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César, l'âge de bronze
Nahon Pierre
GALILEE
8,00 €
Épuisé
EAN :9782718609683
La dernière grande rétrospective des oeuvres de César eut lieu au Centre de la Vieille Charité à Marseille de juillet 3 septembre 1993. Bernard Blistène, directeur des musées de la Ville à l'époque, fut l'artisan de cette magnifique exposition. Vingt-cinq ans après (de décembre 2017 à mars 2018), le Musée national d'Art moderne du Centre Pompidou, grâce encore à Bernard Blistène, offre à César et surtout à ses admirateurs, un ensemble rétrospectif qui devrait enfin donner à cet immense artiste la place qu'il mérite dans l'histoire de notre temps. Comme on pourra le constater, une partie de l'oeuvre, les bronzes, n'est pas particulièrement à l'honneur. C'est l'objet de ce livre : non seulement les réhabiliter mais peut-être, comme César lui-même l'aurait souhaité, montrer que c'est par eux que peut s'apprécier toute la dimension du sculpteur.
Ce sont les grands peintres qui font les grands marchands " aimait à dire Kahnweiler. Sans doute, et s'il est arrivé à de grands marchands ou réputés tels d'exposer de mauvais peintres (cela leur arrive même très souvent), on n'a jamais entendu parler d'un grand peintre qui exposerait de façon régulière chez un marchand de troisième ordre. Il faudra attendre la deuxième moitié du XIXe siècle pour voir apparaître le marchand de tableaux dans l'acceptation moderne du terme. C'est en France que se constituent et se définissent les règles de ce nouveau métier que des figures aussi diverses et opposées que Goupil, Durand-Ruel, Tanguy, Bernheim, Vollard mais aussi Wildenstein, Maeght, Lambert ou Templon vont marquer de leur empreinte. Qui sont ces personnages dont le nom reste attaché à celui des peintres qu'ils rendirent célèbres ? Leur aventure est une des composantes de l'histoire de la peinture. Que serait-elle sans eux ? En retraçant leur parcours, Pierre Nahon, de l'intérieur, nous dévoile un pan de l'histoire des m?urs et des sensibilités contemporaines.
Après plus de quarante années dans le monde de l'art, où ils dirigeaient la Galerie Beaubourg, Marianne et Pierre Nahon reviennent sur leur parcours. Marchands des nouveaux réalistes - Arman, César, Klein, Spoerri, Tinguely -, mais aussi de Dado, Dufour, Cane, Klossowski, Boisrond, Combas, ils ont présenté à la Galerie Beaubourg, à Paris ou à Vence, les oeuvres de Basquiat, Beuys, Dine, Duchamp, Segal, Stella, Warhol.
Exercice périlleux : la pièce réécrite par Pierre Nation ne prétend évidemment pas se mesurer aux splendides vers raciniens. L'alliance de dialogues en prose et des illustrations de Fassianos relève d'une subtile alchimie, les corps et les voix faisant entendre la beauté limpide des destins abîmés, écartelés entre l'hégémonie des passions et la fatalité du devoir, signes de brutalité autant que de faiblesse. Le public, le lecteur est le confident de l'histoire où les émotions sont d'autant plus vives que l'écriture moderne les rend palpables. La pièce incarne au plus juste les vers de Racine, d'Euripide, de Sophocle, voire d'Homère, jusque dans l'intime des sentiments éprouvés
La publication d'un Carnet soviétique écrit lors d'un voyage effectué en URSS en 1983 est l'occasion de critiquer ce que je nomme la gauche bifide - l'une libérale, l'autre robespierriste -, au nom d'une autre gauche : celle de l'individualisme libertaire. Pour ce faire, il faut penser l'impensé de la gauche. Penser l'impensé de la gauche, est-ce vouloir la fin de la gauche ? C'est vouloir plutôt la fin de cette gauche bifide et promouvoir une gauche qui en est très exactement l'antipode : celle de l'individualisme libertaire, forte de singularités qui installent dans l'Histoire leur révolte et leur rébellion, leur insoumission véritable et leur indocilité concrète au nom de la liberté. Doline avait bien raison - c'était la leçon de sa Révolution inconnue qui fut mon livre de chevet lors de ce séjour en URSS, c'est son esprit libertaire qui m'a animé et m'anime encore jusqu'à cette heure où je vois les Gilets Jaunes mourir d'avoir été mordus par Macron puis étouffés par les anneaux constricteurs de Mélenchon.
L'étrange parfum des fleurs exotiques, la couleur des balisiers, la poétique de la toponymie, les formes tropicales transformées en forces, le cimetière qui est une plage, la trace sur le sable d'un enfant à venir, le pays natal où l'on n'est pas né, la vie sous l'eau, le regard d'un serpent, l'oeil d'un poisson flûte, la lenteur des animaux marins, les séquences d'une pêche miraculeuse, les lumières de la nuit dans un mouillage, l'ombre de Gauguin, la géométrie cosmique d'un squelette d'oursin, le surgissement d'un cercueil, la secousse d'un tremblement de terre, les temps de l'holothurie ou du colibri, le langage des bateaux, la déesse rousse du volcan, les lumières d'un vaisseau fantôme, la naissance de la nuit, la cérémonie d'une noce païenne, l'énergie du rayon vert, le partage des eaux avec une tortue, la furie d'un combat de coqs, la mélancolie du carnaval : la poésie est toujours autobiographique. Voici l'un de mes journaux.
Libre parole rassemble trois essais de style et de circonstance différents : la Conférence Hrant Dink sur la démocratie et la liberté d'expression par temps de violence, donnée en public à Istanbul en janvier 2018 ; les Thèses élaborées en 2015 sur "Liberté d'expression et blasphème", pour intervenir dans la discussion qu'ont relancée les assassinats par les membres de Daech de journalistes de Charlie Hebdo associés à la publication des "caricatures de Mahomet" ; enfin, le séminaire donné en 2013 et rédigé l'année suivante sur les formes de la parrésia selon Michel Foucault, où se trouve déployée à partir de l'exemple grec sa conception du courage de la vérité. Leur objectif commun est de problématiser les conditions et la fonction de la liberté d'expression en tant que droit aux droits, plus fondamental que jamais dans une période de régression des formes démocratiques, facilitée par les effets désagrégateurs de la mondialisation capitaliste, et surdéterminée par les effets de terreur et de contre-terreur que suscite une situation de guerre endémique à laquelle aucune région du monde n'échappe entièrement désormais. Il est aussi de montrer que, si la liberté d'expression institutionnellement garantie, et la libre parole qui en forme la contrepartie subjective, constituent une "propriété" inaliénable des individus et des groupes dont l'autonomie est (théoriquement) reconnue en démocratie, il faut s'élever à la conception d'un bien public de la communication si l'on veut en généraliser l'exercice, en prévenir les usages discriminatoires, et lui conférer par là-même toute sa normativité politique.