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Comment vivre ensemble ? Le vécu de l'immigration congolaise en Belgique
Musitu Lufungula Willy
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782296961302
A cause du raccourcissement de la distance géographique et culturelle, le monde est devenu un village. Ce constat contraste pourtant avec la déficience de la communication interculturelle et des relations interpersonnelles au niveau local, notamment en Occident. C'est dire que le village semble redevenu un monde lointain. Comment et pourquoi communiquer dans un monde marqué par les phénomènes de la globalisation, de la localisation, des migrations et du multiculturalisme ? Comment vivre ensemble ? Voilà autant de questions qui se posent avec urgence en Europe, une terre qui abrite de plus en plus de populations immigrées. L'auteur propose ses réflexions basées sur une riche bibliographie et un travail de terrain rigoureux, mais aussi sur un vécu d'immigré, notamment en Belgique. Il pose, en dernier ressort, l'intériorisation de la culture de l'altérité comme condition nécessaire du vivre ensemble interculturel.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Lacroix Thomas ; Daghmi Fathallah ; Dureau Françoi
Les migrations internationales contribuent à définir l'Etat et ses formes de citoyenneté. Elles modifient les relations professionnelles, transforment les espaces géographiques et jouent un rôle fondamental dans les expressions artistiques. Par effet miroir, les pratiques des migrants sont, elles aussi, tributaires des contraintes et opportunités qu'ils rencontrent dans les espaces qu'ils traversent, sinon investissent. De l'Europe au continent américain en passant par l'Afrique, ce livre illustre la façon dont les études migratoires permettent d'éclairer les sociétés contemporaines, depuis leur construction politique jusqu'aux multiples échelles servant à l'analyse des pratiques sociales quotidiennes. Prises ensemble, elles initient un dialogue nécessaire entre spécialistes des migrations et des sciences sociales. En d'autres termes, penser les migrations est "un moyen de penser la société", au-delà de la question du contrôle des frontières par les Etats, à laquelle elles sont trop souvent réduites.
Résumé : " Je suis une beurgeoise : c'est ce que disent de moi les jeunes des cités parce que j'ai su trouver ma place dans la société. J'habitais une jolie maison, je fais des études supérieures, je ne manque de rien et pourtant mes parents sont de purs Arabes. Je suis l'héritière d'une culture franco-algérienne dont je suis fière. Je ne veux pas pour autant apparaître comme un modèle pour les miens. Qui suis-je ? Française ? Algérienne ? Musulmane ? Laïque ? Aujourd'hui, je crois être tout cela. Je veux aimer à la fois Voltaire et Averroès. Dois-je choisir mon camp : la France ou l'Algérie ? L'Occident ou le monde arabo-musulman ? Est-ce possible ? A quel prix ? " L'auteur nous raconte les difficultés qu'elle rencontre au quotidien sans jamais céder au discours victimaire sur les Français d'origine maghrébine. Elle aborde des thèmes aussi différents que les relations avec sa mère à la puberté, la découverte de la sexualité, le décalage entre tradition orale à la maison et culture de l'écrit à l'école, la surveillance des sorties par la tribu familiale... Razika Zitouni témoigne de la construction d'une France plurielle.
On parle aujourd'hui de l'intégration des immigrés comme s'il s'agissait d'une nouveauté menaçante pour l'intégrité nationale. Ce n'en est une que dans la mesure où la France, vieille terre d'immigration qui s'ignore, a entretenu sa cécité sur les apports étrangers de sa population jusque dans ses observatoires scientifiques. La spécificité de l'immigration récente et des problèmes qu'elle pose appelle une double réflexion sociologique : sur le procès de la modernisation depuis les Trente Glorieuses d'une part, sur la formation et l'évolution de l'idéologie nationale depuis le XIX ? siècle d'autre part. Tant que la France se donnait pour ambition explicite d'"assimiler" tout immigré, ni la réalité sociale ni la politique des gouvernements n'étaient différentes. Aujourd'hui encore comme il y a un siècle, du temps de Renan, la nation à la française ne se définit que comme une machine à intégrer des populations diverses autour d'un projet politique commun. L'intégration reste à la fois un fait, une valeur et une nécessité. C'est la modernité qui, en privilégiant l'activité économique et le modèle marchand des relations sociales, est venue menacer la réalité et la tradition nationales, tout particulièrement en France. Si les démocraties modernes perdent tout principe religieux, dynastique et même national, n'est-ce pas le lien social qui risque de s'affaiblir jusqu'à se dissoudre ?
Résumé : Le voile intégral porté par un certain nombre de femmes musulmanes a fait l'objet en 2010 d'une loi d'interdiction générale, à l'issue d'un débat qui a impliqué les plus hautes institutions de la République et mobilisé l'attention de nombreux citoyens. Le cas peut paraître très particulier et d'une portée limitée, mais il est cependant très révélateur. L'ouvrage part de l'analyse de la discussion qu'il a provoquée. Sa dissection minutieuse fait ressortir la contradiction entre la logique des juristes et la logique politique du législateur, une contradiction lourde de conséquences pour la vie collective. Bien au-delà du cas de la burqua, c'est l'ensemble des problèmes soulevés par le multiculturalisme et plus profondément encore par l'idéal du cosmopolitisme qui reçoit un puissant éclairage. Comment accorder les principes de droit et les exigences politiques du vivre-ensemble ?