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Toi, le possible chimérique. Suivi de Les divagations de rêveur insomniaque
N'Débéka Maxime ; Cardon Thierry
OBSIDIANE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782916447636
La "chimère" ou, plus précisément, "le possible chimérique" fusionne avec le rêve pour constituer au regard de Maxime N'Debeka la quête esthétique. Il l'amuse non seulement comme un poète révolutionnaire dans la tradition de Vladimir Maïakovski, mais aussi comme baudelairien et nervalien. Pour l'aède congolais, écrire s'apparente à l'action qui rend "jouissive l'architecture de la Beauté toujours invécue" (p 15). C'est la définition même de l'utopie, mais nulle utopie n'existe pour le poète, car l'utopie suppose d'abord l'enracinement dans le réel. Ainsi, Toi, le possible chimérique s'étale en larges versets qui jouent subtilement des limites du souffle, en croisant les ressources du rythme avec la puissance évocatrice des vocables. Néologismes, adjectifs et adverbes abondent, qui émettent un son mi-élégiaque mi-épique. Maxime N'Debeka y insère magistralement sa langue maternelle, tout comme à l'ouverture des Divagations de rêveur insomniaque où des vers brefs et transparents viennent couronner son besoin de concret.
Poète, dramaturge et romancier reconnu dans la littérature africaine, Maxime N'Débéka fut condamné à mort une première fois en 1972 par les autorités congolaises en raison de son engagement pour la liberté et la justice. Au cours d'une accalmie en 1996, il fut ministre de la Culture au Congo Brazzaville, puis la guerre civile le contraint à nouveau à s'exiler. Les poèmes de ce recueil expriment son besoin de reconnaître les langages de la vie dans son pays.
Qui, de Zackarion, dit Vieux Zack, "Grand Scrutateur de la Foi démocratique ordonnée", ou du Père Nourrisseur, préside réellement aux destinées du Bangragra? Seul Monsieur le Maire en a une certaine idée. Recruté par le Vieux à la veille du mariage de sa fille, Monsieur le Maire a une mission délicate à mener: circonvenir les ennemis de son mentor, fantômes et autres esprits mai décédés qui menacent de s'inviter à la cérémonie. Or, le Grand Scrutateur a promis au Père Nourrisseur chargé de conduire la mariée à l'autel, un jour de gloire. Saura-t-il tenir sa promesse? Dans l'ombre, un homme observe les tractations: le colonel Boulvio, de l'Agence Centrale de l'Intelligence. Sous ses allures de polar métaphysique, ce récit vif et enjoué plonge directement le lecteur au coeur de la paranoïa de ses personnages, tous plus pathétiques les uns que les autres Biographie de l'auteur Né à Brazzaville (République du Congo), Maxime N"Debeka a marqué de son empreinte la poésie africaine d'expression française avec un recueil inoubliable: L'Oseille, les citrons (1975). Scientifique de formation et homme politique dans son pays natal, il est aujourd'hui exilé en France. Il est membre du Parlement international des écrivains"
« Mon dimanche a commencé comme le début d?un film de Jim Jarmusch par un long planséquenceoù le héros devant son verre de pur malt est assis au comptoir, près de lui, une Rita Hayworth éméchée mime une danse lascive devant un juke-box à la prise débranchée, tandis que le barman lit 2666 de Roberto Bolaño, il est minuit passé de cinq minutes, rue Myrha, je regarde mon reflet dans le miroir au-dessus du comptoir, je venais d?avoir quarante et un ans ».Miguel Juan Manuel vit à Paris, il est critique rock pour le magazine Remington, où il tient une chronique dans laquelle il fait entendre sa musique. Un brin narcissique, un rien insouciant, Miguel Juan Manuel carbure au sexe, à l?alcool et au rock?n?roll? mais, le soir de son anniversaire, il fait son examen de conscience lors de la fête que lui organisent ses amis et ses fantômes.Dans de courts chapitres, comme autant de récits de vie, de récits de soi, Mamadou MahmoudN?Dongo relate les ambivalences, les incertitudes, les doutes d?une génération.
Avec Sous la cendre les étoiles, Maurice Kamto nous dévoile "l'aube primordiale" d'un très grand chant où se mélangent l'enfance du poète et celle d'une nation. D'un côté, l'insouciance et le geignement de l'enfant bousculé par l'absence brève mais profonde des figures de l'amour. De l 'autre, la difficile parturition d'un nouveau pays. Alors se déploie un panorama où l'attention du poète se manifeste aussi bien à l'égard des enfants des rues, des femmes, des arbres que pour la geste continentale. L'espoir soutient chaque vers, cha - que syllabe. Ce pourrait être la définition du poème. Léopold Sédar Senghor trouve en Maurice Kamto un digne continuateur de la poésie épique, mais réinventée, transfigurée.
L'amère philosophie de ces 7 poèmes anciens ne reflète pas la métaphysique actuelle de l'auteur. Ces pièces n'en marquent pas moins une limite incandescente dans ce qu'il considère aujourd'hui comme son long apprentissage de la connais-sance. Ils sont à ses yeux comme une image obscure (ou inverse) de l'humaine "nostalgie de Dieu" . Ce court ensemble est suivi d'un sonnet retrouvé et de deux nouvelles traductions de Léopardi par l'auteur
La thèse du Terrorisme à l'état gazeux est que la crise pandémique est plus que sanitaire : la puissance du coronavirus est aussi la puissance d'une métaphore. Oui, lorsque nous nous représentons cet agent microbien comme un " ennemi invisible et insaisissable " (discours d'Emmanuel Macron du 16 mars 2020), nous commettons une métaphore, c'est-à-dire un mensonge littéraire ; mais il est rare que les mensonges de ce genre ne murmurent pas une vérité. Notre civilisation produit des virus mutagènes et des barbares vaccinés : c'est dire qu'elle n'a au fond plus d'autre ennemi qu'elle-même. Certes elle se fortifie dans l'adversité, tout fléau la provoque à de nouvelles mutations et fait le jeu, en fin de compte, de sa propre stratégie. Nous n'avons certes pas à craindre pour elle, mais pour nous-mêmes. Nous avons à craindre le sort toujours moins respirable que fera aux individus la logique toujours plus implacable de son fonctionnement.
Un seul poème, trente-trois rebonds le long des rives du fleuve-frontière Amour (par exemple) où s'embusque le léopard des neiges. Trente-trois salutations aux forces sauvages qui donnent élan et s'arrachent aux méandres de la mélancolie. Une voix souple et prudente s'adresse au fauve aux aguets, salue à sa splendeur menacée de capture et de disparition, concentré dans sa chasse, loin de la solitude des dangereuses foules humaines... En contrepoint, le dessin espiègle de Sébastien Pignon, s'épèle comme on jette par-dessus l'épaule ce qui entravait la marche et le saut". Dessins de Sébastien Pignon