmera en mai 58 par les promesses de fraternisation et d'intégration, puis, peu à peu, abandonnera ses illusions après les incohérentes journées des barricades, en janvier 60. Le putsch des généraux en avril 61 sonnera le glas de ses espérances d'une Algérie, sinon française, du moins bi-nationale, et il vivra avec tristesse le tragique retour des rapatriés. Ce roman tente de montrer les réactions d'un garçon ouvert et généreux face à des situations difficiles. Il ne cache pas l'existence de positions extrêmes, de la part de civils égoïstes ou de militaires sûrs de leur bon droit. Il cherche à présenter les motivations de tous ces gens, qui agissent souvent d'une manière qu'il est trop facile de critiquer aujourd'hui, cinquante ans après les faits, mais qui étaient tous animés par un amour profond pour leur pays, l'Algérie. Cet ouvrage, qui n'est pas un livre d'histoire, ni un livre de souvenirs, offre une image objective, convaincante, un peu mélancolique, sur une période de notre histoire qui soulève encore bien des passions.
Jeune provincial monté à Paris pour ses études de médecine, Pierre passe brillamment le concours de l'internat. Son intelligence, son travail, mais aussi ses relations le conduisent à être nommé professeur agrégé dans sa discipline chirurgicale à l'Hôtel-Dieu. Son élégante maîtresse l'introduit dans les cercles parisiens. Il se croît heureux, mais néglige sa famille. Survient une catastrophe : un accident vasculaire cérébral, qui entraîne la perte de sa dextérité de chirurgien. Tout alors s'écroule autour de lui.
En lisière de la forêt de Dreux, dominant la vallée de l'Eure, le château de la Robertière était, au Moyen Age, à la fois un rendez-vous de chasse et une maison forte visant à empêcher les incursions anglaises. Il n'en reste plus que des ruines informes. C'est dans les villages des alentours que vivent, au début du XIII`me siècle, peu après Bouvines, les héros de cet ouvrage, des petites gens qui travaillent, aiment, et meurent, comme aujourd'hui. Ils respectent leur comte et vénèrent profondément le Christ, la Vierge et les Saints. Thomas, un pauvre laboureur, est faussement suspecté d'un meurtre. Incarcéré, soumis à la question, il n'échappe que par miracle à la potence. En action de grâce il décide d'aller à Compostelle, et ce n'est qu'à son retour qu'il retrouvera sa fiancée. Guillaume, son cousin, fils d'un drapier, s'est engagé comme sergent, cherchant l'aventure, mais il doit se contenter d'organiser les chasses du comte. Il tombe amoureux de la fille d'un petit seigneur local, mais celui-ci lui fera comprendre quel fossé sépare les nobles des manants. Ne devient pas chevalier tout homme qui en est digne, comme il est dit dans les chansons de gestes. En écrivant ce roman, l'auteur a voulu faire revivre un monde de petites gens et de bourgeois, au Moyen Age, dans les campagnes d'Ile-de-France.
Mai 1912. Dans un village beauceron, une famille partage la joie d'un baptême. L'aîné exploite le domaine familial. Le second est instituteur à Billancourt, près des usines Renault. Leur soeur, fuyant la vie monotone du village, a suivi son amant à Paris, où elle est modiste. Tous ont leurs travaux, leurs amours, leurs soucis. Au-dessus de ces destins plane une sourde menace... Et ce fut la Grande Guerre, qui bouleverse la vie de tous. Tandis que la soeur mène à l'arrière, comme toutes les femmes, une existence grise, minée par l'inquiétude, l'un de ses frères est grièvement blessé, l'autre est fait prisonnier. Son amant, qui s'est engagé dans l'aviation naissante, est tué au combat. Trois ans seulement se sont écoulés, du bonheur au drame.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.