Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Bayoun ou le voyage en Chine
Muschg Adolf
GALLIMARD
18,60 €
Épuisé
EAN :9782070701704
Huit individus - sept hommes et une femme -, tous de nationalité suisse, sont invités officiellement à un voyage à travers la Chine par une organisation culturelle. La délégation comprend un écrivain célèbre, Samuel Rütter, un ancien directeur de l'industrie chimique, deux spécialistes des relations avec le Tiers-Monde, l'épouse fortement névrosée d'un homme d'affaires, un libraire qui souffre de son insignifiance, un psychologue à l'esprit subtil jusqu'à la perversité, qui est aussi le narrateur. Mais on ne saurait oublier le chef de la délégation, Hugo Stappung, agronome de renom, auteur d'ouvrages qui font autorité sur l'agriculture chinoise, personnage remuant et insupportable. N'a-t-il pas eu l'audace de pénétrer, en dépit de toutes les mises en garde, dans une zone interdite ?... Une enquête s'ouvre. Mais un matin, le chef de la délégation est trouvé mort dans sa chambre d'hôtel. De ce moment la suspicion règne au sein du groupe, de même que chez les Chinois. Qui est responsable de cette mort que rien ne laissait prévoir, que rien n'explique ? La thèse du suicide arrangerait tout le monde mais elle ne peut être retenue. Le mystère ne s'éclaircira qu'après une série de confrontations, qui mettront en lumière la personnalité profonde des protagonistes. Adolf Muschg fait preuve dans ce roman de sa virtuosité habituelle dans le récit et l'analyse psychologique. Il nous montre la Chine d'après Mao et la Révolution culturelle. Derrière elle se dessine une civilisation plurimillénaire, sur laquelle les événements passent comme des nuées. Tel est le sens du mot chinois bayoun, nuage blanc.
Sous le pseudonyme de Fritz Zorn se cache un jeune homme pressé. Jeune - il n'a que 32 ans - et pressé d'écrire car il se sait condamné par un cancer qui ne lui laissera aucune chance. Pour qui a vécu, la seule pensée d'une mort imminente fait jaillir le squelette branlant d'une angoisse incompressible et dévorante. Fritz Zorn est à peine révolté, il n'a jamais vécu. Produit d'une éducation pour laquelle l'impassibilité devant les réalités concrètes (donc vulgaires) du monde tient lieu d'obligation morale, Zorn a toujours été un "hors la vie". Propre, sage et faisant honneur à sa famille, fleuron de la grande bourgeoisie zurichoise, il n'a jamais fait de vagues, s'est conformé, a emprunté docilement la voie qu'on lui avait tracé, a écouté la voix qui l'incitait à se méfier du monde extérieur et de ses vices. Pour cet homme qui observe avec simplicité qu'on l'a "éduqué à mort", le cancer n'est que l'issue naturelle d'un étouffement systématique de sa dynamique individuelle.Ce constat clinique, glacial sans être hermétique à l'humour, Zorn le livre dans sa version brute, pour que son lecteur comprenne. Mars est un témoignage sans précédent, la mise en accusation d'un système qui sacrifie ses enfants. --Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot
Un "graphologue" étranger résidant en Suisse, Constantin Zerutt, soixante ans, est abattu de cinq balles de revolver par le professeur Albisser, et grièvement blessé. Le meurtrier refuse de s'expliquer et dit qu'il s'en remet à la victime pour expliquer son propre geste. Et peu à peu, c'est sur Zerutt en effet que se concentre l'intérêt des magistrats et des lecteurs. Ce psychanalyste sauvage, Socrate ou Méphisto, est une fascinante image du silence. Il ne semble avoir d'autre but que d'enlever aux gens leur assurance. Réconciliant la société et son meurtrier, car tout le monde éprouve le besoin de le voir disparaître, il connaîtra la mort ignominieuse que l'humanité est capable de réserver aux sages.
Résumé : Comment un vampire se débrouille-t-il de nos jours, vers la fin du XXe siècle, dans une ville comme Amsterdam ? Il essaie de se nourrir légalement et pour ainsi dire honnêtement : comme thérapeute de la succion. Il connaît des histoires au sujet de sa clientèle, essentiellement composée de femmes de médecins. Mais Mona, hôtesse de l'air mise à pied pour cause de maladie incurable, et qui est sa seule auditrice nocturne, ne veut pas se contenter de récits. Elle a des raisons d'éprouver la véracité des histoires que lui raconte ce vampire nommé Samstag. Que signifie sa manière de se moquer de la médecine ? Que veut-il dire quand il se désigne lui-même comme "mort" ? Est-il capable de prolonger sa vie, ou la conduit-il à la mort par ses histoires ? Finalement, Mona est sauvée par l'amour d'un jeune homme à la fois étudiant en histoire de l'art, gardien de musée et policier. Mona et Samstag l'ont rencontré au cours de la visite d'une exposition de natures mortes - car le vampire est aussi un amateur d'art chargé par un mystérieux collectionneur devenu aveugle de lui dénicher la nature morte parfaite du XVIIe siècle. Ce thème de la nature morte finit par dominer le livre, jusqu'à l'épilogue formé de treize lettres du collectionneur à Samstag, et qui est une réflexion sur l'art de regarder les tableaux et sur l'essence de la nature morte. Un livre mystérieux et attachant, qui fait une fois de plus la preuve du grand talent d'Adolf Muschg.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.