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Accabadora
Murgia Michela ; Bauer Nathalie
SEUIL
17,20 €
Épuisé
EAN :9782021025071
Dans un petit village sarde des années cinquante, la vieille couturière, Tzia Bonaria, décide d'accueillir chez elle Maria, quatrième fille d?une veuve d?humbles origines. Ce sera sa « fille d?âme », à laquelle elle va apprendre son métier, offrir un avenir, tout en l?obligeant à s?appliquer à l?école, ce qui n'est guère courant pour une fille à l'époque. Maria grandit donc entourée de soins et de tendresse; mais certains aspects de la vie de la couturière la troublent, en particulier ses mystérieuses absences nocturnes. En réalité, Maria est la seule du village à ignorer la fonction de Tzia Bonaria, qui consiste à abréger la vie des mourants. La découverte de ce secret ne sera pas sans conséquence et il faudra bien des années pour que la fille d'âme arrive enfin à pardonner à sa mère adoptive. Dans une langue à la fois poétique et essentielle, Michela Murgia décrit merveilleusement les plis et replis les plus intimes du rapport très singulier qui unit la vieille Tzia Bonaria et la jeune Maria, dans une Sardaigne archaïque, aux us et coutumes fascinants.
Murgia Michela ; Bantigny Ludivine ; Calaprice Ang
Résumé : Pourquoi s'embarrasser avec la démocratie quand il est si simple, moins coûteux et plus efficace d'être fasciste ? Oscillant savamment entre ironie et provocation, Michela Murgia fait le pari audacieux d'un antimanuel politique pour explorer la logique qui attire un nombre croissant de personnes vers l'extrême droite. Au programme : une immersion dans la tête de ceux qui voient dans la violence un outil politique et qui préfèrent se fier aveuglément à un chef plutôt que de s'embourber dans les arguties de débats démocratiques sans fin. Le résultat est un guide d'utilité publique, aussi urgent que salutaire, tant il est vrai, comme l'a dit Sun Tsu, que la connaissance de l'ennemi est nécessaire à l'art de la guerre.
Chaque année, Maurizio passe les vacances d'été chez ses grands-parents à Crabas, un village sarde. En compagnie de Giulio et de Franco Spanu, il y goûte l'amitié et la vie de la communauté qui, en ces lieux, se conjugue à la première personne du pluriel. Ensemble ils multiplient les aventures rocambolesques dans les rues ou sur les rives de l'étang, la fronde au poing, ne se calmant qu'à la nuit tombée pour écouter les histoires de fantômes et de créatures fantastiques que distillent les vieillards, assis devant leurs portes. Mais un jour, une annonce en apparence anodine - la fondation d'une nouvelle paroisse - fait voler en éclats la sérénité des habitants, les divisant en deux factions ennemies et les plongeant dans un terrible conflit qui culminera le jour de Pâques, lors de la traditionnelle procession de la Rencontre. Enfants de choeurs, les trois amis en deviendront malgré eux les acteurs. À la fois drôle et profond, ce roman d'apprentissage, qui adopte le rythme rapide des équipées malicieuses des trois garçons, est aussi un hymne à l'amitié dont les liens sont souvent plus forts que ceux du sang.
Résumé : Dès leur première rencontre, Eleonora se reconnaît en Chiru. A trente-huit ans, elle est une comédienne célèbre mais une femme solitaire, marquée par des rapports difficiles avec son père. Lui a dix-huit ans et étudie le violon au Conservatoire ; talentueux et impétueux, il rêve de faire carrière, malgré l'indifférence de sa famille. Aussi, quand il lui demande de devenir son mentor, Eleonora ne peut qu'accepter. Elle transmet dès lors à Chiru tout ce qu'elle a appris, des codes vestimentaires jusqu'à l'art de la cuisine, en passant par les rituels affectifs. Elle lui offre des leçons de vie qui font grandir entre eux des sentiments forts mais équivoques, montrant combien tout rapport d'amour est un rapport de pouvoir, dans lequel la manipulation est toujours aux aguets. D'une plume ferme, parfois crue, Michela Murgia décrit les souffrances et les affres de l'amour qui unit puis éloigne les deux personnages. Ses mots évoquent la dureté et la force vitale de son île natale, la Sardaigne.
D'une exceptionnelle longévité, la carrière de Manoel de Oliveira (né en 1908) s'est déployée dans une constante confrontation de son cinéma aux oeuvres littéraires. Amour de perdition, Le Soulier de satin, La Divine comédie, Val Abraham, La Lettre, et plus récemment Singularité d'une jeune fille blonde ou Le Vieux du Restelo sont quelques exemples de ce dialogue du Maître portugais avec des écrivains aussi divers que Camilo Castelo Branco, Claudel, Dante et Dostoïevski, Agustina Bessa Luis, Madame de Lafayette, Eça de Queiros et Camôes. Revendiquant pour son art un haut service de la parole littéraire, Oliveira n'en est pas moins le cinéaste d'une liberté absolue, créateur d'une oeuvre qui n'a cessé de se réinventer dans son dialogue avec les grands textes. C'est à ce dialogue, qui est au coeur de l'une des grandes aventures artistiques de notre temps, que sont consacrées les études ici réunies.
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.
Chacun de nous, dit un proverbe chinois, va se coucher chaque nuit auprès d'un tigre. On ne peut savoir si, au réveil, il voudra nous lécher ou nous dévorer. C'est une belle image de la relation que nous avons avec nos propres limites. Mais ce tigre peut-il devenir un sage? Il faudrait qu'il cultive son adresse et approfondisse ses connaissances. À cet égard, on pourrait lui conseiller de lire ce livre. Il y prendra connaissance des trois principales traditions qui nous proposent des stratagèmes pour atteindre nos objectifs: la tradition grecque de l'intelligence rusée (celle d'Ulysse), l'art chinois de la guerre, et la rhétorique de la persuasion, des Sophistes à Pascal. De ces stratagèmes, Giorgio Nardone s'est efforcé de saisir la structure, car ce ne sont pas de simples recettes à copier, mais des principes à partir desquels on peut construire des interventions particulières. Ils nous aideront à surmonter les obstacles et à dénouer les inextricables enchevêtrements de la vie avec une élégance. toute orientale et, pourquoi pas? un brin de légèreté Biographie: Giorgio Nardone, psychothérapeute, psychologue, dirige le Centre de thérapie stratégique d'Arezzo (Italie) et enseigne la psychologie clinique à l'université de Florence. Il est l'un des principaux représentants de la thérapie brève stratégique, dans la lignée de l'école de Palo Alto. Auteur notamment de L'Art du changement (L'Esprit du temps, 1993) et de Stratégie de la thérapie brève (Seuil, 2000), écrits en collaboration avec Paul Watzlawick