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Henry et Caton
Murdoch Iris
GALLIMARD
15,25 €
Épuisé
EAN :9782070295104
Henry et Caton conte l'histoire de deux fils prodigues. Dénommé tour à tour le voluptueux, le réservé, l'aliéné, l'exclu, Henry revient d'un exil volontaire en Amérique, vers l'héritage imprévu d'une fortune et de sa maison natale, l'un de ces merveilleux châteaux qui, inscrits dans leurs parcs aux arbres magnifiques, aux eaux courantes ou dormantes, marquent le paysage anglais de leur sceau culturel. Pourtant, frère "puîné", il a haï son enfance : toujours moqué par son père et par son frère, il n'a pas trouvé auprès de sa mère Gerda l'amour dont son tempérament passionné avait besoin. Caton, son ami d'enfance, a fui dans la prêtrise, au sens missionnaire, le "confort" d'un destin tout tracé sur la voie de son père, universitaire et humaniste. Caton se débat entre deux passions ambiguës, l'une pour Dieu, qu'il existe ou non, l'autre pour un jeune délinquant, Joe-la-Beauté, qui pourra peut-être trouver grâce à lui le salut. Le père et la soeur de Caton, la jolie Colette, attendent impatiemment d'accueillir le retour à la maison - et à la Raison - de Caton, après ses douteuses escapades. Au château, Henry affronte Gerda, inconsolable de la mort brutale de son fils adoré. Il retrouve les frustrations de son enfance et, pour s'en délivrer, veut faire le salut de Stéphanie, jeune prostituée rencontrée à Londres qu'il veut emmener en Amérique après avoir vendu son domaine. Cependant Joe-la-Beauté a capturé Caton et exige une rançon. Il tente de violer Colette qui lui porte l'argent et Caton le tue. Le roman finit bien, par le mariage de Henry et de Colette qui habiteront la belle demeure. Seul Caton reste traumatisé par le meurtre qu'il a commis.
Résumé : Ce livre qui n'est pas un roman policier commence par un meurtre aux relents d'espionnage. L'intrigue se noue autour de l'enquête. Parvenus à un tournant de leur vie, les personnages réunis dans des circonstances tragiques ont l'occasion de faire le point. Ils s'aperçoivent tous plus ou moins consciemment qu'ils sont des " demi-justes " atteints du mal responsable de la souffrance humaine : l'égoïsme. Cependant la vie et l'amour leur offrent de merveilleuses consolations.
Résumé : Un presbytère à Londres. Carel Fisher, le pasteur y vit comme un reclus, n'ouvre pas le courrier, inspire une inquiétude grandissante. IL enferme chacun dans le réseau de ses peurs : Pattie, la domestique noire qui l'aime et qui est dépositaire de mille secrets : Muriel, sa fille, qui croit le haïr ; Elisabeth sa nièce ou prétendue telle, atteinte d'une maladie énigmatique. Dans l'antichambre du mystère évoluent le concierge. Eugène Peshkov, la bonté même, et son " mauvais fils " Léo. Du dehors, Marcus, le frère du pasteur, et Anthéa Barlow tentent d'entrer au presbytère, c'est-à-dire le savoir. En vain d'abord. Puis ils sauront. Et chaque personnage saura aussi la vérité, mais seulement quand il aura démêlé l'inextricable enchevêtrement de ses liens avec Carel. Fisher, quant à lui, est-ce le diable en personne ? Ou a-t-il, lui aussi sa part d'angélisme ?
Célèbre metteur en scène et acteur britannique, Charles Arrowby, la soixantaine, couvert de femmes, vient de tourner le dos à Londres, à sa vie brillante pour se retirer face à la mer, loin de tout, dans une petite maison isolée sur les rochers. À l'écart des artifices, il s'agit, dans son esprit, d'un retour à la simplicité, à l'innocence perdue, à la solitude.Divers incidents viennent bientôt troubler la sérénité de ses bains quotidiens dans la mer, «son élément naturel», de ses repas de célibataire théoricien et praticien d'un hédonisme culinaire bien à lui, de son observation de la nature. Il guette des phoques et voit un monstre marin ; sa maison semble hantée. Incapable, par nature et par éducation, de supporter l'oisiveté, il entreprend la rédaction de ses Mémoires. Par la force de la nouveauté de sa vie présente, ceux-ci prennent la forme d'un journal entrecoupé de réminiscences. Il se complaît, entre autres, à évoquer ses compagnes avec une bonne mysogynie classique d'homme à femmes.On ne rompt pas si facilement avec une existence dans le siècle : la retraite de Charles est bientôt visitée par un certain nombre de personnages de son passé, proche ou lointain...
Dès la première page nous connaissons le coupable de cette intrigue policière. Quel crime a-t-il commis ? Pourquoi s'inflige-t-il la pénitence de son mode de vie minutieusement programmé ? Hilary Burde se dit "enfant du verbe" parce que son talent pour l'étude des langues l'a sorti de la misère où il était né, sans lui assurer pour autant la brillante carrière à laquelle il se croyait promis. C'est un fonctionnaire entre deux âges, partagé entre de fastidieux travaux dans les bureaux d'une administration londonienne, une soeur plutôt débile à laquelle il voue un attachement jaloux et une maîtresse un peu encombrante. Son passé resurgit sous les traits d'une messagère énigmatique, gracieuse petite Indienne qui passe du duffel-coat de l'agent de liaision au sari de la confidente. Hilary fut l'amant de la première femme de son maître Gunnar et cause de la mort de celle-ci. Et nous allons voir ce scénario se reproduire. Hilary cause la mort de la seconde femme de son ami. Cette comédie psychologique qui fait penser à L'éternel mari, transposé dans le registre coutumier d'Iris Murdoch, se lit comme un roman policier.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.