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D'une Terreur à l'autre. Nostalgie de l'Empire et théories du complot (1815-1816)
Nagy Laurent
VENDEMIAIRE
20,55 €
Épuisé
EAN :9782363580214
Entre 1815 et 1816, la France est gouvernée par une faction ultraroyaliste qui vit dans la hantise des complots que fomenteraient demi soldes et ouvriers à la solde de l?Empereur déchu. C?est le prétexte à de terribles représailles, et à des déclarations d?intention directement inspirées par la Terreur jacobine. Après l?échec de Napoléon en 1815, les royalistes reviennent de Gand où ils avaient suivi Louis XVIII en exil. C?est la seconde Restauration, dont les députés, qui forment la Chambre " introuvable ", comme l?ont appelée les contemporains, tant elle est réactionnaire, et les ministres, sont animés d?une ferveur monarchiste qui tourne au fanatisme. Or, dans ce climat d?extrême tension politique, les mécontents sont nombreux : nostalgiques de l?Empire, commerçants ou hommes d?affaires soucieux de paix et de prospérité, ouvriers sans travail, et peu à peu, tout simplement, royalistes modérés. Complots et intrigues se succèdent, le plus souvent montés à la v a-vite par des aventuriers sans véritable idéologie ; en face, le pouvoir, saisi d?un esprit de revanche qu?ont nourri des années d?exil, exerce une répression sévère : les agitateurs, qui sévissent essentiellement dans le sud-est, à Lyon, à Grenoble et dans les campagnes avoisinantes, et ceux qui se réunissent à Paris, dans les faubourgs, sous la férule du légendaire patron bonapartiste Richard-Lenoir, se voient poursuivis, arrêtés et exécutés. C?est finalement la lassitude de l?opinion qui l?emportera : en 1816, la Chambre introuvable est dissoute, et les monarchistes modérés, ou constitutionnels, arrivent au pouvoir ; la Charte prévaut sur le droit divin.
Ce livre est un témoignage de tout ce que j'ai vécu en Hongrie - enfance bourgeoise, jeunesse protestante ; vie en paix, vie en guerre, vie en régime communiste - raconter ma participation à la révolution hongroise de 1956. En 56 j'ai été emprisonné et condamné à mort par un tribunal militaire russe. Réfugié en France, j'ai étudié la littérature. A partir des années soixante, j'ai participé à toutes les aventures de la littérature moderne en France. Je suis cent pour cent un homme du (vingtième) siècle. J'ai médité ses idées, j'ai participé à ses mouvements les plus importants.
En été 1907, un major général de cavalerie en réserve a emmené avec lui sur la petite île de Brownsea au sud de l'Angleterre, une vingtaine de garçons de conditions sociales diverses. Son but était d'expérimenter si le " scoutisme militaire " à l'intention des jeunes était praticable avec des adolescents civils. Cette expérience fut couronnée de succès bien au-delà des espoirs du vieux soldat. Commencé dans un seul pays, la Grande-Bretagne, avec une patrouille, le scoutisme est devenu le plus grand mouvement bénévole du monde. A l'heure du centième anniversaire, plus de 28 millions de garçons et 10 millions de filles se rassemblent sous la bannière du scoutisme dans plus de 150 pays du monde. On estime que 400 millions de jeunes ont passé, depuis sa fondation, par l'école du scoutisme. C'est ce que les Anglo-Saxons appellent une success story. Ce petit livre est l'histoire de ce triomphe.
Résumé : Le capitaine Barthélemy Bacheville fut l'un des fidèles de Napoléon : après avoir suivi l'Empereur lors de son exil à l'île d'Elbe, il revint en France à ses côtés et participa à l'épopée des Cent-jours, puis fit partie du dernier carré de la Garde lors de la bataille de Waterloo. Enfin, au second retour de Louis XVIII, commue bien d'autres, le capitaine Bacheville eut à affronter la haine de ceux qui ne lui pardonnaient pas sa fidélité à l'Empereur. En compagnie de son frère Antoine, il dut s'enfuir pou- ne pas être l'une des victimes de la "Terreur légale". Il sillonna donc l'Europe et l'Asie pour trouver un hypothétique asile : la Suisse, le duché de Bade, la Pologne, la Moldavie, Constantinople, la Grèce, l'Italie, furent parmi les étapes de son errance. Pourtant, avant tout, ce livre est le récit haletant d'une véritable chasse à l'homme à travers l'Europe, menée par toutes les polices : à l'image du célèbre personnage du feuilleton Le fugitif, Bacheville est toujours sur le point d'être pris, et chaque fois il réussit à s'échapper, aidé bien souvent par quelques braves personnes de rencontre, niais contraint à fuir de plus en plus loin, vers un ailleurs toujours plus incertain...
Démarrée en 2013 avant de s'ensabler au Sahara, l'intervention de l'armée française au Sahel, d'abord au Mali, puis dans les pays voisins, a jeté une lumière crue sur la résilience de groupes djihadistes qui sont également actifs au Nigeria, au Mozambique, à la frontière de l'Ouganda et dans la Corne de l'Afrique. La lutte contre le terrorisme a alors amené la communauté internationale à s'interroger sur la dérive d'un continent menacé par l'Etat islamique et gangrené par les idées subversives d'un salafisme d'origine saoudienne. La perception de la radicalisation et de la politisation d'un islam influencé par l'évolution de la situation au Moyen-Orient méconnaît cependant les spécificités de la religion musulmane au sud du Sahara. Historiquement, l'Afrique a connu de nombreux djihads qui n'étaient pas moins violents qu'aujourd'hui, du califat de Sokoto au Nigeria jusqu'à l'Empire toucouleur du Mali en passant par la Mahdiyya au Soudan ou l'insurrection du "mollah fou" en Somalie. Quant aux confréries soufies, il leur est aussi arrivé de revendiquer l'application d'une charia dont le rigorisme n'avait rien à envier au puritanisme du wahhabisme de l'Arabie saoudite... Spécialiste des conflits armés de la région, Marc-Antoine Pérouse de Montclos démonte une à une, à l'aune de l'histoire et des études de terrain les plus récentes, ces idées fausses qui nous empêchent de comprendre les risques géopolitiques auxquels se trouve aujourd'hui confrontée une bonne partie de l'Afrique". Docteur en sciences politiques, Marc-Antoine Pérouse de Montclos est directeur de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD). Il a été rédacteur en chef de la revue Afrique contemporaine et est l'auteur de nombreux livres, dont La Tragédie malienne (Vendémiaire, 2013), L'Afrique, nouvelle frontière du djihad ? (La Découverte, 2018) et Une guerre perdue. La France au Sahel (J. -C. Lattès, 2020).
Crise sanitaire, tensions raciales, contestation des résultats électoraux : le mandat de Donald Trump s'est achevé dans un climat quasi insurrectionnel, laissant la société américaine plus divisée que jamais. L'élection de Joe Biden, accueillie avec soulagement par la classe politique européenne et les élites intellectuelles américaines, semblait signer pour beaucoup la fin d'une folle parenthèse, un retour à la normale. Si tant est qu'il se produise, cet apaisement risque d'être de courte durée. Loin de représenter un accident de l'histoire, le trumpisme constitue le symptôme d'un mal plus profond, le résultat d'un modèle économique, social et institutionnel à bout de souffle. Or, les réformes ambitieuses annoncées par Joe Biden peinent à se matérialiser malgré l'émergence d'une aile gauche démocrate de plus en plus structurée, forte de propositions et déterminée à infléchir l'action de la Maison Blanche. Une analyse détaillée et percutante de la vie politique des Etats-Unis, hyper puissance confrontée aux plus grands défis de son histoire récente.
Résumé : Accueillant avec optimisme la mobilisation d'août 1914, des nobles de tout âge s'engagent sous les drapeaux, en particulier dans la cavalerie, l'infanterie et l'aviation. Dès les premiers mois du conflit, un immense décalage se fait jour entre leurs idéaux guerriers, hérités d'une prestigieuse tradition militaire, et la réalité brutale de combats où les avancées technologiques, l'attente et l'inaction cristallisent la hantise d'une mort sans gloire. Issues d'un monde où l'exploit individuel, le sacrifice et le dépassement de soi sont particulièrement valorisés, les noblesses françaises connaissent une désillusion amère et restent le plus souvent en marge de la camaraderie des tranchées. Au fil des années, toutefois, ces combattants de tous grades découvrent, entre incompréhension, condescendance et bienveillance, des compatriotes qu'ils connaissent mal. Cette expérience d'altérité, qui ébranle les hiérarchies d'avant-guerre, est d'autant plus déstabilisante qu'entre 1914 et 1916, ce sont près d'un quart des 5 870 aristocrates mobilisés qui perdent la vie : une hécatombe, frappant une catégorie sociale déjà fragilisée. A travers les correspondances, récits et souvenirs de ces combattants, qui ont laissé d'innombrables archives et témoignages restés dans l'ombre jusqu'à aujourd'hui, ce livre est une contribution inédite à l'histoire sociale et culturelle de la Première Guerre mondiale.
Résumé : Dès les premiers mois de la Libération, sur l'ensemble du territoire français, plusieurs dizaines de milliers de personnes soupçonnées de collusion avec l'occupant sont arrêtées puis incarcérées dans les camps d'internement. Dans la région de Marseille vont se côtoyer de véritables collaborateurs, de simples suspects, des civils italiens et allemands, une poignée de prisonniers de guerre, mais aussi des femmes et des enfants en bas âge. Les directeurs de ces établissements sont confrontés chaque jour à des prisons surpeuplées, où les conditions d'hygiène sont déplorables, risquant à tout instant de propager des épidémies de rougeole ou de fièvre typhoïde, tandis que les denrées alimentaires et le matériel de base manquent cruellement. Comment, en effet, financer ces lieux ouverts à la hâte, comment recruter et rémunérer le personnel, comment assurer la surveillance et la protection des internés ? Soixante-dix ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, en exploitant des archives jusque-là inédites, un historien consacre pour la première fois un livre au parcours de ces internés et nous fait découvrir la gestion quotidienne de l'épuration officielle.