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Lire Lolita à Téhéran
Nafisi Azar ; Dumas Marie-Hélène
PLON
24,00 €
Épuisé
EAN :9782259198820
Après avoir dû démissionner de l'Université de Téhéran sous la pression des autorités iraniennes, Azar Nafisi a réuni chez elle clandestinement pendant près de deux ans sept de ses étudiantes pour découvrir de grandes ?uvres de la littérature occidentale. Certaines de ces jeunes filles étaient issues de familles conservatrices et religieuses, d'autres venaient de milieux progressifs et laïcs; plusieurs avaient même fait de la prison. Cette expérience unique leur a permis à toutes, grâce à la lecture de Lolita de Nabokov ou de Gatsby le Magnifique de Scott Fitzgerald, de remettre en question la situation "°révolutionnaire°" de leur pays et de mesurer la primauté de l'imagination sur la privation de liberté. A travers le prisme de la littérature, et notamment dans le personnage de Lolita, ces jeunes femmes retrouvent le reflet de leur propre soumission au pouvoir répressif des mollahs. Peu à peu, elles confient à l'auteur leurs aspirations, leurs rêves et leurs déceptions. Ce livre magnifique, souvent poignant, est le portrait brut et déchirant de la révolution islamique en Iran. " Un livre captivant. Il explore avec ferveur et conviction le pacte tacite existant entre l'écrivain, le livre et le lecteur. Tous les lecteurs devraient lire ce livre. " Margaret Atwood
Nafisi Azar ; Dumas Marie-Hélène ; Carrière Jean-C
Briser le silence. De l'ascension politique de son père en Iran à la trahison, de l'idéal révolutionnaire à la désillusion totalitaire, Azar Nafisi raconte. Entre secrets de famille et secrets d'Etat, il n'y a qu'un pas, que l'auteur de Lire Lolita à Téhéran franchit pour réaffirmer sa foi en sa patrie de coeur, celle de l'imagination. Un témoignage à la beauté mélancolique.
Cet essai très personnel part du principe que la fiction est en danger dans l?Amérique d?aujourd?hui, dans un monde ou les tweets et YouTube accaparent l?individu au détriment de son imaginaire. L?auteur associe ses souvenirs de lectures des grandes oeuvres américaines à son itinéraire d?exilée qui, ayant dû quitter l?Iran, a choisi de devenir citoyenne des Etats-Unis, pays qu?elle a découvert grâce à ses romans. En relisant avec elle Huckleberry Finn ou Le coeur est un chasseur solitaire, le lecteur est amené à porter un regard neuf sur les oeuvres fondatrices des Etats-Unis. Très inspirée par l?écrivain James Baldwin, elle nous engage à lire partout, en toutes circonstances, à la rejoindre dans cette République de l?imagination, pays sans frontières ni restrictions, ou le seul passeport requis est un esprit libre et un désir de rêver.
Résumé : Entre secrets intimes et secrets d'Etat, Azar Nafisi hérite d'une mythologie familiale pétrie de silences, de mensonges et de légendes. Après le phénoménal Lire Lolita à Téhéran, elle opère un retour aux sources : à sa mère, terrible et magnifique affabulatrice ; à son père, un temps emprisonné par le Shah, qui lui a transmis son amour indéfectible pour la littérature. Leurs destinées sont irrémédiablement liées à l'histoire de l'Iran : le régime totalitaire bâillonne leurs idéaux, malmène leurs ambitions et les met en danger. La fiction et l'imaginaire deviennent pour " Azi " un refuge et une véritable arme de résistance. Née à Téhéran, Azar Nafisi a vécu et enseigné en Iran avant de s'exiler à Washington en 1997. Mémoires captives offre un éclairage sensible et bouleversant sur l'engagement de toute une vie pour la liberté et la littérature.
Après avoir dû démissionner de l'Université de Téhéran sous la pression des autorités iraniennes, Azar Nafisi a réuni chez elle, clandestinement pendant près de deux ans, sept de ses étudiantes pour découvrir de grandes oeuvres de la littérature occidentale. Cette expérience unique leur a permis à toutes, grâce à la lecture de Lolita de Nabokov ou de Gatsby le Magnifique de Scott Fitzegerald, de remettre en question la situation «révolutionnaire» de leur pays et de mesurer la primauté de l'imagination sur la privation de liberté.
Si je suis amoureux de Paris ? Et comment ! Amoureux partial, amoureux nostalgique, amoureux terroriste. Mais amoureux sincère, amoureux gourmand, amoureux frénétique. Choisir c'est renoncer : j'ai donc tranché dans le vif, au gré de mes passions, de ma curiosité et de mes souvenirs. C'est pourquoi ce dictionnaire n'est ni un guide touristique, ni un précis d'histoire parisienne, ni un recueil de bonnes adresses. D'Accordéon à Zucca, des Catacombes à André Hardellet, de la Bièvre au Palais-Royal, il est l'herbier subjectif d'une ville qui n'appartient qu'à moi et que je ne troquerais pour rien au monde. Bienvenue dans mon Paris" !
Extrait Extrait du préambule Ma vie n'aurait pas le même sens si je ne m'étais pas initié à la vision des pianistes, tentant inlassablement de percevoir comment ces grands fous ont réfléchi, construit et incarné des oeuvres aussi belles et profondes que la dernière sonate de Schubert ou les Préludes de Debussy. Courageuse ascension solitaire vers une vérité inaccessible qui se révèle par fulgurances, l'art des valeureux interprètes éclaire le mystère de l'existence et apaise le désordre du monde. L'instrument piano me fascine en ce qu'il suffit pour contenir toute la musique, mais plus encore la prodigieuse littérature écrite à travers lui au cours des siècles. Je ne serais pas non plus le même si je n'avais pas écouté les sonates de Beethoven avec la même passion qu'en lisant À la recherche du temps perdu pour tenter de saisir les forces essentielles, souterraines et impalpables qui conduisent toute destinée humaine. À peu près ignare sur le plan de l'harmonie, du contrepoint et des lois qui régissent l'organisation des sons, j'ai appris la musique comme on parle peu à peu une langue étrangère en habitant dans un pays étranger, mais sans partager tout à fait les habitudes et les réflexes des autochtones. En rêvant ce langage plus qu'en le vivant, en le sentant plus qu'en l'étudiant, en l'aimant plus qu'en cherchant à le comprendre et à le maîtriser. C'est ainsi que j'ai développé de manière empirique une sensibilité à la musique sans passer par l'analyse. Probablement par paresse, mais surtout par une inclination fondamentale de ma nature qui tend à contourner chaque chose, comme un chat qui, bien qu'attaché à sa maison, demeure éternellement vagabond et préfère se réchauffer près d'un poêle que de le posséder. Je joue du piano chaque jour comme je cuisine chaque jour : en connaissant fort peu de règles, mais en y prenant un plaisir fou. Entrer quotidiennement, fraternellement, dans les nerfs d'un nocturne de Chopin, d'un impromptu de Schubert ou de la Fantaisie en ut mineur de Mozart m'aide à vivre. Ce ne sont pas des morceaux «faciles», mais ils me font assez tourner la tête pour que je trouve le temps et l'envie de les fréquenter intimement avec passion, repoussant ainsi les limites d'une technique rudimentaire. J'aime la sonorité du piano plus que tout autre instrument. Trois notes d'un vilain piano dans une chanson à deux sous suffisent à me faire tendre l'oreille, m'entraînent dans un monde à la fois infini, lointain et très familier. Je ne pourrais pas lire sans écrire ou écouter sans jouer, même imparfaitement, cela ne me semblerait pas complet dans un monde où tout est si douloureusement incomplet. Et, par quelque bizarrerie, obsession, je ne peux me résoudre à écrire sur autre chose que la musique, ce qui constitue une sorte d'impossibilité consubstantielle. Mettre des mots sur la musique ? Autant danser sur l'architecture ! pouffait Frank Zappa. Et peut-on réellement décrire ce qu'on aime depuis si longtemps et expliquer pourquoi on l'aime ?
Véritable icône gay, Edmund White nous plonge au coeur des intrigues de son existence et réussit le pari de nous donner envie d'en savoir toujours plus. White partage avec nous son enthousiasme pour l'Angleterre, sa passion pour Paris, nous initie à ses amours et prédilections, passées et présentes. Nous en apprenons beaucoup sur ses percutantes et éloquentes opinions sur l'art et la vie. "Mes vies" est un festin spectaculaire, à la fois charmant et drôle, outrageux et lumineux. Tour à tour décapant, émouvant, sensible, Edmund White nous embarque dans ses univers. Un texte attachant et passionnant.
Dans un monde politiquement bouleversé, des milliers d'enfants, abandonnés à eux-mêmes, ont trouvé refuge dans les égouts. Regroupés en hordes où règnent la violence et la loi du plus fort, leur quotidien se réduit à voler dans la ville pour survivre, et à échapper à la police ainsi qu'aux autres hordes. Irielle a dix-sept ans. Arrivée dans les égouts à l'âge de dix ans, elle a refusé la loi sauvage des enfants-rats. Elle vit seule avec _Iode, un petit garçon de cinq ans qu'elle a trouvé bébé dans une poubelle et à qui elle a appris à lire et à écrire... En ce début de printemps, deux rencontres vont bouleverser leur vie... Françoise Jay traite son sujet avec beaucoup de finesse et propose ici un roman vibrant de tendresse et d'humanité. Une grande réussite! À mettre entre beaucoup de mains, d'adolescents, mais aussi d'adultes.