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LE MASQUE DE L'AFRIQUE
NAIPAUL V. S.
GRASSET
21,65 €
Épuisé
EAN :9782246751410
Seule la vérité me porte, et l'immense curiosité que j'ai pour les autres", écrivait un jour Naipaul.Dire la vérité, cela a toujours été le mot d'ordre de cet écrivain-voyageur, né dans une ancienne colonie britannique, et descendant d'une famille d'immigrants de l'Uttar Pradesh en Inde.Dans Le masque de l'Afrique, où il passe en revue l'Ouganda, le Nigeria, le Ghana, la Côte d'Ivoire, le Gabon et l'Afrique du Sud, Naipaul infléchit sa méthode: moins enquêteur, plus intuitif, se laissant porter par le flot d'émotions et d'images, d'une case de magicien à un palais de roi, derrière l'absolue pauvreté et le chaos, Naipaul cherche les racines de la spiritualité profonde de l'Afrique.La sorcellerie, le paganisme, la polygamie, le métissage des religions avec le christianisme, la survivance d'un monde ancien tissé de vives croyances et peuplé de dieux, tout cela défile dans le livre magnifique. Suspendant toute incrédulité, Naipaul vise entre l'essai d'anthropologie et la littérature. Il donne à voir l'humain.
Certains romanciers sont plus romanciers que d'autres. Allez savoir pourquoi. Ils savent mieux imposer une connivence avec leur héros, faire rouler une petite musique enchanteresse et donner une âme retentissante au monde qu'il décrive. Naipaul, écrivain anglais d'origine indienne, possède cette grâce. Et c'est ainsi, avec lui, que le génie de l'écriture s'accomplit. Dans La Moitié d'une vie, son dernier roman, Naipaul reprend les thèmes qui lui sont chers : les réactions ambivalentes d'un homme tiraillé entre deux cultures, l'apprentissage de l'écriture, l'absolue ascendance des femmes sur la vie des hommes, la considération du monde dans sa détermination sociale et historique. Des ingrédients qu'il transforme en romans lucides, gracieux et profonds. Cela tient du miracle. La Moitié d'une vie met en scène le parcours de Willie, qui quitte un avenir tout tracé assujetti au bon vouloir du Maharadjah pour découvrir le Londres éclectique des années 50, puis l'essoufflement de l'Afrique coloniale avant sa décolonisation. Avec ce livre, Naipaul prouve qu'il est certainement l'un des plus grands romanciers de notre époque. Déjà un classique. Il faut le lire pour en prendre toute la mesure. Unanimement reconnu par la critique internationale, V.S Naipaul a reçu le prix Nobel de littérature en 2001 pour l'ensemble de son ?uvre. --Denis Gombert
Présentation de l'éditeur Les Hommes de paille raconte la carrière politique de Ralph Singh, le narrateur de ce roman. Après des études en Angleterre, le héros revient dans sa terre natale, une île des Caraïbes et colonie anglaise inventée par Naipaul, non sans avoir pensé à sa propre île de naissance (Trinidad-et-Tobago). Singh y fait fortune. Avec cet argent, il fonde un parti politique socialiste, défenseur des droits des colonisés contre la domination britannique. Il remporte les élections et pense pouvoir corriger les injustices faites à son peuple ; mais l’ego des uns et l’ambition des autres le ramènent aux douloureuses réalités de la politique : jalousies, calomnies, trahisons, complots, et même, une jacquerie. Pour avoir des idéaux, Ralph Singh est aussi un ambitieux. Il est prêt à affronter ses ennemis. Gagnera-t-il sa dernière bataille ? Le portrait d’un arriviste flamboyant, d’un stratège de génie aussi irritant qu’attachant. Ce livre paraît concomitamment avec La Moitié d’une vie (Les Cahiers rouges).
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
Résumé : Certains auteurs attendent la fin de leurs jours pour revenir sur leurs premiers pas dans l'existence et en littérature. Oscar Coop-Phane n'aura attendu que ses trente ans pour raconter ce qu'est la vie d'un écrivain aujourd'hui. Ce que cet étrange travail représente pour lui de joies comme de sacrifices. Son récit n'est pas linéaire ou chronologique mais éclaté ; Oscar s'y livre par fragments (définition : morceaux cassés d'une chose), dans de courts chapitres aux titres éloquents (P. I : L'encre, La feuille, L'auteur, La fuite, Le titre... P. II : Parler, S'asseoir, Parader, Boire. .). Il mêle ainsi des souvenirs d'âges différents - de son enfance, son adolescence, sa vie d'homme. Le propos peut d'abord sembler trivial ; les bêtises en classe, les copains, sa découverte des filles, de la littérature ; les petits boulots, pion, barman ou dealer, pour vivre et écrire ; les premiers manuscrits, les refus ; puis le succès, soudain, ses livres en librairie ; et les galères encore, le métier d'écrivain, les interviews, les salons, la peur de la précarité. Mais son récit fourmille de détails qui sont autant de clés : une montre Swatch offerte par sa mère qu'elle prétend être un cadeau de son père, alors qu'il vient de quitter leur foyer ; le geste d'un patron de restaurant près de son lycée qui, chaque fois qu'Oscar s'y rend pour déjeuner, lui rend discrètement le billet avec lequel il vient de payer ; le visage d'une jeune fille, un soir, qui comme lui, semble cacher une cicatrice ; le mépris d'un éditeur ou le regard surpris d'un lecteur qui le voit servir derrière un bar alors que son visage est dans le journal. Car les détails révèlent les événements ; une enfance heurtée par les disputes puis le divorce de ses parents ; une vie de débrouilles pour se loger, manger, dès 16 ans ; le souvenir du corps d'un autre en soi, gamin ; la crainte de ne jamais être publié puis de ne pas pouvoir en vivre. Et aussi, la beauté, tant de joies : la liberté, à Paris, Berlin ou Rome ; les vrais amis et la compagnie des auteurs, Bove, Calaferte ou Dabit ; son premier prix, la fierté ; les rencontres de certains lecteurs ; une femme, l'amour, puis une enfant, sa fille. Et l'écriture toujours. C'est une existence courte, mais intense. Une leçon de courage et de style tant l'écriture ciselée d'Oscar Coop-Phane émerveille. D'une grâce et d'une justesse bouleversantes, ce livre aurait pu s'appeler Morceaux cassés d'une vie autant que Lettre à un jeune écrivain. Ou, s'il avait été écrit par un autre, Et tu seras auteur, mon fils.