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République démocratique du Congo 10e tribune. Le dialogue vertical
Muzito Adolphe
L'HARMATTAN
8,00 €
Épuisé
EAN :9782343137278
Le constat a été fait dans la 8e tribune : la RDC, un royaume d'aveugles conduit par des borgnes. La désaffection des populations vis-à-vis des élites et des leaders politiques se manifeste, entre autres, par le faible lien politique et idéologique des membres vis-à-vis du leadership de leurs partis... La problématique que pose la présente tribune est que, face aux défis économiques et sociaux auxquels la RDC, pays en faillite, doit faire face aujourd'hui, lesquels vont s'aggraver et s'amplifier au courant des 20 prochaines années, les dirigeants au pouvoir doivent changer le type de leadership. Autant le dialogue politique, dit horizontal, ne peut que résoudre provisoirement la crise qui oppose les acteurs politiques, autant il laisserait entière celle qui oppose ces derniers au peuple. En quoi consiste ce dialogue dit vertical et quels en sont les supports ? Adolphe Muzito, ancien Premier ministre de la RDC (2008-2012), y apporte des réponses en analysant les causes de la défiance populaire vis-à-vis de la classe politique et les causes des échecs des politiques publiques. Il conclut que les crises politiques récurrentes que connaît le pays sont dues au déficit du dialogue démocratique.
Pour réussir le projet de découpage du pays en 26 provinces, il faut remplir quelques préalables selon Adolphe Muzito : la préparation d'un projet de loi du budget consolidé de l'Etat 2015 ; la préparation d'un cadre budgétaire ; la mise en place de la caisse de péréquation en vue de tenter de corriger les déséquilibres qui vont s'aggraver avec la mise en place de nouvelles provinces ; l'engagement de la part du pouvoir central de matérialiser le transfert des compétences et des ressources aux provinces.
En dépit de grandes potentialités, la ville-province de Kinshasa n'a jamais disposé d'un plan relatif à son extension et à sa modernisation. Cette situation pose de graves problèmes d'infrastructures, de santé publique et environnementale, de salubrité, de transports, de logements et de chômage. Adolphe Muzito préconise un plan de modernisation et d'extension de la ville vers des communes semi-rurales, une distribution des terres et la construction par l'Etat d'infrastructures et de logements sociaux.
C'est avec Adolphe Muzito comme Premier ministre que la RDC est passée de surendettée à sous-endettée. Il avait en effet pris conscience que les pays riches se sont développés en s'appuyant sur le produit de la dette publique. Si la RDC, comme ces pays, veut construire ses infrastructures, booster son économie, sa croissance et réduire son chômage, elle ne peut le faire qu'avec le produit de l'emprunt, sur les marchés financiers internes et internationaux et très souvent en s'appuyant sur des déficits budgétaires.
Au début de l'année 2015, Adolphe Muzito, ancien Premier ministre de la RDC (octobre 2008 – mars 2012), initia le concept de "tribune", une expression libre et publique de ses idées, de ses opinions, qu'il écrivit et publia dans quelques journaux de Kinshasa. Le principal thème abordé dans ses réflexions concerne un problème de l'heure en RDC, à savoir le découpage territorial prôné par la Constitution du 18 février 2006. Au total, huit tribunes d'une richesse inestimable et à l'analyse fine furent produites, du 23 mars au 21 septembre 2015, sous des titres-choc, qui créèrent parfois des émois ou des remous dans la classe politique et dans l'opinion. Cinq de ces tribunes, auxquelles il faut ajouter une "pré-tribune" rédigée en 2010, font l'objet de cet ouvrage ; elles évoquent le passage de 11 à 26 provinces. Pour l'essentiel, l'auteur sonne l'alarme sur la "provincialisation" à outrance du pays, qui semble se faire dans la précipitation, en tout cas qui arrive à un mauvais moment, juste quelques mois avant l'organisation d'une multitude d'élections (locales, législatives et présidentielle).
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.