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Robots. Le mythe du Golem et la peur des machines
Munier Brigitte
DIFFERENCE
20,30 €
Épuisé
EAN :9782729119218
Les mythes traduisent les inquiétudes et les besoins latents d?une époque et donnent ainsi accès àsa compréhension globale et profonde. Cet essai montre que toute civilisation, à chaque étape de son développement, élit un mythe dominant qui réagit au modèle culturel en vigueur. Les mythes de Don Juan et de Prométhée incarnèrent l?imaginaire des XVIIe, XVIIIe puis XIXe siècles; aujourd?hui le mythe du Golem, connu sous le nom de robot depuis 1920, culmine dans la science-fiction occidentale, livres, films et jeux mêlés. Un homme fait une créature intelligente, la craint et cherche à la détruire quand elle se rebelle: ce récit connaît d?innombrables versions comme si notre temps, fasciné, y scrutait sa signification cachée. Le mythe du Golem-robot révèle une angoisse profonde concernant la nature et les fins de l?homme. Il représente une allégorie de la relation qu?entretient l?Occident avec les machines dites intelligentes.
Quelle place notre modernité désenchantée laisse-t-elle à la mythologie et aux rites ? S'appuyant sur des études concrètes (le rôle des symboles en politique, le hasard dans le jeu, les rituels amoureux, le prétendu symbolisme du Coca Cola, etc.), cet essai analyse le statut contemporain de la pensée mythique et symbolique puis en dénonce les exploitations illégitimes. Afin de confirmer la pérennité de la mythologie, il la confronte alors au roman, véhicule moderne de sa transmission. Une genèse du genre romanesque fonde l'existence de deux types littéraires référés à des besoins distincts : le roman réputé classique répond au désir de représentation des conflits et déceptions propres à l'évolution des temps modernes ; les romans d'aventures, policiers, etc., au contraire, reprennent en les travestissant les figures mythiques atemporelles pour satisfaire aux fantasmes d'un monde prévisible. Cette opposition résout une double difficulté : fonder objectivement la différence entre les types littéraires; réconcilier les sociologues (étrangers à la mythologie) et les anthropologues (assimilant structures mythiques et romanesques). L'étude de la mythologie devient ainsi l'outil d'une sociologie du roman.
Voici venu le temps des "technocorps" : l'hybridation technologique du corps humain ne vise plus seulement à le réparer mais à l'améliorer. Des handicapés, amputés et appareillés, défient des athlètes valides à des championnats mondiaux et des technoprophètes théorisent l'avènement prochain d'une posthumanité immortelle... Le rapport NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, infirmation et cognition), publié en 2002 aux Etats-Unis, affirmait déjà la possibilité d'améliorer les performances humaines par la convergence des technosciences. Pour la première fois de son histoire, l'humanité est confrontée à des choix majeurs concernant le devenir de son espèce. Issus de diverses disciplines - l'anthropologie, la philosophie, les sciences de l'information et les sciences sociales -, les contributeurs, ici réunis, offrent une lecture critique de l'innovation technoscientifique : son sens, ses promesses, ses paris et ses risques.
Munier Brigitte ; Letonturier Eric ; Valade Bernar
Résumé : Que la communication engage les cinq sens tombe sous le sens... Ce n'est hélas pas toujours le cas. En effet, la civilisation occidentale a établi la prédominance de la vue et de l'ouïe, et la dévalorisation du toucher, de l'odorat et du goût, réputés "animaux". La dictature des écrans et des casques confirme aujourd'hui cette mise en ordre en nous engageant dans des formes de communication de plus en plus désincarnées. Une réaction semble pourtant se produire, avec des initiatives tous azimuts pour valoriser les "sens de l'intime" : ateliers olfactifs, culinaires, oenologiques, thérapies manuelles, etc. Tout se passe comme si notre époque voulait remettre en question la vieille hiérarchie des sens et découvrir de nouvelles façons, plus chaleureuses, d'expérimenter les relations avec autrui et avec le monde. Par ailleurs, les sciences humaines, la médecine, la biologie et les neurosciences malmènent nos certitudes : la classification de nos sens ne serait qu'un choix culturel parmi d'autres, nous aurions plus de cinq systèmes sensoriels et nos perceptions fonctionneraient d'une façon globale, croisée et multimodale. De ce foisonnement de projets et de recherches, on attendrait une communication plus authentique et ouverte à l'altérité. Las, le besoin de sensualité a beau être exprimé de différentes façons, il échoue souvent face à des angoisses plus profondes. La vulnérabilité de la chair, par exemple, menacée par la maladie et la déchéance, nous terrifie, étouffant le désir de jouissance et refermant l'individu sur lui-même. Pour rendre justice à ce domaine si complexe, ample et vivant et en dévoiler les multiples facettes, Hermès a choisi d'en diversifier les approches : à côté de contributions universitaires et pluridisciplinaires, on trouvera des témoignages et des récits. L'objet de ce numéro ? Dans une société ouverte et interactive, comment revaloriser les sens, à la hauteur de la difficulté de les vivre, sans céder ni au réductionnisme ni aux fausses évidences du sens commun ? Brigitte Munier et Eric Letonturier
Rossum, un scientifique génial, invente un robot. Ses successeurs le perfectionnent et la société Rossants Unirersal Robots commence à les produire en masse. Les robots sont des machines capables de penser qui s'imposent comme une force de travail extraordinairement peu coûteuse, productive et sans prétentions, mais manquent de vie spirituelle et de sentiments. Des millions de robots remplacent progressivement les hommes, et la compagnie R.U.R. gagne des milliards. Les hommes devenus anachroniques et inutiles sont condamnés à l'inactivité et à l'oisiveté. L'humanité tombe vite en décadence. perd sa capacité à se développer, ne procrée plus. Les robots font les guerres et finissent par se révolter contre leurs maîtres, les hommes. Leur but est de tuer tous les hommes parce que les robots s'estiment beaucoup plus parfaits et ne veulent plus être commandés par eux.
Vingt et une nouvelles où, à chaque fois, se joue, le temps d'un éclair, le sens de la vie. Anecdote, hasard, rencontre, pour qui sait les déchiffrer, projettent un faisceau de lumière sur les mobiles souterrains qui déterminent l'existence. Après L'Embranchement des heures, en 1991, Le Double du calendrier, en 1993, L'Angle de vue, en 1997, Philippe Jones persévère, en orfèvre, dans l'art du bref.
Rabindranath Thakur dit Tagore (1861-1941). Né à Calcutta dans une famille de lettrés opposés au système des castes, Tagore devient célèbre à seize ans en rédigeant une oeuvre qu'il fait passer pour celle d'un poète indien du XVIIe siècle. Il écrit aussi la première nouvelle en langue bengalie. Après des études de droit en Angleterre, il revient au Bengale en 1880. Infatigable voyageur, engagé en faveur de l'indépendance de l'Inde et d'un changement de la condition des femmes, il reçoit en 1913 le prix Nobel de Littérature qui assoit durablement son oeuvre parmi les plus importantes de la littérature mondiale. Ayant touché à tous les genres (poésie, romans, théâtre, musique et même peinture) c'est néanmoins sa poésie qui fit l'admiration de André Gide, Maurice Maeterlinck, Pierre Jean Jouve, Henri Bergson, Thomas Mann, Bernard Shaw et de beaucoup d'autres. La poésie est la première parole. Mythes, épopées, oracles, voix des mystères et des mystiques, puis de l'amour, de l'indignation, de la révolte, de l'espoir ou de l'humour, de la vie quotidienne et de la solitude. Introuvables ou retraduites, classiques ou contemporaines, familières ou méconnues, ce sont ces voix innombrables que la collection Orphée souhaite faire entendre parce que plus que jamais elles sont nôtres.
Un enfant de marbre ? Les mots vont insuffler couleur, chaleur et vie à ce marbre glacé, en faire le matériau d'une architecture baroque, se déployant dans des espaces et des temporalités étagés, intriqués, où s'entremêlent lieux de plaisir et de douleur, certains déjà évoqués dans les précédents livres de l'auteur, mais saisis cette fois-ci dans une nouvelle perspective : la narration du vécu le plus intime prend la forme d'une enquête, ou plutôt d'une quête qui débouche sur le fantastique - un fantastique qui a néanmoins l'aspect de l'évidence.Mohamed Leftah est né en 1946 à Settat, au Maroc. Informaticien, il exerce le métier de journaliste littéraire durant six ans au Maroc, puis pendant quatre ans au Caire, ville où il réside toujours. La Différence a publié de lui : Demoiselles de Numidie, dans la collection Minos, Au bonheur des limbes, Une fleur dans la nuit, Ambre ou les Métamorphoses de l'amour et Un martyr de notre temps.