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Un Bel morir
Mutis Alvaro
GRASSET
17,85 €
Épuisé
EAN :9782246443216
Maqroll l'aventurier, le marin, le contrebandier, Maqroll l'amant ou le philosophe, somme toute Maqroll el Gaviero, Maqroll le Gabier, a posé son sac dans un port pourri du Rio de la Plata. Du fond de son étrange chambre, suspendue au-dessus du grand fleuve, Maqroll guette une ultime aventure. Elle se présentera, bien sûr, dans un crescendo narratif magistral, qui, des caravanes à l'assaut des montagnes aux combats contre l'armée et les bandits, amènera le protagoniste au bord de la tragédie. Après les aventures de {la Neige de l'Amiral} et son {Ilona vient avec la pluie}, Maqroll serait-il lancé dans sa dernière expédition ? Si, comme le dit Pétrarque dans ce vers où Alvaro Mutis a trouvé son titre, "Un bel morir tutta una vita onora. . ". , il est aussi des héros que le romancier n'a pas le droit de tuer, et Maqroll el Gaviero a plus d'un tour dans son sac.
Abdul Bashur, c'est le nomade de la mer, généreux et cynique, grand seigneur et commerçant avisé, prêt à tout sacrifier pour sa quête du navire idéal. Amours dangereuses sur la route de La Mecque, contrebande de tapis précieux à Marseille, tragédie à Panamá, plongée dans les bas-fonds du Pirée: cette course est jalonnée d'escales où la mort rôde. Abdul Bashur est l'ami le plus cher de Maqroll, dont il a si longtemps partagé les errances, et même l'amour de l'inoubliable Ilona qui « venait avec la pluie ». Amis, vraiment?...
La vie passionnée et excentrique du marin Maqroll, un apatride sans but et sans avenir, au passé bien rempli, est celle d'un infatigable voyageur. Maqroll est à la fois cynique et humain, sceptique et mélancolique, sincère et dévoué. C'est un amant volage et un ami de confiance.Qu'il s'aventure sur un fleuve tropical vers une scierie pour se procurer du bois, qu'il entraîne son amante et amie dans une maison de passe au Panama, qu'il affronte guérillas et répression militaire ou l'effervescence délirante des mines d'or des montagnes colombiennes, Maqroll nous conte une des histoires d'amour les plus achevées de ce siècle.Publiés en un volume, ces sept romans composent la chronique de cet éternel nomade, de ce guetteur dont le vagabondage et les desseins secrets constituent un voyage littéraire des plus passionnants. Biographie de l'auteur Alvaro Mutis, né à Bogota en 1923, vit aujourd'hui au Mexique. Il a reçu de nombreux prix pour son oeuvre, entre autres, le prix Médicis étranger et le prix Prince des Asturies.
Alvaro Mutis est, avant tout, célèbre dans le monde hispanique pour sa poésie. Sont rassemblés ici les poèmes écrits entre 1947 et 1985 où l'on voit se constituer peu à peu le personnage qui, plus tard, hantera ses romans : Maqroll le Gabier, ce double de lui-même, celui qui va jusqu'au bout des choses en encaissant toutes les souffrances et toutes les dérisions.
Résumé : Après bien des errances, le Gabier - Maqroll el Gaviero - a posé sac à terre dans les chantiers en ruine de Pollensa, sur l'île de Majorque, pour y attendre en compagnie des fantômes du passé la mort, celle-là même qui a donné rendez-vous à son vieil ami Sverre Jensen dans les brumes de Bergen. " J'ai longé des abîmes auprès desquels la mort n'est qu'un théâtre de marionnettes ", confie Maqroll à l'auteur. Mais une aventure bouleversante l'attend dans sa retraite de Pollensa : la rencontre d'un sourire d'enfant lui fait découvrir " des régions de l'âme qui lui étaient encore inconnues ". Est-ce là sa dernière aventure ? Ou saura-t-il, fidèle à lui-même, forcer le destin - et repartir ?
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...