Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil
Murakami Haruki
BELFOND
18,30 €
Épuisé
EAN :9782714437488
Dans la foulée d'une publication de nouvelles inédites chez 10/18 intitulées Après le tremblement de terre paraît le nouveau roman d'Haruki Murakami, Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil. L'auteur japonais nous avait habitués aux personnages de classe moyenne qui, perdus et broyés au milieu de la foule, se résignaient à vivre anonymement et à faire éclater le plus discrètement possible leur désespoir. Cette fois, le héros du roman s'en tire un peu mieux que les autres. Hajime a une situation confortable. Marié à la fille d'un industriel, il a pu ouvrir un club de jazz. Sa femme l'aime, il l'aime aussi. Autant que ses deux filles. Il a quarante ans mais en paraît trente parce qu'il va régulièrement à la piscine. Il conduit une BMW la semaine, une Cherokee le week-end. Que dire de plus ? Que la belle Shimamoto-san, son amour de prime jeunesse, va faire son apparition et rendre tout d'un coup cette petite vie bourgeoisement confinée inutile et insupportable. Ce roman de Haruki Murakami se lit d'une traite. Chose curieuse, cette lecture s'effectue comme une procession lente et mesurée, sans avidité, ni boulimie romanesque. La phrase, sèche et tendue, a la curieuse faculté de mettre les personnages à distance d'eux-mêmes. Mystérieusement, ils parlent presque d'outre-tombe, dévoilant sur eux-mêmes une vérité qu'ils semblent fatigués de vouloir endosser. Haruki Murakami est assurément un auteur à découvrir et à suivre. --Denis Gombert
Résumé : Une plongée superbement illustrée dans l'enfance de Murakami et dans l'histoire du Japon. Quand Murakami avait cinq ou six ans, lui et son père sont partis en vélo abandonner un chat sur la plage. Pourquoi ne pas le garder, que se sont-ils dits, était-ce un moment triste, tout cela, Murakami ne s'en souvient plus. Ce dont il se souvient en revanche, c'est que quand lui et son père sont rentrés à la maison, le chat était là. Et que sur le visage de son père, il y avait de la surprise, de l'admiration et du soulagement. C'est là un des souvenirs que Murakami partage sur ce père qu'il a si mal connu. Un homme que les différentes guerres avaient changé, qui chaque matin honorait ses morts, qui avait dû renoncer à ses ambitions mais a composé des haïkus jusqu'à la fin de sa vie ; un homme, aussi, qui n'a jamais compris les aspirations de son fils. Et à travers son père, c'est bien lui-même que Murakami questionne...
Résumé : Un chat égaré, une inconnue jouant de ses charmes au téléphone, ces événements anodins suffisent à faire basculer la vie de Toru Okada, jeune chômeur au foyer, dans un tourbillon d'aventures surprenantes. L'espace limité de son quotidien - une modeste maison de banlieue et un jardin voisin - devient le théâtre d'une quête métaphysique sans cesse renouvelée où rêves, réminiscences et réalités se confondent. Aucune frontière, physique ou symbolique, ne résiste à l'effervescence des questionnements qui s'enchaînent au rythme de rencontres déroutantes, chacune porteuse d'un secret, d'une fragilité propre. Haruki Murakami tente de soulever le voile, de nous donner à voir la part d'ombre des choses et des êtres. Replaçant la méditation bouddhique dans la violence contemporaine du Japon ou d'ailleurs, il se propose d'explorer nos ténèbres intérieures. Sans se départir d'un humour où perce la détresse, il emmène le lecteur dans un monde fantastique pour mieux figurer l'envol des sens, du sens. Toujours plus labile, plus fuyante, la réalité n'en devient que plus envoûtante. " Il y a, dit une médium au héros, un angle mort en toi, quelque chose qui échappera toujours à ta vue ". Point aveugle, moteur obscur qui régit implacablement cette chronique initiatique.
Né à Kyoto en 1949 et élevé à Kobe, Haruki Murakami a étudié la tragédie grecque à l'université, puis a dirigé un club de jazz, avant d'enseigner dans diverses universités aux Etats-Unis. En 1995, suite au tremblement de terre de Kobe et à l'attentat du métro de Tokyo, il décide de rentrer au Japon. Son premier livre, Ecoute le chant du vent (1979, non traduit), lui a valu le prix Gunzo. Suivront, notamment, Chroniques de l'oiseau ci ressort (Le Seuil, 2001), Au sud de la frontière, ci l'ouest du soleil (Belfond, 2002; 10/18, 2003), Après le tremblement de terre (10/18, 2002), Les Amants du Spoutnik (Belfond, 2003; 10/18, 2004), Kafka sur le rivage (Belfond, 2006; 10/18, 2007), Le Passage de la nuit (Belfond, 2007; 10/18, 2008), La Ballade de l'impossible (Belfond, réédition en 2011; 10/18, 2009), adaptée au cinéma par Tran Anh Hung, L'éléphant s'évapore (Belfond, 2008; 10/18, 2010) et Autoportrait de l'auteur en coureur de fond (Belfond, 2009; 10/18, 2011). Plusieurs fois favori pour le prix Nobel de littérature, Haruki Murakami a reçu le prestigieux Yomiuri Literary Prize, le prix Kafka 2006 et le prix Jérusalem de la Liberté de l'individu dans la société en 2009. Livre phénomène au Japon, les deux premiers tomes de 1Q84 se sont vendus à plus de trois millions d'exemplaires et le troisième, à paraître chez Belfond en 2012, à plus d'un million d'exemplaires en un mois.
Un adolescent, Kafka Tamura, quitte la maison familiale de Tokyo pour échapper à une malédiction ?dipienne proférée par son père. De l'autre côté de l'archipel, Nakata, un vieil homme amnésique, décide lui aussi de prendre la route. Leurs deux destinées s'entremêlent pour devenir le miroir l'une de l'autre, tandis que, sur leur chemin, la réalité bruisse d'un murmure envoûtant." Sous la baguette d'un enchanteur qui puise ses sortilèges dans les pires noirceurs de la condition humaine, Kafka sur le rivage est le roman le plus ambitieux, le plus envoûtant de Murakami. "André Clavel, LireTraduit du japonaispar Corinne Atlan
Grâce à une enquête merveilleusement documentée et enrichie d'un éclairant cahier photos, Simon Morrison livre un document électrique sur la face cachée d'un joyau qui, depuis toujours, déchaîne les passions.Comme va la Russie, ainsi va le Bolchoï.Simon MorrisonLe Bolchoï : Le Lac des cygnes, Casse-Noisette, Prokofiev, Chostakovitch, les prouesses de Maïa Plissetskaïa, un corps de ballet éblouissant de perfection, des costumes luxueux, le faste des soirées mondaines, les grandes heures de l'ère impériale.Le Bolchoï : Catherine de Russie, Alexandre III, Nicolas II, mais aussi la révolution bolchévique, la création de l'URSS par le premier Congrès des Soviets, le règne stalinien... Le plus beau théâtre du monde comme le témoin de l'Histoire d'un pays.Derrière les portes de ce lieu mythique se jouent également des intrigues sulfureuses, des amours impossibles, des trahisons, des affaires de corruption, des assassinats. En 2013 encore, les tensions sont telles que Sergueï Filine, directeur artistique, subit une attaque à l'acide de la part d'un danseur qui souhaitait venger sa compagne...
Dans la veine du Dîner, une comédie noire au suspense redoutable où il est question - entre autres - des affres de la vie conjugale, de la disparition d'un chat, de préjugés racistes, d'un François Hollande en goguette, de la finitude de l'univers, de tri des déchets... le tout sur fond de satire sociale acerbe. Maire d'Amsterdam, aimé du petit personnel et respecté des puissants de ce monde, époux comblé, heureux père d'une adolescente, Robert peut savourer pleinement le sentiment d'une vie accomplie. Jusqu'au jour où, lors d'une soirée officielle, il aperçoit sa femme, Sylvia, rire à gorge déployée avec son adjoint à la mairie, le pourtant très insignifiant Maarten Van Hoogstraten. Tiens, il ne les savait pas si proches. Complices, même. Et si... Non, son imagination lui joue des tours. D'ailleurs, Sylvia se comporte de manière on ne peut plus normale ces derniers temps. On pourrait même dire qu'elle n'a jamais été aussi normale. Mais justement, ne devrait-il pas s'en inquiéter ? Et voilà, le doute s'installe, le fossé se creuse. Et tandis que ses parents, un couple de nonagénaires énergiques, lui annoncent leur décision de mettre fin à leurs jours, c'est tout son équilibre - et sa belle assurance - qui menacent de voler en éclats.
Après La Symphonie du hasard, Douglas Kennedy nous offre une ?uvre sensuelle, délicate, nostalgique, sur les amours contrariées, le destin que l'on se forge et les regrets qui peuvent jalonner l'existence. C'est aussi sa déclaration d'amour à Paris, ville de tous les possibles et de toutes les réinventions.Avant Isabelle, je ne savais rien du sexe.Avant Isabelle, je ne savais rien de la liberté.Avant Isabelle, je ne savais rien de la vie.Paris, début des années 1970.Dans une librairie de la rive gauche, un jeune homme rencontre une femme. Il est américain, étudiant, sans le sou, et a tout quitté pour assouvir ses fantasmes de la Ville Lumière ; elle est française, un peu plus âgée, sophistiquée, mystérieuse et... mariée.Entre Sam et Isabelle, c'est le coup de foudre.Commence alors une liaison tumultueuse, des cinq à sept fiévreux, des rendez-vous furtifs, des moments volés. Mais Sam veut plus. Isabelle lui a ouvert les portes d'une autre vie mais est-elle prête à tout lui sacrifier ? La passion saura-t-elle résister au quotidien, aux épreuves et au temps qui passe ?
Captivant, impressionnant, l'extraordinaire destin d'Irena Sendler, une Oskar Schindler au féminin. Brillamment documentée, plus qu'une biographie, une leçon d'humanité. En 1942, alors que Varsovie est plongée dans la terreur et que tous les Juifs de la ville sont parqués dans le ghetto où ils tentent désespérément de survivre, une jeune femme au caractère bien trempé va faire preuve d'un courage exceptionnel : Irena Sendler. En tant qu'agent des services de santé publique, Irena est l'une des très rares non-Juives autorisées à se rendre quotidiennement au coeur du ghetto. Bravant tous les risques, elle se lance alors dans la dangereuse construction d'un réseau de résistance afin d'exfiltrer les enfants juifs, allant même jusqu'à lister secrètement le nom de ceux qu'elle réussit à mettre à l'abri. A elle seule, Irena Sendler aura sauvé 2 500 vies. Dans le ghetto de Varsovie, quatre-vingt-dix pour cent des familles ont péri.