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Dominique Fourcade. Lyrique déclics
Murat Michel
HERMANN
33,45 €
Épuisé
EAN :9791037003492
Après trois livres composés dans l'amitié de René Char, Dominique Fourcade s'est éloigné de la poésie. Il a édité les écrits de Matisse, médité sur la peinture et la sculpture américaine ; il s'est imposé comme critique d'art. Il a fait de ces années le creuset d'une poésie nouvelle, équivalent de la révolution moderne en peinture, dont Le Ciel pas d'angle offre en 1983 le manifeste. Dès lors, Dominique Fourcade a pris sa place au premier rang. Proche des poètes littéralistes, il se distingue d'eux par l'invention d'un lyrisme neuf, tirant élan et intensité de se tenir au plus près du réel, de l'époque et du monde. Chaque livre s'engendre à partir de lui-même, mais tous sont nourris d'échanges avec les arts, peinture, sculpture, musique et danse, dynamisant leurs formes au contact de tous ces autres. Comprendre la genèse de cette oeuvre et ses divers moments, rendre compte de ce qui en fait la force et l'actualité, tel est l'objet de notre ouvrage.
Du Château d'Argol (1938) aux Carnets du grand chemin (1992), l'oeuvre de Julien Gracq déploie devant nous un paysage littéraire qu'il est désormais impossible d'embrasser du regard et de parcourir, tel « un chemin de la vie qui serait aussi un chemin de plaisir. »Gracq est l'enchanteur réticent : le don qu'il nous fait ne peut être séparé d'un retrait. Le livre de Michel Murat respecte ce partage, et réserve la vie privée. Il s'attache à éclairer l'oeuvre, en dégageant ses lignes de force : la fascination des lieux où se joue, entre pressentiment et mémoire, « le litige de l'homme avec le monde » ; le goût du romanesque, doublé d'une réflexion aiguë sur les possibilités actuelles du genre ; le développement progressif de la dimension d'un style qui signe chaque page comme nul ne sait faire aujourd'hui.Ni marginal, ni intempestif, Gracq appartient à notre histoire ; il est de ceux qu'une rupture précoce avec le communisme a laissés comme en déshérence au lendemain de la guerre. Si son oeuvre se construit dans un dialogue tendu avec le surréalisme, elle oppose un refus tranchant à tout « engagement » et tient à distance jusqu'au succès public. L'histoire a voué Gracq à la littérature : il en fait sa vraie morale, et n'a cessé d'avoir souci de sa destination. C'est en cela qu'il a quelque chose à nous dire.
Le romanesque des lettres est le tête-à-tête de la littérature et du réel ? un réel qui est lui-même pénétré de littérature. A travers cette frontière poreuse se rencontrent une expérience littéraire et une idée de la vie. OEuvres, interprétations, événements de la vie des lettres, tout peut être lu comme un roman, en nous souciant de l'intérêt qui nous attache et du plaisir qui nous rétribue ; à la faveur des circonstances, tout peut être vécu comme un roman. La littérature, loin de se fermer sur son autonomie, apparaît ici comme une maison ouverte à son dehors. La porte battante au centre du livre est un chapitre sur le roman à clés. Les fenêtres donnent sur le rapport entre création et critique, lecteurs et bibliothèques, amitié et historiographie, vie privée et vivre public. Au fil des pages s'anime le paysage d'un long romantisme, allant de Sainte-Beuve à Sartre, sous l'horizon de ce que Proust appelle un romanesque vrai.
L?ouvrage traite de l?art de Rimbaud dans tous ses aspects : la poésie versifiée, le poème en prose des Illuminations, et la prose d?Une saison en enfer. En poésie, Rimbaud est l?acteur d?une mutation rapide. La mécanique du vers et l?agencement du poème en prose sont le fruit d?un travail savant de subversion et d?invention, qu?il est possible de suivre dans le détail. La prose a ses moyens propres, et elle se situe sur un autre plan, dont les enjeux sont existentiels autant que littéraires ; mais elle offre sur la poésie un point de vue critique qui a déterminé toute la réception de l??uvre. Le mot d?art dans le titre est donc une prise de position : Rimbaud, loin d?être " hors de toute littérature ", appartient au XIXe siècle. La présente édition est nouvelle. Les deux premières parties, consacrées à la poésie versifiée et au poème en prose, ont été remaniées, complétées et corrigées. La troisième, qui étudie la prose d?Une saison en enfer, est inédite. Éditions José Corti ? 11 rue de Médicis ? 60 rue Monsieur le Prince ? 75006 Paris ? 01 43 26 63 00 ? corti@noos.fr - www.jose-corti.fr
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.