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NASSER ASSAR
MUNIER ROGER
MANUCIUS
28,01 €
Épuisé
EAN :9782845784505
Peintre français d'origine iranienne, Nasser Assar (1928,-2011) a développé une oeuvre très personnelle, qu'il est difficile de faire entrer dans les catégories habituelles de l'art moderne. Si ses premiers tableaux sont composés de signes, on ne saurait dire qu'ils se rattachent véritablement à l'abstraction. Et très vite l'artiste évolue vers des représentations de grands paysages baignant dans une atmosphère irréelle (que l'on a cru pouvoir rapprocher de ceux des "Nuagistes" des années 1960) avant de s'ouvrir à la lumière naturelle en Provence, sur le motif, dans de multiples études de groupes d'arbres traités tantôt à l'huile, tantôt à l'aquarelle ou au lavis. L'oeuvre de Nasser Assar, qui a souffert de sa discrétion, a été tôt reconnue et célébrée chaleureusement par de nombreux poètes et écrivains : Yves Bonnefoy, Claude Esteban, Jean Grenier, Philippe Jaccottet, Roger Munier, Bernard Noël, Herbert Read, Paul de Roux, Patrick Walberg... Le présent ouvrage regroupe cinq textes sur le peintre, dont quatre inédits, et les complète par un long entretien que le peintre accorda en 2001, et une série de notes, inédites elles aussi, qu'il prit entre 1986 et 1992.
Résumé : Dans cette civilisation du regard, l'image de toutes parts nous investit, substituant à la forme écrite un mode d'expression global, d'un pouvoir de suggestion considérable. Quel est le sens de ce phénomène, somme toute assez récent, quels en sont les périls ? La première tâche est d'en prendre mesure. Dans la photographie et ses dérivés : presse illustrée, cinéma, télévision, le rapport traditionnel de l'homme aux choses est inversé. Le monde n'est plus nommé : il se dit lui-même, dans sa répétition simple sur le papier ou sur l'écran. De pure matière à un discours, il devient son propre énoncé et dans cet énoncé "aborde" l'homme. D'où ce silence de la conscience fascinée, qu'on tente ici de reconnaître, en lui-même et dans ses effets prévisibles. En fait, c'est à une réflexion sur un profond changement, un tournant peut-être, de notre civilisation, que ce court essai nous invite.
Est-ce que l'intelligence suprême a pu lancer le soleil dans l'espace et ordonner la marche merveilleuse des sphères pour que des êtres à gros ventre et à figure sans génie brocantent entre eux les produits de la terre, y compris les hommes, afin de parvenir à manger seuls, à avoir seuls des maisons et des vêtements, à jouir seuls enfin, non pas de la pensée, mais du pouvoir d'étouffer la pensée ! Vous n'avez pas le droit, Madame, de réclamer l'émancipation de la femme, m'ont dit ces hommes. Quoi ! Parce que je n'ai ni état dans le monde, ni considération parmi les gens comme vous ; parce que je suis froissée, brisée à chaque pas ; parce que je crie sans qu'on daigne m'entendre ; parce que je dévore mes larmes ; parce que je m'arme de toute l'énergie d'un légitime orgueil contre les lâches qui m'écrasent, je serai la seule qui n'aurai pas le droit de me plaindre ! "
Géographe d'envergure proprement planétaire, familier des phénomènes de glaciations et des immenses espaces sibériens, Pierre Kropotkine (1842-1921) mériterait d'être qualifié, souverainement, de "Prince de l'anarchie". Prince, il l'est de fait, par son appartenance à l'aristocratie russe, au point de faire partie de la cour des Pages du Tsar, et Anarchie, par sa décision, unique dans l'histoire, d'abandonner ses terres, son rang d'officier des Cosaques, et de s'engager comme militant à part entière de l'action et de la pensée anarchistes, dont il rédige des textes devenus des références incontournables - sur l'éthique, comme souci majeur de l'homme, la solidarité comme principe de l'évolution, l'esprit de révolte comme structure inhérente de l'âme humaine (L'Homme révolté, comme dira Camus). L'Esprit de Révolte, courte analyse d'une clarté exemplaire, vaut aussi par sa manière originale d'aborder l'histoire, en focalisant l'intérêt sur sa face d'ombre, sur l'action, singulière, matricielle, de ces "sentinelles perdues", "individus héroïques" et presque toujours anonymes, qui mirent, littéralement parlant, le feu aux poudres, et symboliquement parlant, suscitèrent l'éveil à la lutte et l'entrée volontaire dans l'organisation économique, politique, sociale et culturelle des masses exploitées, manipulées, hallucinées, dupées. Ne l'entendez-vous pas, aujourd'hui, hurler, à travers la planète entière - l'esprit de la révolte?
Réédition des chapitres II et III consacrés à Descartes et Pascal de La philosophie française de Victor Delbos, éminent historien français de la philosophie, commentateur éclairé de Kant et Spinoza et par ailleurs très grand pédagogue. L'oeuvre originale compte 14 chapitres consacrés aux grands noms de la philosophie française, de Descartes à Saint-Simon et Auguste Comte, sans oublier Voltaire, Montesquieu, Rousseau, Maine de Biran et bien dautres. Victor Delbos, selon ses propres mots, y compte « renouer notre tradition philosophique de façon plus étroite et rentrer dans la pensée française pour montrer qu« elle a en elle assez de ressources pour se développer et se renouveler avec ses caractères propres [] sans se laisser conduire. » Texte clair et limpide, dune grande pédagogie et acuité La philosophie française était absente des librairies depuis près dun siècle. Dans cette première livraison de la réédition complète de louvrage, les éditions Manucius reprennent les chapitres consacrés à Descartes (Chap. II) et Pascal (chap. III).