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Dangereuses traductions. Essais 1941-1969
Montini Chiara ; Nabokov Vladimir ; Giroldi Cécile
PU VINCENNES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782379245657
A partir de textes pour la plupart inédits en français, cet ouvrage présente la pensée et les pratiques de la traduction de Nabokov, leur évolution dans le temps jusqu'à la défense radicale du littéralisme, une position extrême et dérangeante. "On se souviendra de moi pour Lolita et ma traduction d'Eugène Onéguine" , affirma un jour Vladimir Nabokov, écrivain multilingue et traducteur acharné. En effet, l'auteur de Lolita ne fit pas seulement scandale par son roman controversé : il ébranla aussi l'ensemble de la pensée et de la pratique traductive. En traduisant Eugène Onéguine de Pouchkine - du russe, sa langue maternelle, vers l'anglais, sa langue d'adoption -, Nabokov proposa une version littérale, rigoureuse, "intransigeante" , qui déclencha un débat retentissant. Ce travail de près de vingt ans le conduisit à une rupture avec son ami et critique littéraire Edmund Wilson. Au-delà de leur querelle, c'est la possibilité même de la traduction qui est interrogée. Ce livre réunit tous les essais de Nabokov sur la traduction. Constitué de textes pour la plupart inédits en français, il présente la pensée et les pratiques traductives de Nabokov, leur évolution dans le temps jusqu'à la défense radicale du littéralisme, une position extrême et dérangeante. Chiara Montini est professeure chercheuse et traductrice. Elle s'intéresse aux écrivains multilingues et autotraducteurs, ainsi qu'à la traduction littéraire et à la génétique de la traduction. Elle a publié plusieurs essais, notamment Il Clan Nabokov. Quando l'erede è il traduttore (Mimesis, 2021), et, avec Anthony Cordingley, le numéro "Genetic Translation Studies : An Emerging Discipline" (Linguistica Antverpiensia, no 14, 2015).
1459. La mort rôde dans les rues de la ville éternelle...Rome, 1459. Un incendie se déclare au palais della Valle, faisant trois victimes, dont la maîtresse de maison, Lucrezia. Sauvé des flammes par une main mystérieuse, Piero della Francesca jure de confondre le responsable de ce qui est, il en est convaincu, un crime.Sans nouvelles du célèbre peintre depuis des mois, Lavinia prend la décision de le rejoindre dans la ville éternelle. Elle retrouve un homme tourmenté et menacé par des messages énigmatiques qui l'entraînent dans un jeu de piste meurtrier. Désormais liée à celui qui a, le premier, remarqué son don pour la peinture, la jeune femme est déterminée à lui venir en aide, malgré le danger qui rôde...Un thriller historique passionnant qui mêle ésotérisme, art et religion tout en racontant le parcours d'une femme libre à une époque qui ne le permet pas vraiment.Traduit de l'italien par Joseph Antoine
Montini Jean-Baptiste ; Cool Michel ; Montini Chia
Résumé : Ces pages sont tirées de la correspondance entre le jeune Giovanni Battista Montini, futur pape Paul VI et futur saint, alors séminariste puis prêtre à 23 ans en 1920, et son père journaliste et homme politique italien, sa mère très marquée par la spiritualité française, ses deux frères, ses cousins et ses amis. On découvre les sentiments qu'il inspire à ses correspondants. Montini, malgré sa santé précaire, leur apparaît déjà comme une source limpide de sagesse, comme une fontaine de prière, et surtout comme un trésor rutilant d'amitié et d'affection. En lisant ce recueil émouvant d'extraits de lettres, on est saisi par sa maturité spirituelle très précoce. On prend aussi la mesure de la place primordiale qu'occuperont les amitiés humaines dans la vie de cet homme qui sera appelé à succéder à l'apôtre Pierre. "M'aimes-tu ? " Son coeur de pape et tout simplement d'homme embarqué sur l'océan incertain de la vie ne cessera de battre au rythme de cette question si insistante, si dérangeante, si magnifique et si exaltante aussi. Les lettres de jeunesse de Montini témoignent qu'il fut dès l'aurore de son existence happé, empoigné par ce cri énamouré sorti des entrailles de l'Evangile. Elles constituent un authentique parcours spirituel vers la sainteté.
Du faubourg Saint-Jacques aux alentours de l'église Saint-Sulpice, de la plaine Monceau à Popincourt,en passant par le Palais-Royal ou le Sentier, Pascal Varejka fait revivre la mémoire des quartiers du centre de la capitale. Au fil de dix-huit promenades, il explore ce Paris contenu dans l'enceinte des Fermiers généraux, le mur qui marquait la limite de la ville à la fin de l'Ancien Régime. Parcourir les rues de Paris, c'est en arpenter l'histoire et découvrir un passé artisanal, religieux ou littéraire insoupçonné. Mêlant l'ancien et le moderne, le réel et l'imaginaire, l'urbain et le villageois, l'élégant et le kitsch, ces promenades nous font voir d'un oeil neuf ce que nous avions perdu l'habitude de regarder.
Aujourd'hui, la faculté humaine qui reçoit toute l'approbation, c'est l'imagination. Or je n'ai pas d'imagination, je ne suis pas un artiste et je n'ai pas l'ambition de créer. En revanche, je voudrais comprendre. Comprendre quoi? Comprendre ce qui est. Or comprendre ce qui est ne motive guère les hommes d'aujourd'hui. Rousseau, grand maître des Modernes en cela, disait:"Il n'y a de beau que ce qui n'est pas."Au fond, pour moi, c'est le contraire, je né suis intéressé que par ce qui est. Et c'est peut-être pour cette raison que, au moins depuis ma maturité, je n'ai jamais été de gauche: la gauche préfère imaginer une société qui n'est pas, et j'ai toujours trouvé la société qui est plus intéressante que la société qui pourrait être." Depuis une trentaine d'années, Pierre Manent creuse un sillon aussi original que discret dans le paysage intellectuel français. Ces entretiens veulent en restituer le mouvement et les étapes: la passion précoce pour la politique éveillée par un père communiste; la découverte de la religion catholique dans la khâgne toulousaine de Louis Jugnet; l'entrée à Normale Sup et le choix de la philosophie politique; la rencontre décisive avec Raymond Aron; la fondation de la revue Commentaire... Ainsi viennent au jour les caractères d'une démarche personnelle: la lecture inlassable des grands auteurs, la conviction qu'une science politique demeure possible à l'ère du relativisme, un certain "regard politique", enfin, qui rend intelligible le monde contemporain. Ces entretiens sont une vivante introduction au travail de Pierre Manent, et notamment aux Métamorphoses de la cité qui paraissent simultanément. Les deux livres partagent en somme la même ambition: "Toute notre histoire, se déployant à partir de notre nature politique, voilà ce que je voudrais donner à voir et à comprendre."