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L'Atelier Pasquero. Une aventure photographique lilloise
N'Mili Martine ; Lacoste Anne ; Paviot Françoise
INVENIT
20,00 €
Épuisé
EAN :9782376800576
Source documentaire de première importance sur l'histoire économique, industrielle, sociale ou architecturale de Lille et de sa métropole, le fonds Pasquero acquis par le Musée de l'Hospice Comtesse de Lille en 1972 constitue aussi un témoignage unique sur les mutations d'une profession évoluant au rythme des progrès technologiques. A travers une présentation globale de l'activité de l'atelier de Jean et René Pasquero (père et fils) entre 1890 et 1969, cet ouvrage et l'exposition à laquelle il est dédié restituent les figures de deux honnêtes artisans animés d'abord par une passion pour la "? ressemblance ? " et pour ce que la photographie doit reproduire du réel. Dans ces images, au premier abord, c'est la vérité du travail, de la figure humaine, de la ville industrieuse et commerçante ou de ses produits manufacturés qui arrête le spectateur. Pourtant, de ces habiles mais classiques images se dégage assez souvent une sensibilité qui leur confère une forte dimension plastique ou poétique, gage qu'ayant dépassé la seule maîtrise du métier, l'artisan tutoie alors l'artiste.
Hilda est un peu claustrophobe. Et moi je suis un peu agoraphobe, à nous deux on fait la balance. Je lui tiens la main quand on doit prendre un ascenseur, je m'agrippe à elle quand nous traversons une esplanade. Hilda est architecte, je suis poète. Nous nous sommes trouvés à un stage de gestion du stress".
Résumé : " J'avais terminé mon deuxième verre et entamais ma troisième bière quand elle est arrivée. Toutes les conversations se turent. Elle portait une robe d'été ; nous étions en hiver, mais il lui suffisait de marcher pour qu'on pense au printemps. Ses jambes, ses hanches, ses mains, ses bras, sa bouche, ses yeux, ses cheveux, tout son corps, tout son être faisait qu'on se disait que, décidément, il n'y avait plus de saison ". Mamadou Mahmoud N'Dongo nous offre bien davantage qu'un recueil de nouvelles avec Mood Indigo, c'est un album qu'il nous fait entendre. Mood Indigo est un standard de jazz et, comme dans le jazz, ses histoires sont autant d'improvisations, de partitions qui, avec humour, gravité, nous donnent des nouvelles d'ici et d'ailleurs, toutes plus attachantes, poétiques, émouvantes les unes que les autres.
De Paris à Berlin, en passant par New York et Amsterdam, pour son troisième roman, Mamadou Mahmoud N'Dongo nous entraîne dans l'univers des communicants politiques, doux euphémisme pour désigner ceux qu'on nomme aussi les"faiseurs de pluie"; hommes de l'ombre, dandys cyniques ou désabusés, véritables artisans d'un succès ou d'une défaite politique; de Mitterrand à Sarkozy, de Reagan à Obama, d'Abdou Diouf au seigneur de guerre libérien Darius Jones, c'est plus de trente ans de l'histoire politique que nous invite à parcourir l'auteur en compagnie de ses personnages Pierre-Alexis de Bainville et Daour Tembely. La géométrie des variables est un roman qui nous mène dans les arcanes du monde politique en nous offrant un éclairage inédit et plein de lucidité sur les liens qu'entretissent les puissants de ce monde avec leurs conseillers. C'est aussi un livre sur l'engagement: artistique, intellectuel, et même amoureux, dans une civilisation où le fait de former un couple métis peut être considéré comme un choix politique... Le regard que porte le romancier sur le monde contemporain est à la fois précis, dénué de tout artifice, hanté par la quête d'une vérité tronquée, et teinté d'humour.
Résumé : Pendant tout l'entretien, Leib a gardé son manteau, pour me rappeler qu'il était entre deux rendez-vous. - Vous savez ce que c'est qu'un Requin soyeux ? - Non... - Le Requin soyeux a un corps mince et fuselé, et ce qui le distingue des autres espèces de requins ; c'est sa première nageoire dorsale qui est très petite. Dit autrement, c'est une femme très grande qui a de petits seins ! C'est ainsi que mon père décrivait le physique de ma mère... - Elle est élancée et très belle votre mère... - Je sais... Et vous vous demandez alors... Pourquoi un requin ? - Oui... - Pour mon père, ce qui comptait dans son image c'est qu'avant tout c'est un requin... Un requin... un requin qui a terriblement faim des hommes... A la date du 21 mars, il me reste 285 jours avec Leib.
Assez logiquement au XIXe siècle, qui dit usines et cheminées dit églises et orgues. A Roubaix, ville dont l'urbanisation galopante a accompagné le développement du textile, le fait est bien connu. Mais qui sait que Roubaix est aussi une ville d'orgues ? Pourtant, les quatorze instruments situés dans des édifices ouverts au public sont l'une des multiples facettes de l'identité patrimoniale de la cité aux mille cheminées? La Ville de Roubaix mène une politique forte à l'égard de ce patrimoine d'exception ; elle entretient, relève ou restaure les instruments joués de la commune. Ce livre, aux textes signés par de grands spécialistes du domaine et aux photographies de Siméon Levaillant, en témoigne. Il a pour ambition de révéler au grand public et aux amateurs l'existence d'instruments souvent remarquables et classés ; ils ont été conçus pour servir diverses esthétiques musicales et sont encore aujourd'hui joués pendant des concerts ou pour des offices. L'orgue est une passion vivante et partagée à Roubaix, et cette publication devrait en fournir au lecteur la preuve éclatante.
Avant d'être détrôné par le cinéma, l'art de la marionnette a connu à Lille et Roubaix un fort engouement au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Après de dures journées de labeur, les ouvriers se rendaient volontiers et joyeusement al'comédie ! Pour trois fois rien, ils s'y divertissaient et pouvaient s'instruire au gré de spectacles légendaires ou romanesques. On riait pour s'évader un peu, on avait besoin de rêver beaucoup. Forgée par et pour les ouvriers, cette authentique tradition populaire trouvera deux de ses représentants les plus illustres en Louis De Budt (1849-1936) et Louis Richard (1850-1915). A travers ces figures principales, c'est un monde merveilleux que l'exposition proposée par le Musée de l'Hospice Comtesse de Lille fait revivre. Sur la scène de leurs castelets respectifs s'animent à nouveau les héros de fil et de bois que sont Lydéric et Phinaert, Ourson et Valentin, ou encore Jacques Linflé et P'tit Morveux, tout un petit peuple endormi dans la mémoire collective des habitants de Lille et Roubaix et que cette exposition et l'ouvrage qui l'accompagne entreprennent de réveiller.
Au Metropolitan Museum de New York, Gaëlle Josse s'interroge devant l'énigmatique Jeune Fille assoupie de Vermeer et tente de déchiffrer tous les possibles qu'elle suggère. Mais c'est au cours d'une errance urbaine dans cette ville de New York que l'oeuvre va prendre tout son sens, en trouvant un écho troublant et inattendu au coeur de la cité. L'art et la vie. L'art dans la vie. Et toujours cette question qui poursuit l'auteur : qu'est-ce qu'une oeuvre d'art a à nous dire, de nos vies, par-delà les siècles ? Et pourquoi celle-ci, parmi tant d'autres, vient-elle nous obséder ? Ici, l'art du peintre, fait de silence, d'instant arrêté et de geste suspendu, est au centre d'un mystère, celui du rapport unique entre l'oeuvre et celui qui la reçoit. Familière de la peinture hollandaise du XVIIe siècle, explorée déjà dans Les heures silencieuses, l'auteur fait ici se répondre deux univers : l'espace fermé et statique de la peinture, d'une part ; l'espace ouvert et en mouvement de la mégapole, d'autre part.
La mer entre dans le tableau par effraction. Sans fracas mais par effraction. Un morceau de mer. C'est un morceau de mer, mais un morceau de mer est toute la mer." Avec cette ekphrasis, Claude Minière nous invite à nous plonger dans l'oeuvre de Courbet. Dans un subtil parallélisme avec le travail du peintre, l'auteur dépose ses pensées par touches successives ; déroulant sa réflexion d'essayiste dans une langue de poète. Il pose ainsi un regard neuf et intime sur cette peinture, sur ce que la mer signifie pour le peintre. L'auteur voit la vaste étendue d'eau, animale, indomptée, source de "liberté intellectuelle" pour le peintre, comme porteuse à la fois de mystère et d'un réalisme rassurant, pour "sortir de l'enfer". En s'interrogeant sur la précarité du moment (la mer qui s'est retirée pour mieux engloutir), Claude Minière réfléchit sur la temporalité de l'art et ce qu'il en reste lorsque le support matériel est détruit. Une réflexion qui trouve écho dans notre société, à l'heure où l'on peut craindre la dématérialisation du savoir et surtout de l'art.