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Villes nomades du nouveau monde
Musset Alain
EHESS
38,00 €
Épuisé
EAN :9782713214240
La ville, symbole de la domination espagnole, outil de la sédentarisation et de l'enracinement des colons, joua un rôle fondamental dans le dispositif d'occupation du Nouveau Monde. Mais la nature imprévisible et méconnue de ces terres nouvelles et une situation politique encore fragile obligèrent souvent les conquérants à déménager leurs établissements urbains ; plus de cent soixante fondations furent ainsi déplacées entre la Conquête et les Indépendances. Ces transferts étaient l'occasion non seulement de repenser la cité dans sa forme, ses fonctions et le rapport à son environnement géographique et économique, mais aussi de reconsidérer la politique de colonisation. Le moment de crise que représente une telle décision révélait également les contradictions internes de la société de l'Amérique hispanique ainsi qu'une certaine conception du monde, subtil héritage des théoriciens de l'Antiquité, des philosophes du Moyen Age et des architectes de la Renaissance. À travers l'étude de ses enjeux, de sa mise en ?uvre et de ses conséquences sur l'aménagement du territoire et sur la société urbaine, c'est une véritable théorie du transfert de ville qui est proposée ici. S'inscrivant dans une géographie du temps long, elle met en lumière les processus originaux, et souvent déconcertants, de l'urbanisation hispano-américaine, histoire oubliée qui a pourtant dessiné le visage d'une grande partie de l'Amérique latine d'aujourd'hui.
Musset Alain ; Ercole Maria Cecilia d' ; Cerezales
Qui n'a jamais songé à. enfourcher une Harley pour se lancer à la conquête de la célèbre Route 66 ? Découvrir l'horizon infini des anciennes routes de la soie ? Partir en trek sur le Qhapaq Nan, le chemin autrefois emprunté par les Incas ? Ou retrouver l'esprit sixties de notre emblématique Nationale 7 ? Itinéraire de vacances, voie culturelle, tracé sportif... les routes nous font voyager et rêver d'évasion. Et quand l'histoire se mêle à la légende, ces simples itinéraires unissant deux points sur une carte deviennent des mythes universels qui traversent les âges et perdurent dans la mémoire collective. Historiens, géographes et anthropologues ont partagé leur passion avec des dessinateurs et des dessinatrices de bande dessinée pour conçues, vécues et parfois mises en scène comme un grand décor de théâtre à l'échelle d'un pays voire d'un continent. Cette alliance inattendue éclaire chacun de ces chemins d'une lumière originale, qui fera rêver à de possibles voyages...
Cet ouvrage a été rédigé par une équipe regroupant des enseignants de classes préparatoires, des universitaires et des chercheurs qui ont eu pour ambition d'allier la rigueur scientifique à l'accessibilité de leurs propos.
Résumé : Aux jeunes Mexicains, on apprend à l'école qu'ils appartiennent à l'Amérique du Nord sur le plan géographique et géopolitique, et à l'Amérique latine sur le plan culturel. Mais le pays lui-même est partagé entre un Nord plus industrialisé, plus européen, davantage attiré par les Etats-Unis, et un Sud plus agricole, plus indigène, dont les caractéristiques socio-économiques rappellent celles de l'Amérique centrale. Cette partition est fondamentale pour comprendre non seulement l'histoire du Mexique et ses dynamiques actuelles, mais aussi pour analyser la diversité d'une société multiculturelle, prise entre le modèle de l'American way of life et la préservation de son héritage indien et hispanique.
Aux jeunes mexicains, on apprend à l'école qu'ils appartiennent à l'Amérique du Nord sur le plan géographique et géopolitique, et à l'Amérique latine sur le plan culturel. Mais le pays lui-même est partagé entre un Nord plus industrialisé, plus européen, davantage attiré par les États-Unis, et un Sud plus agricole, plus indigène, dont les caractéristiques socio-économiques rappellent celles de l'Amérique centrale. Cette partition est fondamentale pour comprendre non seulement l'histoire du Mexique et ses dynamiques actuelles, mais aussi pour analyser la diversité d'une société multiculturelle, prise entre le modèle de l'American way of life et la préservation de son héritage indien et hispanique. Biographie de l'auteur Alain Musset est directeur d'études à l'EHESS et rédacteur en chef des Cahiers des Amériques latines (IHEAL-CREDAL).
Georges Guille-Escuret bouscule un des tabous de la civilisation: le cannibalisme. II soumet au crible d'une analyse incisive le regard porté par les sciences sociales sur l'anthropophagie. Entre les récits d'explorateurs, les témoignages de missionnaires et les commentaires de savants, se dessine une épistémologie à double sens, portant sur la confrontation entre la culture des peuples observés et celle des observateurs. Le cannibalisme se révèle une formidable loupe pour observer les antagonismes de pensée autour du rapport nature/culture. Il permet aussi de mettre au jour la dimension historique de l'exotisme. Ce livre, tout en réinsérant le cannibalisme parmi les sujets anthropologiques, prétend combattre efficacement l'ethnocentrisme et le mépris du "sauvage" dans la "civilisation".
Observer, participer, comprendre, décrire sont les étapes clés du travail de l'ethnographe. Elles ont donné lieu à de véritables controverses, d'autant plus intenses que s'est accru l'engagement du chercheur dans la cité. Présentant des textes récents, mais déjà classiques, L'engagement ethnographique se lit comme une anthologie de réflexions sur le travail de terrain. Enquêter, c'est s'engager dans des activités, s'impliquer dans des échanges, collecter des informations et, dans le même mouvement, transformer des savoirs et se transformer soi-même. L'expérience du terrain est ici irremplaçable: elle permet une pensée en prise sur le concret. Et contre tout dogmatisme, elle aide à trouver de nouvelles solutions à des problèmes éthiques et politiques. Du terrain aux comptes rendus de situations sociales, l'ethnographie est, plus qu'une méthode, un art de mener l'enquête. Ses pratiques ont connu de grandes transformations, à l'épreuve de la mondialisation. Elles s'enrichissent des apports de l'histoire et de l'analyse de réseaux. De territoire circonscrit, le terrain devient flux. La tâche de l'ethnographe est désormais de suivre de site en site des personnes, des capitaux, des marchandises, des techniques, des histoires, des conflits... Il se retrouve aux avant-postes de la réflexion sur la globalisation.